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lundi 21 mars 2011

Sarkozy a bien fait, bravo. Dans la gueule de Khadafi.

Je n'ai pas pour habitude de défendre Sarkozy, d'ailleurs, on peut le remercier, il a oeuvré de tout son coeur pour remettre en selle un FN à la dérive il y a quelques années.
Mais là n'est pas le sujet.
Ce président est le pire que la France ait connu, on le sait.
Mais pour une fois, il s'est comporté en chef d'Etat responsable et courageux, il a réussi à faire bouger la communauté internationale vers une intervention armée en Libye.
Si personne n'avait bougé, et que Khadafi avait continué tranquillement à massacrer son peuple, je n'ose pas imaginer le message que cela aurait envoyé au monde arabe.
La démocratie, c'est bien, mais surtout démerdez-vous.
Les islamistes auraient trouvé une branche à laquelle s'acrrocher pour freiner leur chute, et le printemps arabe se serait arrêté brusquement. Je pense même que les Ben Ali et Mubarak auraient eu quelques velléités de retour...
Alors, oui, je suis content, Sarkozy a bien fait.
Et quand je lis des blogueurs qui continuent à critiquer à tout va le petit en dénonçant une guerre "intéressée", ça me déçoit.
Je suis persuadé qu'en cas d'inaction française, on l'aurait montré du doigt en l'accusant de vouloir sauver les liens avec la Libye de Khadafi.
S'enfermer dans une critique quasi systématique, ce n'est pas se rendre service, c'est se décrédibiliser. Chacun fait des conneries, mais chacun peut aussi faire quelque chose de positif, et ne pas le reconnaitre ce n'est pas une marque d'intelligence ni de discernement.

jeudi 18 novembre 2010

Cela servait à quoi, tous ces billets sur le remaniement ?

J'ai une question à poser à la blogosphère politique française... Oui, moi, quand je pose une question, je ne passe pas par quatre chemins, on y va directement et sans faire de détour.

Cela servait à quoi, tous ces billets sur le remaniement ?

Globalement, vous n'avez fait que répéter ce que les journaux et les éditorialistes ont dit pendant trois jours : Morin n'est pas content, Bertrand va avoir du mal, pourquoi Juppé est-il revenu dans cette galère, pauvre Rama Yade... Quelle plus-value peut apporter la blogosphère dans un cas pareil ?

Je ne vois pas bien l'intérêt de faire des billets factuels de ce type, sauf si on a une réelle information nouvelle ou une idée un peu différente à apporter. Je n'ai malheureusement vu que peu de billets de ce type...

dimanche 24 octobre 2010

Tirons une leçon du mouvement contre la réforme des retraites.

Ce qui est finalement le plus inquiétant, dans le mouvement des retraites, est la lumière faite sur une démocratie en état de décomposition avancée. De droite comme de gauche, nous devrions tous nous en inquiéter, au lieu de nous y vautrer.

Au début de l'année, le président de la République annonce une réforme qu'il va tenir apparemment jusqu'au bout en l'adaptant à peine à l'extrême-marge. Dans ce processus, l'ensemble des acteurs de notre système démocratique sont bafoués : les syndicats ne sont pas consultés, les autres partis politiques à peine, le parlement qui tente régulièrement de faire évoluer ce texte doit finalement réduire ses débats au minimum et n'accepter que les amendements tolérés par le gouvernement. L'impression qui ressort de tout cela est une évidence : le gouvernement peut faire ce qu'il veut, comme il le veut, sans qu'une opposition institutionnelle réelle puisse se mettre en place.

On pouvait à ce moment-là espérer que la rue se substitue et prenne le contrôle des choses. Finalement, jusqu'à maintenant, ce n'est pas du tout le cas. Les syndicats ont organisé un mouvement, au départ, très peu contestataire : quelques grandes manifestations, certes impressionnantes, mais qui n'inquiétaient pas plus que cela le pouvoir. Ces dernières semaines, les choses se sont radicalisées mais sans soulever l'ensemble des Français. Certes, des salariés de certains secteurs se sont fortement mobilisés, mais sans jamais parvenir à déclencher une grève majoritaire et sans paralyser le pays. Même s'il faut faire la queue une heure pour avoir de l'essence, on ne peut pas dire que notre vie en soit radicalement transformée.

Dans ce petit bras de fer, les acteurs ont donc cherché, avec une certaine insistance, la position de la population. Ah, comment savoir ce que peut bien vouloir le peuple... On a donc, de tous les côtés, commandé des sondages, dont on sait pourtant qu'ils sont aisément manipulables et réalisés dans des conditions toujours discutables. Ainsi, dans les grands débats organisés dans nos médias, on a pu voir les partisans des deux camps se jeter les mêmes chiffres à la figure en affirmant détenir le soutien de la majorité. Sans aucune preuve concrète.

