Ce matin, en partant travailler, France Info nous parlait de Facebook et du recours de plus en plus fréquent à l'information disponible sur le net par les employeurs ou les boites de placement pour décider de l'embauche ou non d'un candidat.
J'ai également discuté aujourd'hui avec Mathieu de la réserve à avoir ou non quand à la divulgation d'informations récoltées au sein de son entreprise.
J'en suis venu à réfléchir sur l'impact que avoir la vie internet sur sa vie professionnelle et sur le comportement à adopter.
Il y a quelques semaines, un blogueur LHC a mentionné mon nom complet deux fois sur des commentaires, je suis devenu tout rouge et ai demandé au taulier du blog en question de le retirer, toutefois une petite recherche sur mon nom permet de retrouver immédiatement ces commentaires et donc de retracer la voie jusqu'à mon blog.
Si un patron entreprend cette démarche pour mieux cerner le candidat ou employé, cela peut paraitre liberticide, mais en même temps, au vu de la grande difficulté à licencier un employé dans notre beau pays, je trouve cohérent de récolter le plus d'informations possibles la personne avec qui on va signer un contrat difficile à rompre.
On ne pourra jamais empêcher ce genre de pratique, car si quelqu'un publie des informations sur internet, et bien c'est certainement pour que quelqu'un d'autre les lise. Il faut savoir assumer ses responsabilités.
Pour ma part j'assume mes responsabilité en signant de mon seul prénom et en masquant totalement mon profil communautaire.
On peut le faire, il ne faut se plaindre si on ne le fait pas.
Pour ce qui du problème de la divulgation d'informations professionnelles internes, je pars du principe qu'en signant un contrat de travail entre employé et société, on a automatiquement un devoir moral de fidélité. La fidélité c'est entre autres de ne pas raconter ce qui dit en interne en public.
Le travail c'est travailler en échange d'un salaire, si le salarié est en désaccord avec le fonctionnement de sa société, il peut démissionner, se plaindre aux ressources humaines, aller à l'inspection du travail, aux prud'hommes ou dans les cas extrêmes porter plainte.
Je me doute que beaucoup d'entre vous ne partagent pas ce point de vue, à commencer par mes deux acolytes...