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jeudi 30 décembre 2010

The Shock Doctrine - Naomi Klein

Je n'ai pas encore terminé la Tour Sombre de Stephen King, mais je sais déjà quelle sera ma prochaine lecture, dans un registre tout autre...
En fait, mon ami Hub a évoqué Naomi Klein lors d'une conversation au sujet des catastrophes à la télévision et plus particulièrement le 11 septembre et ses diverses théories.
Il m'a brièvement parlé du bouquin de Naomi Klein, "the shock doctrine", et ce matin, avant de me jeter à corps perdu dans mon boulot, j'ai lu un petit extrait disponible sur le site de Mediapart.
Si vous n'avez jamais entendu parler de cette stratégie du choc, Naomi Klein explique que le capitalisme ultralibéral et les dérégulations qui vont avec, prospèrent de préférence dans les contextes les plus tourmentés.
Elle explique par exemple qu'à la suite du Tsunami en 2004, les autorités Sri Lankaises ont permis à des investisseurs étrangers d'exploiter les littoraux dévastés par la catastrophe. Quid des villages de pêcheurs et autres autochtones historiques, bienvenue au pays du tourisme balnéaire.
La dévastation de la Nouvelle Orléans par le cylcone Katrina a, par ailleurs, entrainé la libéralisation des écoles de la ville.
Extrait:
Dix-neuf mois après les inondations, alors que la plupart des pauvres de la ville
étaient encore en exil, presque toutes les écoles publiques de
La Nouvelle-Orléans avaient été remplacées par des écoles
à charte exploitées par le secteur privé. Avant l’ouragan
Katrina, le conseil scolaire comptait 123 écoles; il n’en restait plus que 4.
Il y avait alors 7 écoles à charte; elles étaient désormais 31.
Les instituteurs de La Nouvelle-Orléans.
étaient représentés par un syndicat puissant; leur convention
collective était dorénavant réduite en lambeaux, et les quelque 4 700 membres du syndicat licenciés.
Certains jeunes instituteurs furent réembauchés par les nouvelles écoles à charte, où ils touchaient un salaire nettement inférieur qu’auparavant. Bien d’autres n’eurent pas cette chance.

Les écoles publiques ont laissé la place à des écoles "charter" gérées par le secteur privé. Tout cela biensûr accompagné de licenciements massifs d'enseignants.
Mais Katrina a également permis de se débarrasser de quelques logements sociaux afin de privilégiér les investissements privés. Pour le bien des habitants biensûr...
Je vais donc acheter son livre et le lire, pour en savoir le plus possible.
Guerres, Amérique Latine, Chine, Irak, il y a beaucoup.
Et le personnage Milton Friedman mérite aussi qu'on y consacre un peu de temps...

samedi 13 novembre 2010

L'étalon-or : inflation ou déflation ?

Depuis quelques semaines, nos camarades libéraux s'alarment des politiques mises en place par la Fed pour sauver l'économie américaine. Quel est le problème ?

On pourrait s'attendre à la forte crainte qui pèsent sur les autres pays suite à cette politique, par exemple sur la Corée du Sud ou Taïwan et sur les risques qui pèsent sur la stabilité du système financier international. On peut d'ailleurs supposer que les pays du G20 ont beaucoup débattu de cette question, mais nous n'en n'avons pas vraiment entendu parler dans les grands médias.

Non, ce qui inquiète les libéraux, c'est le risque d'inflation qui toucherait les Etats-Unis et qui risquerait de mettre en place un impôt très lourd sur les acteurs économiques américains. Certains conseillent d'acheter de l'or pour éviter de prendre le risque de l'effondrement de nos monnaies qui suivrait l'effondrement du dollar. Et pourquoi pas, finalement, revenir à l'étalon-or ?

N'étant pas un grand économiste, j'ai consulté mes collègues de SES au lycée, qui m'ont rappelé un exemple historique contraire et m'ont guidé vers un autre exemple historique récent.

Ah, le Royaume-Uni et son étalon-or. Je me suis donc replongé dans mes cours d'histoire économique. Dans les années 1920, ce pays fait tout pour revenir à l'étalon-or qu'il a dû abandonner durant la guerre. En 1925, Churchill fait passer une loi qui aboutit à ce processus. Or, cette politique va aboutir, durant la crise de 1929, à plonger le pays dans une déflation très forte, amenant les entreprises à réduire leurs investissements et à liquider leurs stocks et le pays ne parviendra à réémerger qu'après avoir abandonné l'étalon-or en 1931. Finalement, il ne sortira vraiment de la crise que par la guerre et une intervention massive de l'Etat durant les années 1940.