Dans ce jeu stupide, les médias ne sont pas en reste. Pour illustrer l'avis du bon peuple, on rajoute une louche de sondages et surtout, les habituels micro-trottoirs où un bon Français donne son avis. Souvent, ces petits reportages sont au mieux risibles. Voici que, sur TF1, on interroge un passant de Neuilly-sur-Seine qui, bien évidemment, déclare sa haine de ces infâmes grévistes privilégiés qui l'empêchent de mettre de l'essence dans sa Porsche... Pendant ce temps, sur Arte, voici un enseignant qui dit comprendre les grévistes. Sur France 2, un médecin libéral se plaint de ne pas pouvoir remplir sa voiture d'essence pour aller faire sa tournée, alors que sur une autre chaîne du service public, un médecin hospitalier rejette la réforme. Le pire a pour moi été d'entendre l'habituel langue de bois ressassant toujours les mêmes marronniers que nous devrions considérer comme justes : les Français sont nuls en économie, les Français sont des enfants qui refusent une réforme inévitable, les Français en ont marre de ces prises en otage, les Français ont besoin de l'essence pour vivre, les Français veulent la fin du statut de la fonction publique, les Français sont fatigués de cette élite bourgeoise qui prend des décisions qui ne la touchent pas directement...

Au final, quelle est l'opinion majoritaire ? Les sondages n'ont pas arrêté de dire deux choses totalement contradictoires : les Français soutiennent le mouvement de grève mais ils pensent la réforme inévitable. On pourrait trouver nos concitoyens totalement incohérents mais il faut bien prendre en compte les facteurs pouvant expliquer ces réponses. Pour moi, la réforme était effectivement inévitable, non pas parce qu'elle aurait permis de sauver le système de retraites, mais parce qu'elle était portée par un gouvernement que personne ne peut bloquer. D'un autre côté, les Français disent soutenir le mouvement mais ils se gardent bien de s'y engager eux-mêmes. Là encore, on assène souvent que la majorité des Français ne peut faire grève et agir parce que la vie est dure et que la crise économique frappe. Cependant, il y a eu de nombreuses manifestations, y compris en week-end, et tout le monde pouvait s'y associer. De même, l'histoire a souvent montré que, même lors de crises économiques terribles, nos concitoyens pouvaient parfaitement se soulever et prendre de réels risques (souvenez-vous de 1848, de 1871, de 1936 et même de 1995). Aujourd'hui, rien de tel.

Les défenseurs du président de la République se ruent sur cette inactivité pour prouver que les Français, à cause de ces sondages contestables (qu'ils n'hésitent pourtant pas à utiliser lorsqu'ils sont de leur côté), soutiennent la loi. Pourtant, rien n'est moins sûr. Qui a aujourd'hui une preuve réelle de l'opinion de la population ? Je vais te répondre, cher lecteur, pour que tout soit clair : personne, rigoureusement personne ! Nous ne pouvons connaître que l'avis de nos proches (famille, travail, amis...) avec qui on a souvent de nombreux points communs idéologiques. Je peux te faire d'ailleurs un sondage : 70% de mes connaissances sont contre cette réforme. Puis-je conclure qu'il faut la rejeter ?

Il n'existe réellement que deux moyens de connaître l'avis des Français :

  • convoquer un référendum,
  • dissoudre l'Assemblée nationale et faire une élection.
Personnellement, je penche largement pour la première. Un référendum oblige le citoyen à s'intéresser réellement à la question posée et à quitter les simples invectives qui résument le débat politique actuel. Il doit se forcer à aller vérifier les chiffres, à peser les idées en présence, et finalement faire un choix. Là encore, les partisans de la démocratie pour une minorité vont crier au populisme, au risque de manipulation, à la bêtise naturelle du citoyen... Je pourrais moi-même le faire d'ailleurs, faisant partie de ce groupe de gens qui peut faire grève sans prendre trop de risques, par crainte que mes concitoyens choisissent de soutenir cette réforme réactionnaire.

Je peux cependant te rassurer, cher lecteur, ce référendum n'aura pas lieu. A force de pratique politique, j'ai pu identifier un point commun général à l'ensemble des camps et des acteurs de notre démocratie : tout le monde est d'accord pour que la nation s'exprime globalement le moins souvent possible. Une fois tous les cinq ans, hein, les gars, ça suffit. Surtout, ne surgissez pas dans le débat. On ne vous aime tellement pas qu'il est hors de question qu'on vous consulte même sur des sujets où on est sûr que vous serez d'accord. Pourquoi ? Parce qu'on ne vous connaît pas, on ne vous voit jamais (une fois tous les cinq-six ans pour se faire réélire) et on se fiche totalement de vous.

