Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
mercredi 15 avril 2009
Chirac forever love...
Il est notre personnage politique préféré!
Bon, certains diront que le français a la mémoire courte, d’autres regretteront sincèrement notre dernier président ayant eu une envergure internationale, et la plupart doivent se dire que même si ça n’était pas super sous son règne, c’est bien pire aujourd’hui !
Il doit bien se marrer le Jacques.
Encore un désaveu envers notre Nicolas national qui végète dans les profondeurs du classement juste devant Ségolène… 38%...
C’est vrai que l’on a tendance à idéaliser le passé, «c’était mieux avant » et c…
Mais bon, je relaie avec plaisir les petites gifles reçues par mes deux politiciens préférés!
mardi 31 mars 2009
L’étonnant retour d’Alain Juppé sur notre scène politique.
Depuis, l'ancien Premier ministre semblait se consacrer uniquement à sa bonne ville de Bordeaux. Mais là, depuis quelques jours, Juppé fait un retour en force sur la scène médiatique : Jacques Delors l'évoque la semaine dernière comme un potentiel président de la Commission Européenne, les médias parlent aussi d'un retour au gouvernement pour redorer un peu un gouvernement Fillon dont les ministres sont pour la plupart à l'agonie politique.
Ce matin, Alain Juppé faisait la promotion de son nouveau livre : « Je ne mangerai plus de cerises en hiver. » Dans ce bouquin, Juppé prône un nouveau modèle économique moins consumériste, moins incohérent environnementalement parlant, et moins soumis aux infâmes règles du marché. D'ailleurs, ce matin, il a appelé à proposer une loi sur les rémunérations des patrons, à ma grande surprise, alors qu'on a déjà publié un décret, apparemment mal fichu, sur la question.
Franchement, cher lecteur, ce type de discours me fait bien rigoler. On oublie de dire que Juppé a été le promoteur de ce système. En tant que Premier ministre, il a défendu une politique de réduction de la place de l'Etat et de dégradation des systèmes sociaux. Auparavant, il avait été ministre du budget lorsque Jacques Chirac était Premier ministre, entre 1986 et 1988, dans une des phases les plus libérales de notre histoire politique.
Doit-on déjà à la crise d'avoir amené Alain Juppé à changer radicalement de position idéologique ? Franchement, je n'en crois rien. Sans doute s'agit-il d'une conversion bien opportune, visant à se mettre en phase avec la population pour préparer un retour.
Nos hommes politiques sont vraiment increvables…