Mon collègue m'a aussi attiré vers un autre exemple récent celui-là : la crise du Japon des années 1990 et 2000. Au début des années 1990, la bulle immobilière du Japon et une bulle financière explosent au même moment, plongeant le système financier dans une crise terrible et amenant à une forte déflation. Les banques sont amenés à vendre leurs capitaux mobiliers tout en réduisant massivement l'accès au crédit. Le gouvernement se décide à intervenir en nationalisant des banques en 1998, sans que cela n'ait d'effets à long terme. Finalement, cette crise s'est résolue par une intervention conjointe de la banque centrale du Japon et de l'Etat japonais en 2003, permettant de réinjecter des liquidités dans le système financier.

Finalement, il semble que la Fed et l'Etat fédéral américain aient tiré les leçons de l'histoire et décident d'intervenir très rapidement pour prévenir la déflation en suscitant l'inflation, contre laquelle il est finalement plus facile de lutter. Pour mémoire, en France, il y avait une inflation à deux chiffres au début des années 1980, et elle très rapidement retombée dès le milieu des années 1980, alors qu'il est apparemment bien plus difficile de lutter contre la déflation et que celle-ci a des conséquences terribles.

Dans la politique américaine actuelle, la question est donc bien plus de savoir ce qu'il va se passer sur les autres pays, suite à cette injection massive de dollars dans le système financier mondial, que de l'impact d'une inflation dont nous risquerions de perdre le contrôle.

Qu'en penses-tu, cher lecteur ?

mardi 18 mai 2010

Liberté contre sécurité : évaluons le coût et les avantages.

Rubin, un camarade blogueur libéral et par ailleurs très agréable convive, a une énorme qualité : faire des billets très courts qui, s'ils suscitent parfois le rejet ou l'agacement, ont souvent le mérite de faire réfléchir.

Ce n'est pas le cas de celui-ci, traitant du rapport souvent conflictuel entre sécurité et liberté, avec bien évidemment les grandes questions sur la place de l'État qui se trouvent derrière.

Personnellement, contrairement à Rubin semble-t-il, je suis toujours très agacé par tous les contrôles effectués dans les aéroports, mais je les subis sans râler si tout le monde y passe. Je suis d'autant plus énervé lorsque je suis le seul à fasciner le douanier qui m'ausculte, alors que je suis quelqu'un respecte les lois et qui ne s'amuse pas à passer des produits en fraude ou à embarquer des explosifs à bord d'un avion.

Un des commentateurs de Rubin le rappelle : la sécurité est un sentiment. Certes, les mesures de sécurité peuvent avoir tendance à nous rassurer. On se dit, lorsqu'on enlève nos chaussures, que décidément, là, aucun terroriste ne pourra faire passer une bombe par là.

Cependant, l'histoire nous rattrape vite et nous apprend une chose claire et simple, que nous devrions tous méditer : les politiques de sécurité ont toujours un train de retard sur ceux qui souhaitent commettre un attentat. Certes, on empêche un copieur de répéter son attaque, mais on n'empêche pas un innovateur d'agir. De même, on n'est pas à l'abri des défaillances éventuelles des contrôles et des négligences de certains. Enfin, il faut accepter qu'on ne peut tout maîtriser, et que malgré toutes les bonnes volontés, nous pouvons manquer de chance et tomber dans un accident voire un attentat.

Comment, alors, estimer qu'une restriction de liberté est acceptable ? Je crois qu'il faut vraiment se pencher sur la notion d'une comparaison coût-avantage. Évaluons systématiquement les effets positifs et négatifs d'une mesure. Pour moi, les questions débiles du douanier américain ont un avantage nul et devrait disparaître car elles sont profondément humiliantes. Il en est de même de la mise sous sac scellé des liquides avant de monter dans l'avion. Par contre, on peut parfaitement accepter que les services de police fassent des recherches sur leurs passagers, du moment que des règles claires sont énoncées. Le scan des bagages ne me choque pas non plus, tant qu'on n'ouvre pas une valise sans avertir le passager et hors de sa présence, sauf danger immédiat et avéré.

Cependant, nous devrions toujours passer notre temps à remettre en cause ces entorses aux droits de l'homme. Un danger peut avoir disparu par exemple, une menace ne pas exister. Nous ne pouvons pas nous contenter de l'acceptation définitive d'une nouveauté. Lorsque nos autorités se permettent de jouer avec nos droits fondamentaux, la vigilance doit être permanente et pointilleuse.

dimanche 7 mars 2010

Réflexions sur la citation du Dimanche de LOmig...

