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mardi 13 juillet 2010

Sarkozy "bouscule des intérêts, des situations acquises"

Je te l'admets, cher lecteur, je n'ai pas regardé l'interview de Sarkozy hier soir. Sans doute touché par le syndrome du Faucon, je me suis dis que cela ne valait pas la peine que je perde une heure de mon temps à me convaincre de mon rejet de Sarkozy.

Pourtant, ce matin, j'ai lu cette phrase de Sarkozy, concernant les réformes. Apparemment, quand on réforme, on "bouscule des intérêts, des situations acquises", ce qui amène à la calomnie contre les ministres.

Peut-être a-t-il voulu dire que, "quand on réforme, on remet en cause les avantages acquis de la très grande majorité de la population pour favoriser les situations de quelques personnes" ?

Cela collerait mieux, non ?

Je n'ai pas pu m'empêcher...

lundi 25 janvier 2010

Allez, devant la télé!

Le débat télévisé lundi soir sur TF1 entre Nicolas Sarkozy et des Français répond à un "besoin de pédagogie et d'explications", a affirmé lundi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.
"Quand on fait de la politique, il y a l'action et il y a la pédagogie", a déclaré M. Lefebvre...
Je ne pensais vraiment pas faire un billet sur ce sujet, beaucoup s'en occupent déjà et puis, en fait je m'en fous, mais j'ai vraiment aimé ces deux petites phrases du spécialiste en la matière du parti au pouvoir.
Alors les enfants, ce soir 20h30, on a cours de problèmes de gouvernance, on mange vite et on se met religieusement devant l'écran pour comprendre la dure vie d'un président.

jeudi 12 novembre 2009

Sarkoluche au Petit Journal

Quand la politique fait rigoler de bon matin!
Je ne le savais pas si drôle...



mardi 23 juin 2009

Une réforme pas si anodine que cela, ce discours devant le Congrès…

Cher lecteur, je vais pour une fois faire amende honorable. Il y a quelques mois, j'avais rédigé un article sur la venue du président de la République devant le Congrès, considérant que cette réforme n'avait aucun intérêt pour lui à terme. Fabrice m'avait contredit en me disant que cette possibilité pourrait être utilisée par Sarkozy pour se servir de l'Assemblée comme fusible et pour lancer sa campagne présidentielle. De plus, elle lui permettait d'opposer la légitimité de la majorité du peuple à la légitimité du peuple qu'incarnent les parlementaires, mais séparément.

Après le Congrès de lundi, j'admets que Fabrice, plusieurs mois après la conversation, est parvenu à me convaincre. Plusieurs choses me poussent par là.

Il y a d'abord des symboles : le fait de voir Sarkozy faire son entrée sous les ors du château de Versailles entouré de la garde républicaine me pose un vrai problème. Normalement, le Parlement dispose de sa propre force de sécurité. Or, le voilà « protégé » par les forces du pouvoir exécutif. Même si je maintiens que nous ne sommes plus en 1799 voire en 1873, je reste troublé devant cette image.

Ensuite, le président vient bien de lancer la campagne électorale de 2012, en indiquant qu'il allait poursuivre une politique finalement trouble mais en donnant de nouveaux signaux, comme un débat sur l'âge de départ à la retraite, et le faire avec un nouveau gouvernement (qui devrait quand même ressembler à l'ancien). Or, il s'agit bien encore de marquer le tempo et de se positionner comme l'axe de la vie politique. Dans ce cadre, le Premier ministre n'est plus que celui qui va gérer, techniquement avec le Parlement, les grandes idées des futures réformes.

