Le film est dur, il parle de la guerre, il tourne autour du massacre de Sabra et Chatila, mais il évite de se placer d'un côté ou d'un autre d'un point de vue politique.
Le soldat, en l'occurrence Ari Folman lui-même, est au centre de l'histoire, il a 18 ans, ne comprend pas bien ce qui lui arrive, se retrouve acteur d'une violence et d'une horreur de la guerre, qu'il ne comprend ni ne maîtrise vraiment.
Qui est coupable à Sabra et Chatila ?
Les milices chrétiennes certainement, Ariel Sharon a laissé faire, mais le soldat n'a jamais eu le recul nécessaire pour se rendre compte de ce qui était en train de se produire.
Sans surprise, "Valse avec Bashir" dénonce la guerre, cette guerre qui utilise des tous justes post-adolescents pour aller mener des batailles de chefs de guerre bien confortablement assis dans leurs bureaux à siroter je ne sais trop quoi.
Ce n'est pas bien original, mais c'est touchant, dérangeant par moment.
Je n'ai pas ressenti de parti pris, le réalisateur met l'accent sur les victimes, les Palestiniens, ceux massacrés dans le camp où ceux protagonistes civils involontaires des affrontements. Mais il insiste également sur le sentiment de perdition que peut ressentir un jeune parachuté sur un champ de bataille sans vraiment comprendre ce qui lui arrive.
Je ne vais pas faire dans l'originalité mais les victimes de la guerre sont tous ceux qui y participent, pas ceux qui la commandent.
Je vous conseille de voir ce film, sans haine, ni volonté de se voir confirmer sa prise de parti pour un camp ou l'autre, simplement pour comprendre que tout ça est totalement irrationnel.