Ma femme dort, j'ai fait mon petit tour des blogs avant qu'elle ne se réveille et ne se plaigne...
Je suis passé voir LOmig, et je dois dire que sa citation du Dimanche m'a interpelé.
Elle exprime le fonds du désaccord entre les libéraux et les personnes plus à gauche, comme mes deux compères.
Je vous laisse vous faire une opinion:

Le grand problème est de savoir si cette nouvelle exigence d’égalité n’est pas en conflit avec l’égalité des règles de juste conduite que le gouvernement est tenu d’imposer à tous dans une société libre. Il y a évidemment une grande différence entre un pouvoir à qui l’on demande de placer les citoyens dans des situations matérielles égales (ou moins inégales) et un pouvoir qui traite tous les citoyens selon les mêmes règles dans toutes les activités qu’il assume par ailleurs. Il peut en vérité surgir un conflit aigu entre ces deux objectifs. Comme les gens diffèrent les uns des autres en de nombreux attributs que le gouvernement ne peut modifier, celui-ci serait obligé de traiter chacun fort différemment des autres pour que tous obtiennent la même situation matérielle. Il est incontestable que pour assurer une même position concrète à des individus extrêmement dissemblables par la vigueur, l’intelligence, le talent, le savoir et la persévérance, tout autant que par leur milieu physique et social, le pouvoir devrait forcément les traiter de façon très dissemblable pour compenser les désavantages et les manques auxquels il ne peut rien changer directement. Et d’autre part, la stricte égalité des prestations qu’un gouvernement pourrait fournir à tous dans cet ordre d’idées conduirait manifestement à l’inégalité des situations matérielles résultantes.

Friedrich Hayek (1899 – 1992)



A mon avis, notre société telle qu'elle existe et fonctionne aujourd'hui ne peut appliquer une égalité de traitement entre tous, car malheureusement, si nous naissons libres et égaux devant la loi, les différences de classes se perpétuent et sans une action adaptée de l'État, passer du monde ouvrier à un monde universitaire supérieur est extrêmement difficile.
Créer des règles uniformes donnant à tous les mêmes chances sans prendre en compte le fait qu'un gosse de pauvre n'aura jamais les mêmes chances qu'un gosse de famille bourgeoise, c'est accepter des classes dans notre société et ce n'est pas mon image d'une démocratie égalitaire.
Adapter, cela veut dire redistribuer et le problème est de définir l'ampleur de la redistribution, et c'est là que mon avis va diverger de celui de mes deux compères ou autres blogueurs de gauche. Toutefois, une redistribution est essentielle, sinon notre société n'aura d'égalitaire que le nom.
Je comprends qu'un libéral puisse croire en ce type de textes, mais c'est de la philosophie plus que de la politique. En lisant cette citation j'ai vraiment eu l'impression que la forme leur importe plus que le fonds et le résultat.
Une société dans laquelle l'État apporterait un soutien identique à tous, serait une société ou certains ne seraient plus libres de vivre une vie différente de celle de leurs parents, et je ne pense pas que cela soit le but du libéral.

lundi 30 novembre 2009

Les blogueurs libéraux, ayatollahs du climat.

Depuis environ deux semaines, la blogosphère libérale est totalement réchauffée, qu'elle soit française ou étrangère. Est-ce à cause de l'interventionnisme massif de l'Etat dans l'économie ? Non pas…

Leur problème est le Climategate. De quoi s'agit-il ? A partir de données piratées auprès du GIEC, certains libéraux considèrent que le réchauffement climatique n'est pas causé par l'homme, et le disent avec force. Pour le moment, cette information n'est pas du tout reprise par les médias, et les opérations de Copenhague se poursuivent.

Je vais peut-être te surprendre, cher lecteur, mais j'admets partager certaines préoccupations des libéraux sur cette question. Non pas sur la réalité du réchauffement, mais plutôt sur les conséquences que cette situation de crise va avoir sur nos démocraties. Il va falloir très fortement surveiller l'Etat et ses actions, mais aussi les décisions internationales. Je suis d'ailleurs persuadé qu'il est possible de construire des solutions démocratiques à la crise climatique, sans entraîner une restriction de nos droits. De plus, il faudra aussi veiller que les pauvres et les classes moyennes ne soient pas les seuls groupes sociaux à faire tous les efforts, les solutions actuelles étant plutôt favorables aux milieux les plus aisés, comme la taxe carbone ou les incitations fiscales.

Dans ce cadre, je comprendrais que les libéraux, toujours inquiets de l'intervention de l'Etat, s'inquiètent et se manifestent. Je m'attendais à les entendre nous dire que le marché, dans sa grande sagesse, réagirait automatiquement en cas d'une telle crise climatique et amènerait les bonnes solutions, avec en plus de juteux profits pour les entrepreneurs innovants.

Or, leur stratégie est totalement différente. Ils essaient de nous dire que le réchauffement est une construction d'un groupe appelé les « réchauffistes » et espèrent nous convaincre de renoncer ainsi à toute mesure pour réduire nos taux de pollution. En clair, ils se masquent et se lancent dans une théorie complotiste qu'ils peinent réellement à appuyer, vu le faible nombre de scientifiques allant dans leur sens.

En clair, des politiciens font de la science. Je trouve cette stratégie inefficace et dangereuse car tentant de réduire un risque qui pourrait bien être vrai : l'homme aurait un impact sur le climat. Finalement, ils se montrent aussi sectaires que les nombreux ayatollahs qu'ils dénoncent eux-mêmes. Et si nous laissions les vrais spécialistes s'exprimer ?