Personnellement, je suis prêt à prendre le risque de me prendre une tôle et de voir cette loi nullissime passer. Je crois en effet que, si les arguments des opposants à la réforme sont si forts, il n'y a pas à craindre d'affronter nos adversaires dans un réel débat public. De plus, il est important d'obliger nos concitoyens à prendre une vraie décision, claire et nette, car dans ce débat stérile, ils ont clairement exprimé une chose : le refus de prendre leurs responsabilités. On n'embêtera pas le gouvernement qui fait ce qu'il veut, mais on soutient les grévistes sans rien faire soi-même.

A quoi cela sert-il d'être citoyen et de vivre dans une démocratie si c'est pour laisser d'autres que vous-même faire le boulot ?

mardi 14 septembre 2010

« Entre l'universel et le terroir, il y a Lascaux. »

La grotte de Lascaux est fermée au public depuis les années 70', Mitterrand est bien venu y faire un tour pendant son mandat, mais sinon, rien...
Cette grotte est en danger, les champignons l'attaquent, elle est observée, bichonnée protégée afin qu'elle perdure.
Il y a quelques jours, je me suis étonné de voir le petit Sarkozy et sa maman, accompagnés de la cour de l'Elysée. se promener dans les grottes interdites.
Je m'étais brièvement demandé pourquoi le petit était le seul de la bande à ne devoir pas mettre de capuche protectrice avant de me rendre à l'évidence que la protection du brushing de Nicolas était bien sûr d'une importance bien supérieure à celle de cette grotte glaciale.
Ca va sûrement nous aider à financer les retraites, ça... j'en suis sûr, c'est la botte secrète, faudrait maintenant y envoyer Besson et Hortefeux en espérant qu'ils s'y perdent.

mardi 31 août 2010

Elle est belle la France

C'était bien de ne plus bloguer et par conséquent ne trop s'intéresser à ce qui se passe de beau dans notre pays et tout autour...
Car depuis le retour de Mathieu et son billet mettant un terme à la pause estivale, je suis malheureusement retombé dans mes petites lectures du net.
J'ai pas mal parcouru Rue89 aujourd'hui, et pendant la dernière demi-heure j'ai pu lire l'interview de Julie et Amid, deux jeunes de cités, apparemment plutôt modérés, mais qui balancent tellement de conneries d'un autre temps que j'aime mieux croire qu'ils sont extrêmes, sinon ça fait vraiment trop peur...
Ensuite je suis passé au Sarkozy MediaBerlusconique.
Je ne savais pas qu'il n'aimait pas Patrick Sebastien...
Notre petit chef ne cache donc pas ses préférences, et de toute façon, on finit toujours par les découvrir, puisque ceux qu'il n'aime pas finissent par se faire virer.
Porte et Guillon en savent quelque chose.
Bonne nouvelle dans cette morosité affligeante: la politique assimilant immigration et sécurité ferait chanceler la majorité, ben oui, être de droite ne veut pas obligatoirement dire qu'on est raciste et con.
On doit vraiment encore attendre 2 ans?
Et le PS réussira-t-il à trouver autre chose que Ségolène pour sortir notre pays de la merde profonde dans laquelle Sarkozy la plonge?
Je vote pour Strauss-Kahn, il est à droite de la gauche, il baise, et ne va donc nous refaire le coup du complexé casse couille et agressif.
De toute façon, n'importe qui fera l'affaire, mais vraiment, ça commence à faire peur.
D'ailleurs vu l'étiquette de pays xénophobe qu'on se colle sur le front, peut-être que cela incitera les éventuels probables immigrés qui lisent les médias à ne pas venir... C'est HorteBesson qui serait content!

mardi 13 juillet 2010

Sarkozy "bouscule des intérêts, des situations acquises"

Je te l'admets, cher lecteur, je n'ai pas regardé l'interview de Sarkozy hier soir. Sans doute touché par le syndrome du Faucon, je me suis dis que cela ne valait pas la peine que je perde une heure de mon temps à me convaincre de mon rejet de Sarkozy.

Pourtant, ce matin, j'ai lu cette phrase de Sarkozy, concernant les réformes. Apparemment, quand on réforme, on "bouscule des intérêts, des situations acquises", ce qui amène à la calomnie contre les ministres.

Peut-être a-t-il voulu dire que, "quand on réforme, on remet en cause les avantages acquis de la très grande majorité de la population pour favoriser les situations de quelques personnes" ?

Cela collerait mieux, non ?

Je n'ai pas pu m'empêcher...

mercredi 7 juillet 2010

Quel lien entre Woerth et la réforme des retraites ?

Depuis plusieurs jours, nos gouvernants, pour défendre Eric Woerth (je ne vais pas te faire un résumé de l'affaire, on la connaît déjà en long, en large, voire en travers), diffusent l'idée que l'opposition cherche à ruiner la réforme des retraites en attaquant le ministre.

Il est évident que notre démocratie soi-disant moderne a une lourde tendance à personnaliser la politique. On aurait pu espérer que les progrès de notre civilisation nous permettraient de progresser sur ce point, mais non ! Nous, Français, avons toujours besoin de visualiser des personnes responsables. Ainsi, la dernière réforme des retraites porte le nom de "réforme Fillon", précédée par la "réforme Juppé" et la "réforme Balladur". Finalement, on oublie presque le contenu pour ne se souvenir que du contenant.

