Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
lundi 21 mars 2011
Sarkozy a bien fait, bravo. Dans la gueule de Khadafi.
jeudi 18 novembre 2010
Cela servait à quoi, tous ces billets sur le remaniement ?
dimanche 24 octobre 2010
Tirons une leçon du mouvement contre la réforme des retraites.
- convoquer un référendum,
- dissoudre l'Assemblée nationale et faire une élection.
mardi 14 septembre 2010
« Entre l'universel et le terroir, il y a Lascaux. »

mardi 31 août 2010
Elle est belle la France

mardi 13 juillet 2010
Sarkozy "bouscule des intérêts, des situations acquises"
Pourtant, ce matin, j'ai lu cette phrase de Sarkozy, concernant les réformes. Apparemment, quand on réforme, on "bouscule des intérêts, des situations acquises", ce qui amène à la calomnie contre les ministres.
Peut-être a-t-il voulu dire que, "quand on réforme, on remet en cause les avantages acquis de la très grande majorité de la population pour favoriser les situations de quelques personnes" ?
Cela collerait mieux, non ?
Je n'ai pas pu m'empêcher...
mercredi 7 juillet 2010
Quel lien entre Woerth et la réforme des retraites ?
Il est évident que notre démocratie soi-disant moderne a une lourde tendance à personnaliser la politique. On aurait pu espérer que les progrès de notre civilisation nous permettraient de progresser sur ce point, mais non ! Nous, Français, avons toujours besoin de visualiser des personnes responsables. Ainsi, la dernière réforme des retraites porte le nom de "réforme Fillon", précédée par la "réforme Juppé" et la "réforme Balladur". Finalement, on oublie presque le contenu pour ne se souvenir que du contenant.
Or, si une réforme est cohérente et justifiée, il ne devrait pas y avoir de lien entre la réforme en question et le ministre qui la porte. On oublie, semble-t-il, que, si le corps vivant du ministre peut disparaître (comme celui du président ou du roi), le corps symbolique demeure. N'oublions pas que, lorsque le roi était inhumé à Saint-Denis, l'on jetait le sceptre (symbole du pouvoir royal) au sol en criant "Le roi est mort !" puis qu'on le ramassait immédiatement en disant "Vive le roi !" et en tendant le symbole au successeur. De fait, l'État ne meurt jamais, et les lois qui passent au Parlement non plus.
Donc, si cette réforme était si juste, la simple chute d'un ministre ne changerait pas grand-chose. Je doute d'ailleurs que la gauche et le PS visent à cette stratégie, car finalement, dans notre démocratie si moderne, c'est Nicolas Sarkozy qu'il faudrait faire chuter pour abattre une réforme. Il est clair que l'opposition s'attaque à l'hyperpersonnalisation du pouvoir en affaiblissant l'un des ministres populaires du gouvernement. On peut trouver cette stratégie pathétique (je n'en suis pas loin d'ailleurs, car si on doit demander des comptes, on pourrait au moins respecter la présomption d'innocence) mais elle répond finalement aux pratiques tout aussi pathétiques de l'équipe dirigeante.
Aujourd'hui, des soupçons pèsent sur un ministre. Il se doit d'y répondre. On peut estimer qu'il doive démissionner pour pouvoir le faire. Par contre, il est tout à fait sûr que sa chute ne changerait rien au processus de réforme des retraites, que le président mènera à son terme, pour prouver à son électorat qu'il en est capable.
Alors, quel intérêt ? Sans doute une pauvre stratégie politique qui est en train de montrer son inefficacité. Woerth va finir par tomber et la réforme des retraites continuer.
PS : tiens, Woerth était à côté de chez moi hier. Si j'avais su, j'y aurai été... Dommage.
mardi 30 mars 2010
Petit cours d'enculage de petits écolos trop verts...
jeudi 25 mars 2010
Nique l'ETA!
vendredi 19 mars 2010
Brèves politiques...
vendredi 5 mars 2010
Le boycott lybien de la Suisse
lundi 25 janvier 2010
Allez, devant la télé!