Je ne vois toujours pas quel serait l'intérêt du GIEC, et les objectifs des Etats, à promouvoir une fausse version de l'histoire. En effet, développer une politique de lutte contre cette crise va coûter très cher ! Les gouvernements, et en particulier les pays pauvres, s'en passeraient bien…

lundi 9 novembre 2009

Le libéralisme d'outre mer

Depuis que j'ai commencé à bloguer en allant, main dans la main avec Fabrice, me fritter avec les libéraux, je note que les forces en place n'ont pas vraiment varié. C'est un peu la Guerre des étoiles politique, d'un côté, la Force avec l'inamovible et sa cour, de l'autre, le Côté Obscur avec ses variantes plus ou moins réactionnaires.

Très souvent les opinions se sont heurtées à une vision différente de l'humanité, j'étais le premier à dire que la vision d'un monde libéral tel que l'imaginent certains n'était réalisable que selon le postulat que l'homme était capable de donner de lui-même, qu'il était en quelque sorte naturellement bon et qu'il était contre-productif d'imposer, car cela nuisait à l'équilibre naturel.

En gros.

Je dois dire que mon voyage (qui ne me quitte pas) m'a ouvert les yeux sur quelque chose.

Nous sommes en crise économique mondiale, là bas, comme ici; toutefois, au Japon, je note un taux de chômage de 5%, je note des prix incroyablement bas, on dirait les soldes perpétuelles. Quand en France, le chômage monte en flèche, les prix montent aussi, je me dis que les nippons ont mieux compris certains trucs que nous.

Le gouvernement français a mis en place certaines mesures pour favoriser la consommation, mais essentiellement dans l'immobilier neuf et l'industrie automobile, les prix des biens de consommation courante sont identiques à avant, les tomates, patates, lait et riz sont aussi chers qu'avant.

Quand le problème majeur est actuellement le pouvoir d'achat, je trouve désolant de voir une telle incohérence.

Comment se fait-il que les prix soient bas, que le nombre d'employés par client soit largement supérieur à celui de France, et cela 24h/24 et 7j/7, et tout cela avec des salaires équivalents voire supérieurs?

Pourquoi réussissent-ils à permettre aux ménages de continuer à consommer normalement quand chez nous, les petits salaires ne bouclent plus les fins de mois?

Il y a quelque chose qui m'échappe.

Mathieu appelle cela la relance par la consommation, et ça sonne vraiment comme une insulte dans sa bouche...

Je ne sais pas exactement quelles mesures ont été prises pour permettre cette baisse des prix, cette relance, mais il y a fort à parier qu'elles sont plutôt libérales, j'imagine un allègement des charges patronales par exemple.

En tout cas, ça marche.

J'en arrive au point que je souhaite soulever dans ce billet.

Des mesures libérales auraient-elles le même effet en France et au Japon?

La baisse de la TVA pour la restauration aurait-elle été un pareil fiasco au Japon?

J'ai l'impression que les réflexes ne sont pas les mêmes, j'ai la triste impression qu'en France, dès qu'on donne du mou, le Patron prend ce qu'il peut, et vice versa.

Il n'y a pas de culture libérale, consommatrice.

Je suis persuadé qu'un patron japonais a une vision totalement différente de la relation avec l'employé, du fonctionnement de la société, idem pour l'employé.

Des mesures impliquant que les deux parties jouent le jeu sont donc peut-être productives la bas, tandis que chez nous, elles provoqueront une défiance, un affrontement devenus habituels.

De là à dire qu'on est pourris, non, je dirais plutôt qu'on s'est enfermé dans un système restrictif où la méfiance est maitresse duquel on ne peut sortir d’un coup de baguette magique.

Je continue donc à penser que le libéralisme n'est pas fait pour notre pays, mais qu'il peut fonctionner très bien ailleurs.

Chaque pays a sa vérité, le problème c'est qu'on en a pas trouvé en France, on jongle entre un socialisme mourant et un sarkozysme complètement injuste et inégalitaire.

Peut-être est-ce le destin de la France, être constamment dans la merde pour toujours avoir la possibilité de gueuler.

mardi 22 septembre 2009

Le silence de la gauche sur la privatisation de la Poste.

Après une lecture de la presse du jour, force est de constater que la grève d'aujourd'hui à la Poste n'a pas été une réussite. Les postiers n'ont donc pas été suffisamment mobilisés, sans doute résignés devant le rouleau compresseur libéral et ce malgré la crise économique que ce système a provoqué et provoque. Bizarrement, le Japon vient d'annoncer qu'il interrompt la privatisation de sa poste, et le Danemark vient de renationaliser la sienne complètement et de la fusionner avec la poste suédoise, détenue à 100% par le gouvernement suédois. En France, comme sur d'autres sujets, nos élites maintiennent le cap et avancent vers la privatisation.

