J'arrive finalement chez moi après m'être bien marré devant ce spectacle affligeant, et j'entre dans un appartement aux fenêtres grandes ouvertes, histoire de raffraichir un air brûlant.
Et dès que je me pose dans mon canapé, une bière à la main, je commence à entendre des voix d'hommes cette fois, montant de la rue.
Et là, c'est d'un niveau supérieur à celui des gonzesses de tout l 'heures, j'entends les histoires de culs des mères, des sœurs, même des pères... Tout le monde s'encule, se tue, se suce, apparemment y a un énormément de putes et de salopes dans mon quartier.
Je découvre une réalité que je ne soupçonnais pas...
C'est le quartier de la luxure et du pêché... verbal.
Je vais étonner quelque peu, Didier ne manquera pas de pointer du doigt mes contradictions et il aura raison.
J'ai grandi dans une cité, le hasard m'a fait louer mon appart actuel dans une cité, mais les comportements que j'observe autour de moi me gonfle.
L'hiver c'est mieux, il fait froid, personne ne glande sur les trottoirs, mais l'été, je n'échappe pas aux conversations hautement intellectuelles que je vous ai décrites plus haut.
Je ne vais pas revenir sur toutes les raisons amenant au malaise des banlieues, on l'a fait, je le referai probablement encore, mais je me demande pourquoi ils sont obligés de s'insulter constamment de la sorte.
En plus ils fument du shit ! Heureusement je dirais même, je ne veux pas imaginer la violence verbale sans bédo...
Parfois je ne veux plus essayer de comprendre, je veux juste qu'ils ferment leurs gueules, comme maintenant.