Or, si une réforme est cohérente et justifiée, il ne devrait pas y avoir de lien entre la réforme en question et le ministre qui la porte. On oublie, semble-t-il, que, si le corps vivant du ministre peut disparaître (comme celui du président ou du roi), le corps symbolique demeure. N'oublions pas que, lorsque le roi était inhumé à Saint-Denis, l'on jetait le sceptre (symbole du pouvoir royal) au sol en criant "Le roi est mort !" puis qu'on le ramassait immédiatement en disant "Vive le roi !" et en tendant le symbole au successeur. De fait, l'État ne meurt jamais, et les lois qui passent au Parlement non plus.

Donc, si cette réforme était si juste, la simple chute d'un ministre ne changerait pas grand-chose. Je doute d'ailleurs que la gauche et le PS visent à cette stratégie, car finalement, dans notre démocratie si moderne, c'est Nicolas Sarkozy qu'il faudrait faire chuter pour abattre une réforme. Il est clair que l'opposition s'attaque à l'hyperpersonnalisation du pouvoir en affaiblissant l'un des ministres populaires du gouvernement. On peut trouver cette stratégie pathétique (je n'en suis pas loin d'ailleurs, car si on doit demander des comptes, on pourrait au moins respecter la présomption d'innocence) mais elle répond finalement aux pratiques tout aussi pathétiques de l'équipe dirigeante.

Aujourd'hui, des soupçons pèsent sur un ministre. Il se doit d'y répondre. On peut estimer qu'il doive démissionner pour pouvoir le faire. Par contre, il est tout à fait sûr que sa chute ne changerait rien au processus de réforme des retraites, que le président mènera à son terme, pour prouver à son électorat qu'il en est capable.

Alors, quel intérêt ? Sans doute une pauvre stratégie politique qui est en train de montrer son inefficacité. Woerth va finir par tomber et la réforme des retraites continuer.

PS : tiens, Woerth était à côté de chez moi hier. Si j'avais su, j'y aurai été... Dommage.

mardi 30 mars 2010

Petit cours d'enculage de petits écolos trop verts...

Vous vous présentez aux élections présidentielles, tout baigne, vous êtres favori, mais il y a un présentateur télé très populaire qui fait chier son monde à balancer en public ses craintes environnementales...
Le plus emmerdant dans cette histoire, c'est que les sondages lui prédisent près de 15% d'intentions de votes s'il se présentait réellement.
Les écolos sont généralement plutôt de gauche, vous tentez coûte que coûte de récupérer le gus pour ne pas le laisser engraisser les rangs des adversaires.
Rien de plus simple, la même technique qu'avec les électeurs en plus détaillé: des promesses.
Il faut parler développement durable, acquérir le vocabulaire qui est propre aux verts, prendre un air inquiet, mais proposer des solutions écolos.
Bon il y a aussi ce pacte écologique qu'il faut signer, mais bon, si faut en passer par là pour contenter l'animateur, vous le signez.
Nicolas Hulot a mordu à l'hameçon (et il vient réellement de prendre conscience à quel point il s'est fait couillonner).
Vous êtes donc élu, tout va bien, la nomination de Borloo comme ministre de l'Ecologie et du Développement durable fait pas très sérieux, mais vous embrayez rapidement avec le Grenelle de l'environnement et sa mesure phare... La taxe carbone!
Là faut envoyer du lourd, vous pouvez par exemple comparer la taxe carbone à l’abolition de l’esclavage ou de la peine de mort, si vous le sentez.
Nicolas H est content, il l'a souhaité, vous l'avez fait.
Ensuite il faut être assez habile, vous avez deux possibilités:
1) Montrer que vous voulez bien mettre en place cette taxe, mais en même temps bien faites attention que les électeurs la rejettent (un petit exercice de présentation négative tout simple), et comme ça, vous pouvez ne pas la passer et éviter de fâcher la droite libérale.
2)Vous pouvez la passer... (Oui oui je suis mort de rire)

Donc, quel que soit la méthode choisie, faites bien attention à ne pas jouer la carte de l'écologie trop vite, gardez la en main, elle peut servir à draguer les écolos (élections européennes) ou à revenir aux valeurs sûres (là, maintenant).

Si ça part en vrille et que votre base électorale fout le camp, vous avez alors la possibilité de montrer que vous êtes un vrai mec (de droite), et que les merdeux bouffeurs de soja, vous les emmerdez et alors là vous commencez par balancer une phrase du type: "l'écologie, ça commence à bien faire!", histoire que tout le monde comprenne que vous avez fini de rigoler!
Et dans la foulée, vous pouvez ensuite abandonner la taxe carbone tout en continuant le petit grenelle histoire de pouvoir garder la tête haute quand on vous parle d'écologie.
Facile.

jeudi 25 mars 2010

Nique l'ETA!