Certes, on a bien entendu Olivier Besancenot se plaindre de cette évolution. Quid des autres mouvements ? Le PS apporte son soutien au mouvement, de même que l'ensemble des mouvements de gauche, et tout semble tourner maintenant autour de la votation du 3 octobre.

Cependant, je ne suis pas rassuré. La blogosphère est d'habitude très accrochée à l'actualité immédiate, et peut facilement s'enflammer sur des sujets polémiques. Or, sur la Poste, les blogueurs gauchistes restent étonnement muets. Aujourd'hui, seuls Nicolas et Plume de Presse, parmi la cinquantaine de blogs que je suis, ont publié un billet. Il n'y avait que le Coucou qui semblait mobilisé sur la question.

Deux idées sont à mettre en avant :

  • Comme les autres services publics, la Poste a été construite avec les deniers publics. Depuis 20 ans, elle a subi les réformes et la réduction des financements, puis la menace du passage à la concurrence. Progressivement, le service se dégrade. Maintenant qu'on a réduit la qualité de l'ensemble, on annonce un salvateur passage au privé. Comme dans les cas précédents (et les cas futurs), nous devons affirmer que rien ne démontre que le privé gère mieux que le public, à moyen équivalent, que nous sommes face à une idéologie de droite et que nous considérons que la collectivité est l'un des meilleurs moyens de redistribuer la richesse et de susciter l'amélioration du niveau de vie.
  • Pour conforter ces demandes, nous devons réclamer que la permanente demande d'ouverture à la concurrence soit battue en brèche. La concurrence n'apporte rien d'autres qu'une prise en main des produits des services publics par des intérêts privés, sans gain pour les citoyens. Un service public ne peut fonctionner correctement qu'en situation de monopole.

Franchement, les blogueurs de gauche, au lieu de vous passionner pour les conneries du PS ou le site de Ségolène, j'aimerais bien que vous vous intéressiez aux vrais sujets, et en particulier à la politique du gouvernement, et que vous vous positionniez.

Il en est de même pour les politiques de gauche. On sait que vous avez été les promoteurs, vous aussi, des idées libérales, mais il serait temps de réagir et de revenir à vos fondamentaux.

Sinon, vous allez encore vous prendre une claque en 2012. S'il faut forcément élire des gens de droite, autant ne pas se déplacer voter…

jeudi 28 mai 2009

La politique française, le FC Nantes et Barcelone...

Hier soir, certains d'entre vous ont dû voir la finale de ligue des champions de football, et par bonheur, pour une fois, les anglais n'ont pas gagné...
Mais là n'est pas le sujet, les amateurs de football se sont probablement autant régalés que moi devant la fluidité du jeu barcelonais. Une touche de balle, passes courtes, mouvement, technique impeccable, peu d'engagement physique, tout en finesse, un peu à contre courant de la direction actuelle du foot actuel, qui mise beaucoup sur le physique. Et cette culture du beau jeu perdure à Barcelone depuis les années 70' avec, à l'époque un Johann Cruyff à la baguette.
Étonnamment, au cours de ce match j'ai pensé au FC Nantes des décennies précédentes, jusqu'alors réputé, lui aussi pour son beau jeu atypique dans le championnat de France et pour sa formation exceptionnelle.
Maintenant je vais oser un paralèlle inattendu, mais quand le FC Barcelone ne déroge pas à ses principes historiques, le FC Nantes a, depuis une dizaine d'années décidé de se débarrasser de ses dirigeants fondateurs pour tenter de se lancer dans le foot business, recrutant à tort et à travers des pseudos stars, laissant de côté le jeu à la nantaise et la formation, avec le succès que l'on connait, c'est à dire deux descentes en ligue 2 en 3 ans...
Les connaisseurs me parleront de fiscalité, de différence de budget entre la France et l'Espagne rendant cette comparaison inapropriée, mais restons en France, et en France, Nantes est passé du status de très bonne équipe à celui d'une équipe médiocre.
Et là, je vais oser un paralèlle très inattendu...
Mais la France est en train de prendre un chemin comparable, nous nous lançons avec nos gouvernements successifs à la conquête d'un capitalisme libéral de plus en plus excessif qui au lieu de nous faire progresser nous rétrograde en queue de peloton européen.
Exit Léon Blum, exit le avancées sociales, bienvenu dans le monde du copiage outre atlantique.
Au lieu de continuer dans ce que nous avons lancé, au lieu de persister dans l'amélioration d'une type de société sont nous avons été les précurseurs, nous avons préféré, prendre un virage totalement différent et nous lancer dans la voie des plus riches, en ignorant nos valeurs culturelles historiques.
Alors ne vous méprenez pas, si je tiens un discours à la Fabrice, je ne suis pas pour autant devenu un social-communiste, je reste plutôt un bosseur qui se fout des 35h, des prud'hommes et autres spécialités françaises ayant survécu, mais je voulais simplement mettre le doigt sur cette évolution qui me parait à contre courant de ce que nous avons fait de mieux, c'est à dire, améliorer la vie du peuple.
La faute à qui? Aujourd'hui c'est clairement la faute à une gauche qui n'est plus, tout Nantes qui s'est réinventé club business, la gauche a abandonné ses principes fondateurs pour se lancer dans une pâle imitation de la droite, et une imitatation bien médiocre.

vendredi 3 avril 2009

Enfin, les soi-disant libéraux montrent leurs vrais visages.

