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mardi 26 avril 2011

Il faut un Etat palestinien en Cisjordanie, vite!

Israël est à un nouveau tournant de son histoire.
Tandis que l'allié égyptien de 30 ans est dans la tourmente d'une révolution, l'ennemi syrien de toujours est peut-être en train de tomber, avec un alternative aussi incertaine que dangereuse.
La chute du régime de Bashar El Assad mettrait-elle un coup d'arrêt à l'influence iranienne dans la région, à la mise sous tutelle forcée du Liban, à l'alliance avec le Hezbollah et le Hamas? Ou alors, est-ce que les nouveaux dirigeants garderont les mêmes ambitions et les mêmes amis que le parti Baath?
Quoi qu'il arrive, Israël suit de près l'évolution de la situation en Syrie et espère sans doute ne pas se retrouver avec un ennemi encore plus encombrant que l'actuel.
D'un autre côté, les Palestiniens sont toujours divisés entre le bloc agité de Gaza et le bloc beaucoup plus calme de Cisjordanie.
Je m'étonne encore de l'attitude unilatérale des gouvernements israéliens successifs envers les deux entités palestiniennes.
Car si je soutiens la force à l'encontre du Hamas, je suis opposé à la position inflexible de Bibi face à une Autorité Palestinienne qui semble s'affranchir peu à peu de l'héritage pourri d'Arafat.
Selon cet article de Slate, la Cisjordanie ressemble de plus en plus à un État viable, on peut y lire les termes croissance, scolarisation, banque centrale...
Je pense qu'il est temps de négocier, de draguer les nouvelles générations arabes.
Tout bouge, tout change et je vois mon pays bien-aimé embourbé dans un immobilisme effrayant.
Je sais bien que le Likoud de son premier ministre actuel n'aspire surtout pas à la Paix, qu'il aspire surtout à ce que rien ne bouge. C'était une stratégie défendable jusqu'à la fin 2010, mais le début de cette année nous montre que l'immobilisme n'est plus vraiment à l'ordre du jour dans une région où les révolutions se succèdent et où les despotes tremblent devant une génération arabe que l'on ne soupçonnait pas...
Israël doit se montrer intelligent, car rater ce train pourrait se révéler bien plus grave que les dernières intifadas ou les guerres contre le Hezbollah et le Hamas...
Il faut s'adapter à la nouvelle donne et pour cela, il faut déjà considérer la Cisjordanie comme un véritable Etat et faire des concessions.

jeudi 31 mars 2011

La Syrie, stop ou encore?

Des révolutions arabes de cette année mouvementée, si la libyenne est sans conteste la plus violente, celle qui est en train de naître en Syrie aurait le plus d'implications géopolitiques. Je vais vous épargner une analyse géopolitique de bas-étages, mais vous conseillerais plutôt la lecture intéressante de cet article.
J'y ai notamment lu cette phrase de Jean-François Daguzan:
« La Syrie est en état de guerre avec Israël, cela ne risque pas de changer même si le régime tombe. Israël se dit que Bachar el-Assad est son ennemi, mais un ennemi qu'elle connaît. »
Il connait certainement mieux que moi la situation syrienne, mais je ne peux m'empêcher de croire, très naïvement, que la chute du régime Baas entraînerait forcément une chance de voir les choses s'améliorer dans la région.
Baisse de l'influence iranienne.
Opportunité pour le Liban de s'émanciper de l'emprise syrienne.
Isolement du Hezbollah...
Chute d'un gouvernement en guerre avec Israël.
Le risque, c'est, comme toujours, un régimé islamiste... Mais après 30 ans de laïcité, je ne pense pas que la Syrie y soit un terreau particulièrement favorable.
L'autre risque, c'est un éclatement de la société et de possibles affrontements entre les diverses communautés. Je ne souhaite surtout pas une guerre civile en Syrie, mais si l'on préfère l'immobilisme au changement dans le cas syrien, alors on ne vaut pas mieux que MAM...
Je suis avec attention ce qui se passe, et je suis plein d'espoir. Il ne manque plus qu'une révolution israélienne par les urnes pour se débarrasser de Bibi.

lundi 30 août 2010

La valse du Hezbollah et de la Syrie

La Syrie et le Hezbollah seraient en train de joindre leurs forces dans l'éventualité d'un conflit armé avec Israël. C'est le quotidien Haaretz qui le dit sur son site web.
A l'heure où l'on parle plutôt de négociations entre Israël et l'Autorité Palestinienne, cette information m'inquiète. C'est un peu tout ou rien.
Quand on apprend par ailleurs que malgré les réticences israéliennes, la Russie honorera son contrat d'armes avec la Syrie, concernant des missiles anti-navires d'une technologie bien supérieure à ce que possédait l'armée syrienne jusqu'à présent, ça fait froid dans le dos...
Je n'ose imaginer le Hezbollah se retrouver en possession d'armes pouvant couler un navire de guerre israélien depuis le Liban.
A part ça, les amis parasites du Liban se préparent donc à une attaque aérienne de Tsahal, et également à balancer leur artillerie sur Israël.
J'en déduis que le Hezbollah a donc l'appui plus ou moins officiel de son voisin syrien en cas de guerre contre le voisin du sud. Et si cet été s'est finalement avéré calme, j'ai bien peur que l'été 2011 soit plus violent et déstructeur.
Aujourd'hui, j'espère de tout coeur que le gouvernement de Netanyahou fera taire ses extrêmes et prolongera le gel des colonies afin que des discussions concrêtes pour la Paix voient le jour.
Car si le Hezbollah jouait à la provocation dans l'état actuel des choses, nul doute que la région s'embraserait et que l'opinion publique européenne vomirait comme à son habitude sur Israël.