Enfin, comme Fabrice le disait en juillet, le président ne s'est pas gêné pour impliquer des parlementaires qui pourraient tenter d'être timorés. Ce sera leur rôle de fixer les conditions du futur emprunt national et de se débrouiller avec la burqa, voire avec les retraites. Voilà la majorité parlementaire qui va avoir du travail…

Finalement, les vrais perdants de cette affaire restent les socialistes. Malgré les différents appels à ne pas se rendre à ce Congrès, la grande majorité des parlementaires de l'opposition n'a pas résisté et n'a pas été audible. Les médias n'ont relayé que Bayrou hier. Malheureusement, Manuel avait tristement raison…

PS : tiens, au passage, un autre truc sur lequel j'avais tort

mercredi 8 avril 2009

La méthode Ségo

Tout le monde ayant radio, télévision ou lisant les journaux a entendu la dernière trouvaille médiatique de Ségolène Royal. Elle part à l’étranger et reprend de volée notre président sur les conneries qu’il a pu dire par le passé. En l’occurrence, son coup d’essai concerne le discours de N.Sarkozy du 26 juillet 2007 quand il déclarait entre autre que :
"Le drame de l'Afrique, c'est que l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire."
Facile…
Franchement si elle commence à reprendre toutes les conneries que notre grand chef a pu dire, elle va avoir du boulot, et le comble de l’ironie serait qu’un autre personnage politique commence à reprendre ses phrases mythiques à elle. Parce que ces dernières années, elle est la seule à pouvoir rivaliser avec le chef en terme de déclarations ridicules et maladroites. Nous assisterons donc peut-être à un combat des chefs qui m’amuserait beaucoup, chacun reprenant les conneries de l’autre…
Je ne vais pas débattre du fonds, ce qu’a dit Sarkozy lors de ce discours n’est acceptable, et pour une fois, Ségolène est dans le vrai. Mais comme je l’ai déjà dit, facile dans ce cas…
Venons en plutôt à la forme, nous vivons une crise économique mondiale majeure, nous avons besoin d’un leadership fort, inspiré, novateur.
Pour une fois le G20 a accouché de quelque chose et on verra bien les effets réels des multiples décisions prises à Londres.
Mais nous avons également besoin d’une opposition capable d’apporter un souffle nouveau, des idées, un projet proposant une alternative à la politique du gouvernement. Mais non, tout ce que nous récoltons, c’est du jeu politique.
Les seuls à proposer quelque chose c’est le NPA, et ce que le NPA propose, je n’en veux pas vraiment.
Alors si le but ultime de Madame Royal, c’est la présidence, il faudrait commencer à bouger autrement qu’en rhétorique démagogique.Remettre de l’huile sur le feu, tenir des propos chocs, faire les « Unes » ne fait pas avancer le schmilblick, cela n’apporte même pas de majorité aux présidentielles, cela ne sert à rien.
Je vais quand même finir sur une note positive, c'est qu'elle met le doigt ou ça fait mal, et qu'il toujours plaisant de voir la droite avec le nez dans sa merde.

samedi 28 mars 2009

Natixis ou la récompense du travail bien fait!


Le cours de l'action Natixis est exceptionnel, et oui, comme vous pouvez le voir sur ce graphique, il a réussi à passer de 14 à 1 en deux ans...
Les actionnaires doivent être content!
Comme, en France, on récompense le travail, notre très cher État, dans sa grande générosité a décidé d'investir dans cette valeur sûre, et hop, 2 milliards d'€ par ici!
Natixis a voulu répercuter cette rentrée d'argent frais sur ses employés, c'est vraiment admirable, enfin, une boite récompense ses employés au lieu de lécher les bottes des actionnaires, et hop, 90 millions d'€ de primes aux traders qui ont si bien bossé!
D'une pierre deux coups, on fait du social en traitant bien ses employés et on motive ses troupes pour éviter une fuite de ces cerveaux ayant réussi une telle performance boursière.
Ce qui m'étonne, c'est la réaction de notre petit président, quand on lui parle de la rémunération des sociétés ayant réussi, à l'image de Natixis, il nous répète inlassablement la même rengaine:
"Ce n'est pas responsable, et ce n'est pas honnête"
Ça, c'est de l'action, l'action verbale!
Tu parles et les autres écoutent, la nouvelle manière de faire de la politique, on n'a plus besoin de réformes, de lois, il suffit de dire...
"Ce n'est pas responsable, et ce n'est pas honnête"