Ce matin un micro non-évènement a secoué les trois gueules. C'est assez rare pour être noté car, de manière générale, ce qui intéresse les 2/3 de la rédaction laisse bien souvent le dernier tiers complètement indifférent.

Mais, ce matin, notre expert blogueur a levé un lièvre de fort beau gabarit : loin de leurs déclarations publiques d'humanisme libertaire et de leurs habituels sermons sur la valeur universelle du libéralisme, il semble que quelques-un..que dis-je...qu'une bonne partie du comité directeur de notre réseau favori aie décidé de créer un petit club d'isolationnistes xénophobes.

Le célèbre Nicolas ayant abordé le sujet de leur absurde tentative de nous faire croire qu'ils ne sont pas de droite, nous pensions le ridicule achevé, mais non : loin de réaliser l'ironie de leur comportement, ils s'enfoncent un peu plus profond la tête dans le sable, faisant de manière totalement involontaire tomber leur masque.

Pour la première fois de notre histoire, et pour marquer notre profonde déception de réaliser que certaines personnes dont nous avons pu faire la promotion via notre blogroll sont en fait de simples xénophobes, bien loin de défendre des idées démocratiques, nous allons publier ce billet à 6 mains.

Étant le plus clairement marqué à gauche (voire à l'extrême-gauche), c'est Fabrice qui commencera :

Pour ma part je ne suis absolument pas surpris. Depuis longtemps déjà, j'ai noté chez ces soi-disant libéraux diverses bienveillances envers l'intolérance et le totalitarisme. De la défense d'EDVIGE chez l'un à l'effrayante déclaration qu'il ne suffit pas de respecter les lois de son pays d'accueil mais qu'il faut se fondre à sa culture chez l'autre, il était facile de voire que leur acceptation de l'autre ne se faisait que dans l'optique d'un autre identique à eux.

J'en avais fait la remarque à celui qui me semblait le moins fanatisé, à plusieurs reprises, mais j'ai déjà eu plus d'impact à parler à mon stylo...
Récemment encore, cette intolérance mêlée d'élitisme imbécile s'exprimait de façon très claire cher leur gourou qui n'hésitait pas à opposer Vox Populi et Vox Plébi... marquant là très efficacement tout l'amour qu'il a pour la démocratie.

Le plus jeune est peut être celui qui au final me fait le plus de peine, à le voir chercher une image du père idéalisée chez Sarkozy (mais grosse déception quand icelui n'est pas assez totalitaire) puis Zemmour (mais là encore une grosse peine de cœur quand son héros tombe de son piédestal) pour finir chez un barbant barbu lillois.

Vous l'aurez compris cette petite bande ne mérite même plus qu'on s'y arrête, ils ont réussi à gâcher le petit jeu qui consistait à les démasquer sans (j'en suis certain) même le faire exprès. Décevants jusqu'au bout...


En second, le plus capitaliste mais aussi le plus virulent (et prolifique) : Manuel

Quand prof m’a envoyé le lien vers ce nouvel espace d’expression libre aux Occidentaux qui veulent rétablir la grandeur de l’Occident contre les restes du monde, je suis resté bouche bée. Non pas que je fus étonné de voir écrite dans une énième charte leur idéologie isolationniste et xénophobe que j’avais déjà entrevue et dénoncée à maintes reprises, mais le cadre de ce nouveau QG raciste est absolument affligeant.

Une carte du monde ou les pays du sud de l’équateur sont transparents et le symbole de l'OTAN, absolument terrifiant me rappelant la croix de fer allemande.

Le vieux, le jeune vaniteux et l’idiot du village se sont donc associés avec quelques probables abrutis que je ne souhaite pas connaitre pour déverser leur haine de l’Orient, leur volonté de revenir à une époque fort heureusement révolue.

Nous avons décidé, tous les trois de virer le dernier survivant de la clique de notre blogroll, le vieux et le gamin ayant giclé il y a déjà quelques temps.

Pas de lien vers cette vomissure bloguesque, juste nos avis, se rejoignant pour une fois.

J'ai plus rien à dire sauf que plus un lien ne viendra de chez nous vers un participant à ce répère de fachos.



Reste l'opinion du centriste de la bande, et du lévrier du groupe, Mathieu L. :


Ayant fait découvrir à mes amis co-rédacteurs ce tout jeune blog, je dois te dire que je ne peux que me désoler devant ce que je découvre, d'autant plus que j'ai moi-même fait la régulière promotion de ces blogueurs. J'éprouve de la sympathie pour un d'entre eux, mais j'en reparlerai.