jeudi 24 décembre 2009
No Sarkozy Day : on virerait le bonhomme, mais les idées...
Mais je doute du succès réel de ce mouvement. On peut tout à fait admettre tous les mauvais côtés de la personnalité de notre président, mais il y a trois réserves fortes qu'il faut énoncer avant de se lancer.
Tout d'abord, il est évident que Sarkozy ne démissionnera pas, sauf s'il pense que la pression est très forte, ce qu'une simple manifestation ne suffira pas à dire. En Italie, Berlusconi n'a pas cillé. Nous irons donc manifester et puis nous rentrerons chez nous, et le président sera toujours là.
Ensuite, la focalisation sur la personne du président risque d'oblitérer la nécessité d'un véritable travail idéologique à gauche pour contrer les idées du président et non pas le président lui-même.
Car la troisième réserve est bien là : si le président part, qui aura-t-on à la place, et avec quel programme ? Il y a tout de même un fort risque de se retrouver avec un autre président de droite mettant en valeur les mêmes idées et appliquant les mêmes politiques.
Alors, manifester contre Sarkozy, pourquoi pas, mais en sachant bien que nous avons aussi, à gauche, à préparer une véritable alternative idéologique et politique crédible. Sans cela, on pourra toujours manifester et même virer le président, mais on restera dans la même situation.
Manifestons et travaillons ! Le véritable "No Sarkozy Day" se déroulera en 2012, et il ne faut pas l'oublier.
mercredi 21 octobre 2009
De l’efficacité de parler de Jean Sarkozy pour attaquer le chef de l’Etat.
Comme à chaque fois depuis que Sarkozy est au pouvoir, le président ne se démonte pas, et ses fans contre-attaquent. Il faut dire qu'ils surfent sur une situation déjà bien ancrée. En France, la reproduction sociale est instituée dans le fonctionnement même de l'Etat, des services publics et des entreprises. Le fait que le chef de l'État déclare, lors de son discours sur la réforme du lycée, qu'en France, on réussit maintenant par son mérite, ne dupe personne. Progressivement, les noms de personnalités d'autres bords politiques ayant bénéficié de faveurs commencent à sortir. Aujourd'hui, c'est la fille de José Bové qui en est victime.
Sarkozy est le cas typique d'une reproduction sociale très efficace dans notre pays. Certes, des personnalités parviennent parfois à s'intégrer dans le système, comme David Douillet récemment, mais dans la très grande majorité des cas, le fait d'être « fils à papa » est une nécessité dans ce pays pour espérer être intégré à l'élite.
Le fait que le chef de l'État mette en œuvre ces principes aussi ouvertement choque, et c'est normal. Cependant, ce n'est pas en insistant uniquement sur les traits de personnalité du caractère du président que l'on pourra le battre. Des chefs d'Etat butés, colériques, fiers, notre planète en a connu de nombreux qui ont été capables de se maintenir au pouvoir. Des chefs d'État favorisant leurs familles, la France n'a connu que cela.
Pour battre Sarkozy, il faudra certes mettre en valeur sa personnalité, mais uniquement les aspects qui remettent réellement en cause sa mission de chef de l'État. Pour le reste, il faudra plutôt se diriger vers les résultats de sa politique : dégradation des services publics, creusement des inégalités sociales, prise de contrôle progressive des médias, politique internationale hasardeuse…
Car franchement, cher lecteur, soyons franc : si la politique de Sarkozy avait du succès et que le président culminait dans les sondages, cette élection de Jean Sarkozy serait passée comme une lettre à la Poste. Cette polémique ne fait qu'illustrer l'impopularité du président.
Elle est un signe, mais elle n'est pas un moyen. Pour battre Sarkozy et l'UMP en 2012, il faudra se positionner sur le terrain politique, et pas ailleurs.
