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mercredi 23 juin 2010

Incidents au Stade Charléty, ça m'énerve!

Je vais faire mon gros réactionnaire, mais je ne peux pas m'en empêcher...
Les incidents qui ont eu lieu aux abords du stade Charléty après la retransmission du match Angleterre-Algérie m'énervent trop.
Pourquoi doit-on voir des voitures vandalisées, brûlées, des vitres d'abri bus et d'un garage défoncées?
Est-ce condamnable de faire le rapprochement avec l'équipe perdante de ce match?
Je ne pense pas qu'il faille chercher bien loin pour définir le profil des fouteurs de merde, je pense que beaucoup de manifestants ont vu les mêmes débouler à la fin de quelques manifs...
L'Algérie a perdu, la France a perdu, la Côte d'Ivoire a perdu, pourquoi seuls les jeunes cons d'aujourd'hui ne peuvent pas accepter de perdre?
Je n'arrive plus à supporter cette jeunesse à qui l'on trouve toutes les excuses du monde et qui trouve toujours le moyen de trouver de nouvelles conneries à faire pour nous emmerder.
Tu mets en place un écran géant, gratuit, et tu te prends ça dans la gueule.
J'ai un peu insisté sur la nation ayant perdu le match et ses supporters soupçonnés d'avoir foutu les bordel, je n'aime pas donner du grain à moudre aux nombreux fachos qui pourrissent notre pays, mais ces petites merdes sont les premiers à le faire et il récidivent régulièrement.
Même si l'on ignore ce fait, ça ne change rien au problème, la société se coupe et chaque partie tente d'aggraver la situation.
On dirait l'équipe de France à l'échelle nationale.
L'Hérétique est plus en colère que moi...

mercredi 23 septembre 2009

La délation au menu

J'avais presque oublié cette petite nouvelle que j'ai entendue hier matin sur les ondes en route vers le boulot.
Une boite mail mise à la disposition de la population de certains quartiers sensible de l'Essonne pour envoyer témoignages, photos, vidéos pouvant aider la police tout en garantissant la confidentialité aux utilisateurs.
J'aime bien la "mise à disposition", et aussi les "quartiers sensibles" et surtout la "garantie de confidentialité".
Le Karcher ne fonctionne pas dans les quartiers sensibles, on en appelle donc aux témoignages confidentiels pour "mieux répondre aux attentes de la population".
C'est bizarre, pour moi la délation est automatiquement synonyme de dictature, totalitarisme, gestapo...
On va appeler cela délation, même si Jean-Claude Borel-Garin, le "patron" de la police dans l'Essonne assure: "Il s'agit d'être plus réactifs, ce n'est pas de la délation".
Je sais que l'on peut aller dans un commissariat ou l'appeler pour avertir les services de police d'un crime ou autre infraction à la loi, mais je suppose que ce n'est pas assez confidentiel, donc on nous balance maintenant le mail.
On peut signer Bob91?
Une société pareille ne m'intéresse pas, tout n'est que communication, marketing, bourrage de mou et je ne ressens aucune envie chez nos dirigeants de véritablement améliorer les conditions de vie du peuple français.
Dans ce cas précis, c'est l'interminable "peur" qui dirige, et la direction prise ne me plait pas du tout.
Au fait je connais un autre peuple qui aime la dénonciation, les suisses, alors oui, devenons comme eux sans leur fric, c'est vraiment excitant!

jeudi 27 août 2009

La banlieue flambe : responsabilités de nos autorités.

Ce billet a été rédigé durant mes vacances, le 13 août 2009.

Lundi 10 août au soir, au-dessus de ma bonne ville des Lilas, un (ou plusieurs, difficile à dire à cause de l'écho du bruit des pâles) hélicoptères tournent. L'un d'entre eux est passé à proximité de mon domicile et a éclairé mes fenêtres avec son projecteur. Cette présence était sûrement liée aux événements qui étaient censés se dérouler à Bagnolet, commune voisine, ce soir-là. Or, il ne s'est pas passé grand-chose.

A chaque fois, je ressens une véritable gêne face au traitement médiatique de ces affaires. Reprenons un peu les éléments. Dimanche 9 août au soir, un gamin se tue en mobylette. Jusque là, rien de très inhabituel. Ce qui l'est moins est que cette mobylette était poursuivie par une voiture de police. A ce jour, c'est la seule information dont nous sommes vraiment sûr, puisqu'ensuite, les versions divergent largement. Les policiers indiquent que la moto s'est plantée dans un mur toute seule. Des témoins, assez bien relayés par la presse (car ils ont le droit de s'exprimer dans les médias, contrairement aux policiers) nous disent que la voiture a heurté la moto, avec des voix bouleversées. Enfin, quelques heures plus tard, l'Inspection Générale des Services nous déclare qu'il semble que ce soit la version des policiers qui soit la bonne. Une enquête judiciaire est donc ouverte.

Si tu reprends l'ensemble du paragraphe, tu constateras que le seul élément sûr est qu'un jeune de 18 ans s'est tué en moto alors qu'il était pris en chasse par une voiture de police. Le reste n'est que conjecture.