Notre très cher président de la république nous jouerait-il la carte des terroristes à éradiquer pour tenter de sauver son mandat en pleine déroute?
Au vu de ce que j'ai entendu hier après sur Inter, on dirait que oui, et pourtant il devrait faire gaffe, le plus connu des présidents ayant eu recours à cette méthode populiste a hérité du prix de pire président des U.S.A...
Morceaux choisis:

"C’est une vie d’homme, une vie unique, une vie irremplaçable, qui a été interrompue trop tôt, anéantie par des criminels sans pitié"
"Ce crime déshonore ceux qui l’ont commis, ce crime déshonore ceux qui les soutiennent. Ce crime, j’en prends l’engagement solennel devant vous, ne restera pas impuni"
"lutter sans relâche" pour "éradiquer une à une toutes les bases de l'ETA en France".
"Que les choses soient claires, M. le président du gouvernement espagnol, la France ne se laissera jamais intimider par le terrorisme (...) 33 membres de l'ETA ont été arrêtés en 2009 en France. La mobilisation des forces de police et de gendarmerie est totale"

Ça c'est de la politique de haut vol! On se prend une raclée aux régionales, on vire Darcos, on pique un pote à Villepin, on remet une couche de voile intégral, on arrête l'écologie à deux balles qui rapporte que dalle et on nous gratifie d'un poignant discours sur les vilains terroristes de l'ETA.
Du grand art!

vendredi 19 mars 2010

Brèves politiques...

Je ne savais pas que la première secrétaire du PS avait la légitimité pour décider qui était un homme de gauche et qui ne l'était pas. En l'occurrence, elle a décidé que Frêche n'en était pas. Fabrice et Mathieu, envoyez donc votre CV politique à Aubry, histoire de vous assurer que vous êtes bien des hommes de gauche, car pour l'instant, vous ne vous êtes qu'autoproclamés de gauche, rien d'officiel...
Le gauchisme appartiendrait donc au PS, sans ironie aucune, biensûr.
De l'autre côté, après la mort tragique d'un officier de police, probablement tué par un activiste ETA, Nicolas Sarkozy le tout puissant décide donc de réinventer la justice.
Perpétuité avec 30 ans de sureté comme peine plancher systématique...
Il veut changer la loi ou rendre le jurés obsolètes?
Ah la politique réaction! Pondre des lois mal ficelées et bâclées pour faire plaisir au petit électeur de droite frustré, même la droite commence à en avoir marre...

vendredi 5 mars 2010

Le boycott lybien de la Suisse

La Libye décide un embargo économique total sur la Suisse...
Notre Nicolas national peut se frotter les mains...
A condition de laisser le fils Kaddhafi mettre des branlées aux femmes de ménage des grands hôtels parisiens, il va pouvoir profiter de la brèche et reprendre les négociations avec le campeur le plus riche du monde. Il y a un opportunité commerciale ici!

lundi 25 janvier 2010

Allez, devant la télé!

Le débat télévisé lundi soir sur TF1 entre Nicolas Sarkozy et des Français répond à un "besoin de pédagogie et d'explications", a affirmé lundi le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre.
"Quand on fait de la politique, il y a l'action et il y a la pédagogie", a déclaré M. Lefebvre...
Je ne pensais vraiment pas faire un billet sur ce sujet, beaucoup s'en occupent déjà et puis, en fait je m'en fous, mais j'ai vraiment aimé ces deux petites phrases du spécialiste en la matière du parti au pouvoir.
Alors les enfants, ce soir 20h30, on a cours de problèmes de gouvernance, on mange vite et on se met religieusement devant l'écran pour comprendre la dure vie d'un président.

jeudi 24 décembre 2009

No Sarkozy Day : on virerait le bonhomme, mais les idées...

Depuis le succès du "No Berlusconi Day", une initiative a été lancée en France d'organiser un "No Sarkozy Day". Un site a été monté, de même qu'un groupe Facebook, qui a déjà plus de 300 000 membres, et Twitter. Au départ, j'ai adhéré au groupe Facebook, en me disant que toute initiative visant à ennuyer le président de la République ne pouvait être que positive. Je reste tout à fait persuadé que la politique de Sarkozy est un vrai danger pour notre pays, et je ne vais surtout pas me priver du projet d'une belle manifestation.

Mais je doute du succès réel de ce mouvement. On peut tout à fait admettre tous les mauvais côtés de la personnalité de notre président, mais il y a trois réserves fortes qu'il faut énoncer avant de se lancer.

Tout d'abord, il est évident que Sarkozy ne démissionnera pas, sauf s'il pense que la pression est très forte, ce qu'une simple manifestation ne suffira pas à dire. En Italie, Berlusconi n'a pas cillé. Nous irons donc manifester et puis nous rentrerons chez nous, et le président sera toujours là.

