Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
mercredi 23 juin 2010
Incidents au Stade Charléty, ça m'énerve!
mercredi 23 septembre 2009
La délation au menu
jeudi 27 août 2009
La banlieue flambe : responsabilités de nos autorités.
Ce billet a été rédigé durant mes vacances, le 13 août 2009.
Lundi 10 août au soir, au-dessus de ma bonne ville des Lilas, un (ou plusieurs, difficile à dire à cause de l'écho du bruit des pâles) hélicoptères tournent. L'un d'entre eux est passé à proximité de mon domicile et a éclairé mes fenêtres avec son projecteur. Cette présence était sûrement liée aux événements qui étaient censés se dérouler à Bagnolet, commune voisine, ce soir-là. Or, il ne s'est pas passé grand-chose.
A chaque fois, je ressens une véritable gêne face au traitement médiatique de ces affaires. Reprenons un peu les éléments. Dimanche 9 août au soir, un gamin se tue en mobylette. Jusque là, rien de très inhabituel. Ce qui l'est moins est que cette mobylette était poursuivie par une voiture de police. A ce jour, c'est la seule information dont nous sommes vraiment sûr, puisqu'ensuite, les versions divergent largement. Les policiers indiquent que la moto s'est plantée dans un mur toute seule. Des témoins, assez bien relayés par la presse (car ils ont le droit de s'exprimer dans les médias, contrairement aux policiers) nous disent que la voiture a heurté la moto, avec des voix bouleversées. Enfin, quelques heures plus tard, l'Inspection Générale des Services nous déclare qu'il semble que ce soit la version des policiers qui soit la bonne. Une enquête judiciaire est donc ouverte.
Si tu reprends l'ensemble du paragraphe, tu constateras que le seul élément sûr est qu'un jeune de 18 ans s'est tué en moto alors qu'il était pris en chasse par une voiture de police. Le reste n'est que conjecture.
Apparemment, les médias et les institutions n'ont pas pris en compte les leçons de 2005. Souviens-toi qu'à l'époque, des jeunes se tuent dans un transformateur électrique à proximité d'une cité de Clichy-sous-Bois. Les témoins disent que les gamins sont entrés dans le bâtiment pour échapper à la police, ce que les policiers nient. Le ministre de l'intérieur de l'époque, outrepassant ses devoirs, soutient mordicus les fonctionnaires, et il est largement relayé par les médias. Rapidement, Clichy s'embrase, et le reste du territoire suit rapidement.
Or, le procès a montré que les témoins avaient raison. Ce verdict a d'ailleurs été peu retranscris par le monde médiatique, et les politiques n'en ont pas dit un mot. Il ne fallait sans doute pas déranger le tout nouveau président de la République avec une affaire qui le mettait complètement en défaut... Il est pourtant anormal que des gens qu'on a accusé de mensonges n'aient pas eu droit à une réparation dans la sphère publique, une sorte de droit de réponse.
Il faut cependant être clair, cher lecteur : je ne prends absolument pas position. Chaque affaire est différente et mérite un traitement particulier. Dans une saine démocratie, on attend que l'enquête se déroule et que le procès ait lieu avant de s'exprimer. Que les complices des délinquants racontent n'importe quoi dans les médias n'a aucun intérêt, tant que ces témoignages ne sont pas validés par la justice. Que la police dise qu'elle a été exemplaire n'a aucun intérêt, tant que la justice n'a pas estimé que c'était une réalité. Que les politiques disent qu'ils soutiennent les fonctionnaires est une chose, qu'ils les couvrent lorsqu'ils font n'importe quoi est autre chose.
Si l'on respectait ces saines règles, on aurait peut-être un peu moins besoin de gâcher du carburant en faisant voler des hélicoptères...
mercredi 17 juin 2009
Tout le monde se nique vers chez moi.
lundi 18 mai 2009
Paris is burning... or maybe not really?
J’ai crû que les corses avaient encore emmerdé leur monde, mais finalement il s’avère que ce fait s’est déroulé à la Courneuve, dans le réputé 93, pas loin de mon ancien chez moi.
En fait le journaliste interviewait Gilles POUX, le maire de la Courneuve et celui-ci expliquait calmement que ce genre d’évènements résultait de l’abandon structurel dont était victime sa ville.
Fini la police de proximité, moins de service public en général.
On le sait, c’est clair comme de l’eau de roche et quelque part, ce type de violences pourrait permettre d’attirer l’attention sur les problèmes rencontrés dans certaines zones délaissées pour les revitaliser… Je rêve…
Non, le journaliste a posé la question suivante (à peu de choses près):
« Pouvez aujourd’hui affirmer que votre ville est en partie sous le contrôle de bandes organisées et armées? »
Putain, on dirait Sarkozy !
Mais comme c’est pas lui, c’est donc plutôt un journaliste de merde qui veut lui amener des voix.
Vive la peur, vive l’insécurité!
La France brûle, les quartiers sont armés de Kalachnikovs, on court vers la guerre civile!
Est-ce que c’est déjà l’effet Jean-Luc Hees ? Ou est-ce le non-professionnalisme chronique de nos médias?