Au travail, camarades !
mardi 13 octobre 2009
De la place d’un jeune homme dans la structure de la Défense, et de sa place à droite…
Cette affaire est une preuve évidente que Nicolas Sarkozy s'évertue à placer, partout où il peut, ses propres hommes. Il a fait de même au gouvernement.
Ce qui m'étonne est le silence ou le soutien apporté par les membres de l'UMP à ces manœuvres. Dimanche, j'ai eu l'occasion d'entendre Patrick Balkany affirmer avec force que le jeune Sarkozy était « plus brillant que son père au même âge », justifiant ainsi la fulgurante carrière du jeune homme à travers le monde politique. Ailleurs, dans la majorité, on ne dit rien ou on soutient.
Le président de la République avait été élu sur des slogans rassembleurs et fédérateurs comme le « travailler plus pour gagner plus ». A l'évidence, son action vise plutôt à favoriser systématiquement une élite, de préférence à son service. Dans ce cas précis, on est dans le népotisme.
Je trouve terriblement affligeant que les hommes politiques de droite ne réagissent pas et ne dénoncent pas de tels actes. Le soutien à l'action d'un homme ne signifie pas qu'il faille accepter tout et n'importe quoi. A terme, les électeurs ne sont pas idiots, et rappelleront au président et à ses proches que son action a surtout bénéficié à une petite minorité.
Il est dommage que seuls les proches de Dominique de Villepin et de Nicolas Dupont-Aignan aient le cran de s'exprimer contre le népoprésident. Pour une fois que j'attendais quelque chose de la droite républicaine, elle ne parvient même pas à me le donner.
PS : en tout cas, cette affaire a un avantage énorme pour moi, en tant qu'enseignant. Je peux enfin dire qu'un jeune de banlieue qui n'a pas fait d'études peut réussir rapidement. C'est beau, la politique…
dimanche 4 octobre 2009
Les votations citoyennes pour la Poste sont un succès, mais la question n’était pas la bonne.
Ce vote est un succès, avec près de deux millions de votants décomptés ce soir. Cependant, il pose un véritable problème : seuls les anti-privatisations ont participé. En effet, la question insinuait que la Poste allait forcément être privatisée, ce que le gouvernement s'évertue à rejeter depuis le mois de juillet, sans que personne n'y croit : depuis 1983, aucune privatisation n'a été mise en échec. Les personnes préférant la privatisation se sont donc abstenues.
Pour moi, le vrai défaut de la consultation est dans sa question même. Il aurait fallu demander, non pas si on était contre la privatisation, mais si on souhaitait un référendum sur la question. Là, la participation aurait pu être beaucoup plus massive et les pours comme les contres auraient eu la possibilité de s'exprimer.
Je suis pour un référendum sur ce sujet, pour au moins deux raisons :
- Nicolas Sarkozy n'a jamais avancé cette réforme dans son programme de 2007 comme une mesure-phare de sa présidence. Il n'a donc pas une légitimité forte sur ce point.
- Jamais on n'a consulté le peuple français sur une nationalisation ou une privatisation. Or, il me semble normal de demander à ceux à qui le service public est rendu ce qu'ils souhaitent. Ainsi, les libéraux comme les socialistes et les autres tendances politiques auront tout le loisir de développer leurs théories sur les services publics et la place du collectif et de l'individuel dans notre société.
Ce soir, la droite nie la légitimité de cette votation, et elle a raison ! Finalement, c'est elle qui refuse au peuple le droit de s'exprimer. Il est d'ailleurs intéressant de constater que les textes d'application de la réforme constitutionnelle, sur le point du référendum d'initiative populaire, traînent toujours dans les tiroirs.
Tiens, les sondages (dont la légitimité est encore plus à caution que celle d'une votation mais que nos politiques trouvent plus représentatifs) disent que les Français veulent un référendum. Et si on osait, pour une fois, demander l'avis des citoyens ?