Ensuite, la focalisation sur la personne du président risque d'oblitérer la nécessité d'un véritable travail idéologique à gauche pour contrer les idées du président et non pas le président lui-même.

Car la troisième réserve est bien là : si le président part, qui aura-t-on à la place, et avec quel programme ? Il y a tout de même un fort risque de se retrouver avec un autre président de droite mettant en valeur les mêmes idées et appliquant les mêmes politiques.

Alors, manifester contre Sarkozy, pourquoi pas, mais en sachant bien que nous avons aussi, à gauche, à préparer une véritable alternative idéologique et politique crédible. Sans cela, on pourra toujours manifester et même virer le président, mais on restera dans la même situation.

Manifestons et travaillons ! Le véritable "No Sarkozy Day" se déroulera en 2012, et il ne faut pas l'oublier.

mercredi 21 octobre 2009

De l’efficacité de parler de Jean Sarkozy pour attaquer le chef de l’Etat.

Depuis que l'annonce de l'arrivée de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD a été connue du grand public, nous nous en sommes donnés à cœur joie, nous, opposants antisarkozystes primaires. Or, nous ne sommes pas les seuls. Cette affaire a aussi choqué à droite. Les articles, les commentaires, les billets ont été nombreux, obligeant le chef de l'État à sortir de son silence normalement respectueux à l'égard des médias ce matin. Frédéric Lefebvre avait encore, hier, servi de pitbull au parti majoritaire.

Comme à chaque fois depuis que Sarkozy est au pouvoir, le président ne se démonte pas, et ses fans contre-attaquent. Il faut dire qu'ils surfent sur une situation déjà bien ancrée. En France, la reproduction sociale est instituée dans le fonctionnement même de l'Etat, des services publics et des entreprises. Le fait que le chef de l'État déclare, lors de son discours sur la réforme du lycée, qu'en France, on réussit maintenant par son mérite, ne dupe personne. Progressivement, les noms de personnalités d'autres bords politiques ayant bénéficié de faveurs commencent à sortir. Aujourd'hui, c'est la fille de José Bové qui en est victime.

Sarkozy est le cas typique d'une reproduction sociale très efficace dans notre pays. Certes, des personnalités parviennent parfois à s'intégrer dans le système, comme David Douillet récemment, mais dans la très grande majorité des cas, le fait d'être « fils à papa » est une nécessité dans ce pays pour espérer être intégré à l'élite.

Le fait que le chef de l'État mette en œuvre ces principes aussi ouvertement choque, et c'est normal. Cependant, ce n'est pas en insistant uniquement sur les traits de personnalité du caractère du président que l'on pourra le battre. Des chefs d'Etat butés, colériques, fiers, notre planète en a connu de nombreux qui ont été capables de se maintenir au pouvoir. Des chefs d'État favorisant leurs familles, la France n'a connu que cela.

Pour battre Sarkozy, il faudra certes mettre en valeur sa personnalité, mais uniquement les aspects qui remettent réellement en cause sa mission de chef de l'État. Pour le reste, il faudra plutôt se diriger vers les résultats de sa politique : dégradation des services publics, creusement des inégalités sociales, prise de contrôle progressive des médias, politique internationale hasardeuse…

Car franchement, cher lecteur, soyons franc : si la politique de Sarkozy avait du succès et que le président culminait dans les sondages, cette élection de Jean Sarkozy serait passée comme une lettre à la Poste. Cette polémique ne fait qu'illustrer l'impopularité du président.

Elle est un signe, mais elle n'est pas un moyen. Pour battre Sarkozy et l'UMP en 2012, il faudra se positionner sur le terrain politique, et pas ailleurs.

Au travail, camarades !

mardi 13 octobre 2009

De la place d’un jeune homme dans la structure de la Défense, et de sa place à droite…

Depuis deux jours, la presse ne lâche plus le morceau. Par un concours de circonstance totalement fortuit, le fils de notre bien-aimé président de la République va arriver à la tête de la structure coordonnant l'action des pouvoirs publics sur le site de la Défense, l'EPAD. Voilà que le fils du président va diriger un organisme au budget d'un milliard d'euros. Encore une fois, et comme cela s'était passé pour la prise du groupe UMP du conseil général, c'est Hervé Marseille qui lui cède son poste.

Cette affaire est une preuve évidente que Nicolas Sarkozy s'évertue à placer, partout où il peut, ses propres hommes. Il a fait de même au gouvernement.

Ce qui m'étonne est le silence ou le soutien apporté par les membres de l'UMP à ces manœuvres. Dimanche, j'ai eu l'occasion d'entendre Patrick Balkany affirmer avec force que le jeune Sarkozy était « plus brillant que son père au même âge », justifiant ainsi la fulgurante carrière du jeune homme à travers le monde politique. Ailleurs, dans la majorité, on ne dit rien ou on soutient.