Quand on tombe sur ce site, on découvre d'abord un logo totalement délirant. Deux roses des vents, reprenant le symbole de l'OTAN, entoure un planisphère sur lequel l'Amérique du Nord et l'Europe occidentale apparaissent coloriées en bleu, et le reste du Monde en transparent. Une phrase en latin, histoire de faire élitiste, suit. Elle ignore d'ailleurs que notre fameuse culture occidentale s'est aussi construite sur bien d'autres héritages que l'héritage romain : quid des Grecs, des Hébreux, des Germains, des Phéniciens, des Arabes ?


En-dessous, une charte dénonçant toute une série de maux dont souffrirait l'Occident. Cette liste regroupe tout ce que l'extrême-droite française recycle comme thèmes éculés depuis des lustres : la crise de la famille, la toxicomanie, le communautarisme, la perte des valeurs morales, en y ajoutant de nouveaux thèmes comme l'obésité ou la crise environnementale. Les chartistes en concluent que notre belle civilisation occidentale est en crise morale.


Face à cela, les voilà qui nous proposent une alliance occidentale à égalité entre les pays, regroupant l'Europe (mais jusqu'où ?), les États-Unis, le Canada et Israël. Rejetant ce qu'ils appellent le "mondialisme", mais aussi d'autres idées comme le nationalisme, ce nouveau réseau refuse aussi le métissage culturel, craignant une conflagration digne du choc des civilisations. Bien sûr, ils concluent en s'annonçant en rupture avec les idées racistes, alors que ce site, rien que par son logo, met en opposition l'Occident avec le reste du Monde.


Franchement, cher lecteur, je ne m'étonne pas que certains des blogueurs de cette liste participent à ce machin. Par contre, éprouvant une vraie sympathie pour l'expressionniste libre avec qui j'ai eu l'occasion de trinquer par le passé, je ne peux que rester interloqué devant un engagement totalement incompréhensible. Comment peut-on vouloir le libre-échange, la liberté, la responsabilité et lutter contre le métissage culturel, l'Union européenne ou "l'importation de force" des autres cultures en Occident ? Je ne vois pas bien où l'on tombe, et j'espère que cette tribune lui offrira la possibilité de se rendre compte des chemins qu'il emprunte.


Cher lecteur, je dois te dire que ce blog nous permet de mieux situer les gens à qui l'on parle. Certains ont utilisé leur réseau pour diffuser, en sous-marin, des idées toutes autres que les idées libérales. Comme je l'avais affirmé ici, j'ai un vrai respect pour les libéraux, même si je ne partage pas leurs idées, car ils sont fondamentalement ouverts et démocrates. Là, il n'y a plus rien de semblable, et on est bien face à une idéologie de fermeture et de rejet de l'autre.


Longtemps, j'ai défendu ces blogueurs contre l'hire de mes deux camarades. C'est avec déception que je ne peux que reconnaître que je me suis trompé.


Voici nos trois contributions. Nous espérons susciter de saines réactions des membres de ce réseau que nous apprécions. Nous savons que les trolls vont rapidement fondre sur nous, mais nous assumons.


Tu crois que nous disons n'importe quoi ? Eh bien, je t'invite à consulter les blogs en lien sur ce merveilleux site fondateur, et tu te feras ton idée par toi-même.


L'arène est ouverte !


Fabrice, Manuel et Mathieu L.

samedi 14 février 2009

La chaîne qui tue : ma vision du libéralisme.

« Le marché libre n'existe que parce que l'État protège les droits de propriété et la liberté des acteurs économiques. »

Il y a plusieurs jours, LOmiG me demanda de définir ma vision du libéralisme. Je ne l’avais pas encore fait, d’abord parce que la tâche me semblait totalement impossible sans faire une réelle étude et après des années de travail, et ensuite parce que, ne me sentant pas libéral, je me voyais mal définir une idéologie qui n’est pas mienne sans tomber dans l’opposition parfois caricaturale.

Pourtant, sur de nombreux aspects, je suis totalement libéral. Comme les libéraux, je suis avec acharnement attaché aux droits individuels (liberté de penser, d’expression, de religion, de résistance à l’oppression…). Sur cet aspect, comme je l’ai souvent dit, je ne supporte pas que l’État, les entreprises, les riches, les administrateurs, les religieux, les politiques, puissent, à un quelconque moment, réduire mes possibilités de réflexion et de jugement. J’estime, sans doute avec un côté un peu naïf, que les idées stupides ou dangereuses doivent être démontées et vaincues par l’analyse et le raisonnement intellectuel, et pas par l’interdiction, qui leur donnent une place de victime bien pratique.

De même, comme je l’avais déjà écrit ici, je suis un fervent supporter de la démocratie, que j’estime être le seul régime apte à éviter la violence à une société. La loi de la majorité, tant qu’elle ne remet pas en cause les droits individuels des citoyens, doit prédominer.