Pas sûr que nos gouvernants y soient prêts. Alors, les gars, on a peur de perdre ?
vendredi 2 octobre 2009
L'incohérence de Sarkozy
lundi 28 septembre 2009
Brèves présidentielles et petite vidéo présidentielle
Pas trop le sens de l'humour le petit, c'est dommage, car c'est tout ce qu'il nous reste pour éviter de tomber en dépression en observant ses conneries successives.
Quelques jours après avoir commis une erreur normalement passible de poursuites judiciaires, sans ce statut d'un autre âge dont bénéficie le président de la république française, il pique sa crise de nerfs contre une journaliste haut placée de France 2.
Il gueule après son "employée", critiquant le programme de la chaine publique.
Peut-être devrait-il participer à l'élaboration des programmes, ça nous l'occuperait un peu...
Sans être un génie psychologue, je me dis qu'il n'a pas bien digéré son lapsus (toujours révélateur) de l'autre jour concernant Villepin et consorts, c'est un bonhomme orgueilleux!
En tout cas la vidéo suivante que je ne peux m'empêcher de publier montre qu'il a un petit problème avec ses attributs physiques...
mardi 22 septembre 2009
Le président garant de l'indépendance de la justice...
Il est le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire (art. 64).
On est en plein dans l'actualité là.
lundi 7 septembre 2009
Ne pas tomber, camarades, dans le piège François Bayrou.
Et puis, les tests électoraux ont démenti cette première stratégie. Tout d'abord, il a perdu en chemin l'aile droite de l'ancienne UDF, vassalisée dans le Nouveau Centre, ce qui lui a fait perdre de nombreux réseaux locaux d'élus de droite. Ensuite, la stratégie du Modem aux municipales n'a pas été comprise par les électeurs, ne voyant pas pourquoi ce parti s'associait parfois à des listes UMP, y allait parfois seul ou se retrouvait dans des unions de la gauche allant jusqu'à LO. Aux européennes, Bayrou s'est lancé seul, espérant bénéficier de la cacophonie socialiste, mais là encore, son message a été brouillé : il s'est concentré sur une guerre anti-Sarkozy, délaissant le terrain européen qu'il affectionnait pourtant, et laissant cette fenêtre aux Verts.
Bayrou a réfléchi. Il a compris que ses hésitations nuisaient à sa stratégie personnelle. Il a aussi perçu le risque que le PS parvienne à sortir la tête de l'eau, ce qui le laisserait complètement isolé et sûr de prendre une veste aux régionales. S'il veut prendre la tête de la gauche libérale, il ne peut le faire que maintenant. Certains, à gauche, accueillent ce mouvement favorablement.
Ce n'est pas mon cas. Je sais qu'on va m'accuser d'être rancunier, mais je me souviens très bien que François Bayrou fut le ministre de l'éducation qui tenta de libéraliser les donations de fonds publics aux écoles privées dans les années 1990. Je me souviens aussi qu'il soutint les gouvernements Balladur et Juppé, mais aussi les gouvernements Raffarin et de Villepin. Je veux bien que les hommes changent et évoluent, mais je ne vois pas Bayrou passer de la droite chrétienne au socialisme.
Certes, le PS peut y gagner des électeurs du centre, mais il perdra de nombreuses personnes de gauche qui avaient déjà du mal à voter encore pour lui au premier tour. Déjà, la désignation de Ségolène Royal avait été un choix désastreux, uniquement viabilisée par la crainte d'un nouveau 21 avril. Au moins une alliance avec Bayrou aurait-elle l'avantage de précipiter la décomposition du PS et d'en finir avec certains de ses dirigeants. Cependant, elle ne ferait que permettre un maintien de la droite au pouvoir en 2012, soit avec Sarkozy, soit avec Bayrou.
Entre la peste et le choléra...