Le président de la République avait été élu sur des slogans rassembleurs et fédérateurs comme le « travailler plus pour gagner plus ». A l'évidence, son action vise plutôt à favoriser systématiquement une élite, de préférence à son service. Dans ce cas précis, on est dans le népotisme.

Je trouve terriblement affligeant que les hommes politiques de droite ne réagissent pas et ne dénoncent pas de tels actes. Le soutien à l'action d'un homme ne signifie pas qu'il faille accepter tout et n'importe quoi. A terme, les électeurs ne sont pas idiots, et rappelleront au président et à ses proches que son action a surtout bénéficié à une petite minorité.

Il est dommage que seuls les proches de Dominique de Villepin et de Nicolas Dupont-Aignan aient le cran de s'exprimer contre le népoprésident. Pour une fois que j'attendais quelque chose de la droite républicaine, elle ne parvient même pas à me le donner.

PS : en tout cas, cette affaire a un avantage énorme pour moi, en tant qu'enseignant. Je peux enfin dire qu'un jeune de banlieue qui n'a pas fait d'études peut réussir rapidement. C'est beau, la politique…

dimanche 4 octobre 2009

Les votations citoyennes pour la Poste sont un succès, mais la question n’était pas la bonne.

Indéniablement, les votations sur la Poste sont un succès. Au début du mois de septembre, le collectif était très pessimiste sur le succès d'une opération peu médiatisée et peu relayée par les acteurs locaux. D'ailleurs, les grands médias n'ont commence à en parler que depuis deux ou trois jours, lorsqu'il est apparu que la réussite était une possibilité.

Ce vote est un succès, avec près de deux millions de votants décomptés ce soir. Cependant, il pose un véritable problème : seuls les anti-privatisations ont participé. En effet, la question insinuait que la Poste allait forcément être privatisée, ce que le gouvernement s'évertue à rejeter depuis le mois de juillet, sans que personne n'y croit : depuis 1983, aucune privatisation n'a été mise en échec. Les personnes préférant la privatisation se sont donc abstenues.

Pour moi, le vrai défaut de la consultation est dans sa question même. Il aurait fallu demander, non pas si on était contre la privatisation, mais si on souhaitait un référendum sur la question. Là, la participation aurait pu être beaucoup plus massive et les pours comme les contres auraient eu la possibilité de s'exprimer.

Je suis pour un référendum sur ce sujet, pour au moins deux raisons :

  • Nicolas Sarkozy n'a jamais avancé cette réforme dans son programme de 2007 comme une mesure-phare de sa présidence. Il n'a donc pas une légitimité forte sur ce point.
  • Jamais on n'a consulté le peuple français sur une nationalisation ou une privatisation. Or, il me semble normal de demander à ceux à qui le service public est rendu ce qu'ils souhaitent. Ainsi, les libéraux comme les socialistes et les autres tendances politiques auront tout le loisir de développer leurs théories sur les services publics et la place du collectif et de l'individuel dans notre société.

Ce soir, la droite nie la légitimité de cette votation, et elle a raison ! Finalement, c'est elle qui refuse au peuple le droit de s'exprimer. Il est d'ailleurs intéressant de constater que les textes d'application de la réforme constitutionnelle, sur le point du référendum d'initiative populaire, traînent toujours dans les tiroirs.

Tiens, les sondages (dont la légitimité est encore plus à caution que celle d'une votation mais que nos politiques trouvent plus représentatifs) disent que les Français veulent un référendum. Et si on osait, pour une fois, demander l'avis des citoyens ?

Pas sûr que nos gouvernants y soient prêts. Alors, les gars, on a peur de perdre ?

vendredi 2 octobre 2009

L'incohérence de Sarkozy

Mathieu a évoqué le sujet de l'Iran et de l'éventualité d'un raid aérien israélien sur les installations nucléaires iraniennes.
C'en était suivie une longue discussion concernant les réelles ambitions atomiques de l'Iran, et l'attitude que devrait ou non adopter la communauté internationale face à un Iran en voie de nucléarisation.
Pour ma part, je suis pessimiste, plus l'Iran sera nucléarisé, plus les chances d'une intervention militaire israélienne sera probable. Je souhaite une rupture de tout business avec l'Iran, ne laisser entrer que les denrées alimentaires et les médicaments. Faire un sacrifice pourrait-on dire.
Sarkozy paraissait plutôt motivé à cette idée lors d'un conseil de sécurité à New York, quand il a fermement tenu tête à Obama en critiquant sa main tendue de ce début d'été.
Et bien qu'apprends-je aujourd'hui en me baladant sur quelques blogs...
J'apprends par le biais de Juan Sarkofrance que la France négociait l'enrichissement de l'uranium iranien...
Je vous laisse lire le détaillé billet de Juan.
On appelle ça un double language, une incohérence totale ou je me trompe?