Apparemment, les médias et les institutions n'ont pas pris en compte les leçons de 2005. Souviens-toi qu'à l'époque, des jeunes se tuent dans un transformateur électrique à proximité d'une cité de Clichy-sous-Bois. Les témoins disent que les gamins sont entrés dans le bâtiment pour échapper à la police, ce que les policiers nient. Le ministre de l'intérieur de l'époque, outrepassant ses devoirs, soutient mordicus les fonctionnaires, et il est largement relayé par les médias. Rapidement, Clichy s'embrase, et le reste du territoire suit rapidement.

Or, le procès a montré que les témoins avaient raison. Ce verdict a d'ailleurs été peu retranscris par le monde médiatique, et les politiques n'en ont pas dit un mot. Il ne fallait sans doute pas déranger le tout nouveau président de la République avec une affaire qui le mettait complètement en défaut... Il est pourtant anormal que des gens qu'on a accusé de mensonges n'aient pas eu droit à une réparation dans la sphère publique, une sorte de droit de réponse.

Il faut cependant être clair, cher lecteur : je ne prends absolument pas position. Chaque affaire est différente et mérite un traitement particulier. Dans une saine démocratie, on attend que l'enquête se déroule et que le procès ait lieu avant de s'exprimer. Que les complices des délinquants racontent n'importe quoi dans les médias n'a aucun intérêt, tant que ces témoignages ne sont pas validés par la justice. Que la police dise qu'elle a été exemplaire n'a aucun intérêt, tant que la justice n'a pas estimé que c'était une réalité. Que les politiques disent qu'ils soutiennent les fonctionnaires est une chose, qu'ils les couvrent lorsqu'ils font n'importe quoi est autre chose.

Si l'on respectait ces saines règles, on aurait peut-être un peu moins besoin de gâcher du carburant en faisant voler des hélicoptères...

mercredi 17 juin 2009

Tout le monde se nique vers chez moi.

Je rentre chez moi après une dure journée de travail, au pied de mon immeuble je vois des nanas s'insulter, se menacer, gesticuler dans tous les sens avant de partir dans des directions opposées en hurlant de plus en plus fort des rafales d'insultes parfois assez comiques.
J'arrive finalement chez moi après m'être bien marré devant ce spectacle affligeant, et j'entre dans un appartement aux fenêtres grandes ouvertes, histoire de raffraichir un air brûlant.
Et dès que je me pose dans mon canapé, une bière à la main, je commence à entendre des voix d'hommes cette fois, montant de la rue.
Et là, c'est d'un niveau supérieur à celui des gonzesses de tout l 'heures, j'entends les histoires de culs des mères, des sœurs, même des pères... Tout le monde s'encule, se tue, se suce, apparemment y a un énormément de putes et de salopes dans mon quartier.
Je découvre une réalité que je ne soupçonnais pas...
C'est le quartier de la luxure et du pêché... verbal.
Je vais étonner quelque peu, Didier ne manquera pas de pointer du doigt mes contradictions et il aura raison.
J'ai grandi dans une cité, le hasard m'a fait louer mon appart actuel dans une cité, mais les comportements que j'observe autour de moi me gonfle.
L'hiver c'est mieux, il fait froid, personne ne glande sur les trottoirs, mais l'été, je n'échappe pas aux conversations hautement intellectuelles que je vous ai décrites plus haut.
Je ne vais pas revenir sur toutes les raisons amenant au malaise des banlieues, on l'a fait, je le referai probablement encore, mais je me demande pourquoi ils sont obligés de s'insulter constamment de la sorte.
En plus ils fument du shit ! Heureusement je dirais même, je ne veux pas imaginer la violence verbale sans bédo...
Parfois je ne veux plus essayer de comprendre, je veux juste qu'ils ferment leurs gueules, comme maintenant.


lundi 18 mai 2009

Paris is burning... or maybe not really?

Ce matin, mon partenaire conduite radiophonique vers le boulot m’a annoncé des tirs de Kalachnikovs sur des forces de police…
J’ai crû que les corses avaient encore emmerdé leur monde, mais finalement il s’avère que ce fait s’est déroulé à la Courneuve, dans le réputé 93, pas loin de mon ancien chez moi.
En fait le journaliste interviewait Gilles POUX, le maire de la Courneuve et celui-ci expliquait calmement que ce genre d’évènements résultait de l’abandon structurel dont était victime sa ville.
Fini la police de proximité, moins de service public en général.
On le sait, c’est clair comme de l’eau de roche et quelque part, ce type de violences pourrait permettre d’attirer l’attention sur les problèmes rencontrés dans certaines zones délaissées pour les revitaliser… Je rêve…
Non, le journaliste a posé la question suivante (à peu de choses près):
« Pouvez aujourd’hui affirmer que votre ville est en partie sous le contrôle de bandes organisées et armées? »
Putain, on dirait Sarkozy !
Mais comme c’est pas lui, c’est donc plutôt un journaliste de merde qui veut lui amener des voix.
Vive la peur, vive l’insécurité!
La France brûle, les quartiers sont armés de Kalachnikovs, on court vers la guerre civile!
Est-ce que c’est déjà l’effet Jean-Luc Hees ? Ou est-ce le non-professionnalisme chronique de nos médias?