Et c’est là que je diffère des libéraux les plus fervents. Ceux-ci considèrent la propriété comme un droit individuel. Or, la propriété, telle qu’elle existe aujourd’hui, est plutôt un système de gestion du capital, comme on pourrait en imaginer d’autres. Les rédacteurs de la déclaration des droits de 1789 l’ont intégrée aux droits individuels parce qu’ils étaient eux-mêmes des gens aisés et prêts à transformer en principe ce qui était plutôt un privilège. Il faut leur rendre grâce : ils luttaient contre des privilégiés s’appuyant sur le lien sanguin, et ils cherchaient aussi un autre moyen de créer une hiérarchie plus ouverte et plus démocratique. Cependant, le vice est là : les libéraux considèrent que chacun a droit à la propriété mais tout le monde ne peut y avoir accès, puisqu’on ne peut priver, même démocratiquement, personne de sa propriété, comme on ne pourrait priver personne de sa liberté de penser. L’héritage, de plus, entretient cette déviance. Une minorité peut ainsi pleinement profiter des autres droits, alors qu’une très large majorité de la population mondiale souffre terriblement et se trouve privée des droits fondamentaux.

La phrase que j’ai citée au-dessus est le nœud du problème. Elle est tirée de la réponse de Paul Guignard à cette même chaîne. Il illustre ici l’idée que l’État, finalement indispensable, n’a pour but que de protéger la propriété de ceux qui en ont beaucoup, alors que cette concentration du capital empêche, fondamentalement, la majorité d’accéder aux droits fondamentaux. Le marché libre a la même finalité.

Bon, évidemment, j’ai été ici très caricatural. Le libéralisme est multiple, comme les autres idéologies. De plus, même si je tacle souvent les libéraux, j’estime qu’ils sont des démocrates et que je me dois donc de les considérer comme des alliés face à d’autres composantes du champ politique. Entre démocrates, on tombe toujours d’accord lorsqu’il s’agit de combattre les pestes de différentes couleurs.

Bon, maintenant que j’ai réussi à me débarrasser de cette chaîne, je la refile à Manuel, Fabrice, Didier Goux, Peuples et Faucon de Roquemaure. Bon courage !

lundi 22 décembre 2008

C'est fini en Grèce?

On n'entend plus trop parler de la crise grecque... On entend parler de la crise financière et des grandes manœuvres pour nous en sauver, mais les petits grecs qui vont tous les jours dans la rue pour se révolter contre un système qui offre un taux de chômage de 25% aux jeunes, qui offre un salaire minimum de 605€, qui fait de leur pays le plus inégalitaire d'Europe de l'ouest.
Les petits grecs, jeunes et moins jeunes, ne font pas comme nos racailles en 2005, on ne peut pas passer le kärcher sur toute une population, les petits grecs sont unis dans la révolte, et j'ai comme l'impression que ça fait peur...
On peut mettre au ban de la société les jeunes de banlieue qui parlent verlan, qui crament des voitures, mais quand c'est toute une classe moyenne, on fait comment?
Donc j'en ai déduit que le meilleur moyen c'est de ne plus en parler, ou moins.
Alors sont-ce les prémisses d'une passation de pouvoir de l'audiovisuel public? Je ne saurais dire.
En tout cas, le modèle capitaliste libéral connait de sérieux revers, n'en déplaise à certains, et peut être aussi à d'autres. La crise financière, la fracture sociale qui atteint un niveau tel que le peuple se révolte.
Et oui, libéraliser, pour l'instant et en ce moment c'est augmenter la pauvreté d'une majorité, tous les indices pointent vers cette vérité.
Alors, peut-être allons nous tout faire péter chez nous dans quelques mois, peut-être pas, en tout cas, les œillères fonctionnent bien avec les chevaux, mais les humains ont internet, ont des radios libres et nous ont nous.

Je vous conseille l'écoute de 3 émissions de "La bas si j'y suis - Batsi, gourounia, dolofoni"

jeudi 20 novembre 2008

Foulard ou béret?

Je viens de lire un article insignifiant d'un quotidien gratuit genevois qui m'a fait sourire et qui m'a laissé perplexe.
Je vais donc interroger mon libéral islamophobe préféré LOmig, et j'espère qu'il me répondra.
Je ne fais pas dans la provoc', c'est vraiment de la curiosité.
Une enseignante musulmane de Cologne en Allemagne s'est vue interdire le port d'un béret basque pendant ses cours.
Le port de signes extérieurs religieux étant interdit, elle portait un béret lui recouvrant entièrement les cheveux. Elle a admis devant le Tribunal administratif de Cologne porter ce béret pour des raisons religieuses et a plaidé que ce chapeau était perçu comme un accessoire de mode et non l'expression d'une conviction religieuse.
Je ne sais pas quoi penser, je suis contre le port du foulard à l'école, mais le béret...

source: 20minutes Genève