lundi 28 septembre 2009

Brèves présidentielles et petite vidéo présidentielle

Je ne peux pas m'en empêcher, après avoir laissé filer le coup des coupables, par manque de timing plutôt que par manque d'envie, nous retrouvons encore une fois notre cher président au coeur d'une altercation, que dis-je, il est auteur d'un coup de gueule contre la directrice de l'information de France 2, Arlette Chabot.
Pas trop le sens de l'humour le petit, c'est dommage, car c'est tout ce qu'il nous reste pour éviter de tomber en dépression en observant ses conneries successives.
Quelques jours après avoir commis une erreur normalement passible de poursuites judiciaires, sans ce statut d'un autre âge dont bénéficie le président de la république française, il pique sa crise de nerfs contre une journaliste haut placée de France 2.
Il gueule après son "employée", critiquant le programme de la chaine publique.
Peut-être devrait-il participer à l'élaboration des programmes, ça nous l'occuperait un peu...
Sans être un génie psychologue, je me dis qu'il n'a pas bien digéré son lapsus (toujours révélateur) de l'autre jour concernant Villepin et consorts, c'est un bonhomme orgueilleux!
En tout cas la vidéo suivante que je ne peux m'empêcher de publier montre qu'il a un petit problème avec ses attributs physiques...

mardi 22 septembre 2009

Le président garant de l'indépendance de la justice...

D’après la Constitution, le président de la République joue un rôle éminent en matière de justice.

Il est le garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire (art. 64).

On est en plein dans l'actualité là.

lundi 7 septembre 2009

Ne pas tomber, camarades, dans le piège François Bayrou.

Eh bien, ça y est. Après plusieurs mois de tergiversations, François Bayrou semble s'être décidé à tenter de prendre la tête d'une coalition hétéroclite qui irait du centre-droit à l'aile gauche du Parti Socialiste et des Verts. Depuis 2007, le président à haut-débit du Modem prépare tranquillement cette migration. Il l'a fait d'abord, en 2007, en choisissant de s'afficher ostensiblement avec Ségolène Royal. Cet acte et son refus de participer à la majorité présidentielle l'ont isolé. Il s'est alors placé dans la position de premier opposant à Nicolas Sarkozy, ne cessant de le critiquer et profitant à la fois du désordre du PS, de l'atonie des autres partis de gauche et du vide tout de même réel d'opposants forts. Sur certains sujets, il a pu avoir un impact : souvenons-nous qu'il a été le premier homme politique important à prendre position contre EDVIGE, alors que le silence régnait à gauche.

Et puis, les tests électoraux ont démenti cette première stratégie. Tout d'abord, il a perdu en chemin l'aile droite de l'ancienne UDF, vassalisée dans le Nouveau Centre, ce qui lui a fait perdre de nombreux réseaux locaux d'élus de droite. Ensuite, la stratégie du Modem aux municipales n'a pas été comprise par les électeurs, ne voyant pas pourquoi ce parti s'associait parfois à des listes UMP, y allait parfois seul ou se retrouvait dans des unions de la gauche allant jusqu'à LO. Aux européennes, Bayrou s'est lancé seul, espérant bénéficier de la cacophonie socialiste, mais là encore, son message a été brouillé : il s'est concentré sur une guerre anti-Sarkozy, délaissant le terrain européen qu'il affectionnait pourtant, et laissant cette fenêtre aux Verts.

Bayrou a réfléchi. Il a compris que ses hésitations nuisaient à sa stratégie personnelle. Il a aussi perçu le risque que le PS parvienne à sortir la tête de l'eau, ce qui le laisserait complètement isolé et sûr de prendre une veste aux régionales. S'il veut prendre la tête de la gauche libérale, il ne peut le faire que maintenant. Certains, à gauche, accueillent ce mouvement favorablement.

Ce n'est pas mon cas. Je sais qu'on va m'accuser d'être rancunier, mais je me souviens très bien que François Bayrou fut le ministre de l'éducation qui tenta de libéraliser les donations de fonds publics aux écoles privées dans les années 1990. Je me souviens aussi qu'il soutint les gouvernements Balladur et Juppé, mais aussi les gouvernements Raffarin et de Villepin. Je veux bien que les hommes changent et évoluent, mais je ne vois pas Bayrou passer de la droite chrétienne au socialisme.

Certes, le PS peut y gagner des électeurs du centre, mais il perdra de nombreuses personnes de gauche qui avaient déjà du mal à voter encore pour lui au premier tour. Déjà, la désignation de Ségolène Royal avait été un choix désastreux, uniquement viabilisée par la crainte d'un nouveau 21 avril. Au moins une alliance avec Bayrou aurait-elle l'avantage de précipiter la décomposition du PS et d'en finir avec certains de ses dirigeants. Cependant, elle ne ferait que permettre un maintien de la droite au pouvoir en 2012, soit avec Sarkozy, soit avec Bayrou.

Entre la peste et le choléra...