Mon intérêt pour la politique; par le blog, les lectures ou les discussions ne serait-il qu’un palliatif, lors des périodes les plus ennuyeuses de ma vie?
J’ai remarqué que mon intérêt politique fonctionnait par cycles et j’ai pu observer deux schémas.
Tout d’abord, lorsque je vis à l’étranger, je n’éprouve absolument aucun intérêt pour la politique. Lorsque Le Pen s’est retrouvé au deuxième tour, j’ai souri en me disant que les français étaient vraiment de plus en plus cons, mais en fait je m’en foutais complètement.
Le truc, c’est mes périodes de vie hors de France ont été les plus aventureuses, les plus agitées et drôles de ma vie.
Fêtes, ivresses, excès, femmes, voyages sont autrement plus excitants que voiture-boulot-dodo, même si mon adorable épouse égaye mes journées…
En gros, quand je m’éclate, Sarkozy et consorts m’indiffèrent, et quand je m’endors dans une petite vie rangée comme en ce moment ou pendant l’adolescence, je me découvre une veine de politologue engagé et acharné…
Je trouve ce constat misérable, mais en même temps il va me permettre d’avoir un baromètre d’ennui afin de tout faire pour ne pas m’endormir et me réveiller, des frustrations plein le cul et la tête, passée la quarantaine.
Je vois Fabrice trouver dans ce billet une justification à son activité réduite sur notre espace d’expression privilégié, mais non, ce n’est pas une histoire de blog. Le blog permet d’écrire, et écrire, je pense que c’est une activité très positive.
Par contre, avoir un avis sur tout ce qui se passe en haut là bas, chez nos décisionnaires, être sûr de savoir comment le Monde, ou la France devraient fonctionner pour que tous soient heureux, être dans l’affrontement dès que la conservation prend une tournure politique, comme je peux le faire très souvent, je trouve, aujourd’hui (ça peut changer), que c’est une perte de temps.
En croyant ouvrir les yeux, en pensant que les lectures, la connaissance permettent de se forger une opinion juste et argumentée, on ne fait en fait souvent que s’enfoncer de plus en plus profondément dans sa propre logique.
Ne vous arrive-t-il pas, en parcourant le web, en lisant le journal ou en écoutant une émission de radio, de filtrer les informations pour ne retenir que celles vous permettant d’argumenter mieux vos opinions?
Ne surtout pas se laisser embobiner par l’ennemi, chercher à démonter de bons arguments quand ils sont prononcés par l’ennemi, tenter d’améliorer les paroles d’un « gentil » même si elles sont entachées de conneries…
Je conclurais en disant que je ferai tout pour me défaire de ces convictions qui me collent à l’esprit, ne garder que les valeurs et observer le monde avec recul, sans m’emballer.



