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lundi 7 septembre 2009

Ne pas tomber, camarades, dans le piège François Bayrou.

Eh bien, ça y est. Après plusieurs mois de tergiversations, François Bayrou semble s'être décidé à tenter de prendre la tête d'une coalition hétéroclite qui irait du centre-droit à l'aile gauche du Parti Socialiste et des Verts. Depuis 2007, le président à haut-débit du Modem prépare tranquillement cette migration. Il l'a fait d'abord, en 2007, en choisissant de s'afficher ostensiblement avec Ségolène Royal. Cet acte et son refus de participer à la majorité présidentielle l'ont isolé. Il s'est alors placé dans la position de premier opposant à Nicolas Sarkozy, ne cessant de le critiquer et profitant à la fois du désordre du PS, de l'atonie des autres partis de gauche et du vide tout de même réel d'opposants forts. Sur certains sujets, il a pu avoir un impact : souvenons-nous qu'il a été le premier homme politique important à prendre position contre EDVIGE, alors que le silence régnait à gauche.

Et puis, les tests électoraux ont démenti cette première stratégie. Tout d'abord, il a perdu en chemin l'aile droite de l'ancienne UDF, vassalisée dans le Nouveau Centre, ce qui lui a fait perdre de nombreux réseaux locaux d'élus de droite. Ensuite, la stratégie du Modem aux municipales n'a pas été comprise par les électeurs, ne voyant pas pourquoi ce parti s'associait parfois à des listes UMP, y allait parfois seul ou se retrouvait dans des unions de la gauche allant jusqu'à LO. Aux européennes, Bayrou s'est lancé seul, espérant bénéficier de la cacophonie socialiste, mais là encore, son message a été brouillé : il s'est concentré sur une guerre anti-Sarkozy, délaissant le terrain européen qu'il affectionnait pourtant, et laissant cette fenêtre aux Verts.

Bayrou a réfléchi. Il a compris que ses hésitations nuisaient à sa stratégie personnelle. Il a aussi perçu le risque que le PS parvienne à sortir la tête de l'eau, ce qui le laisserait complètement isolé et sûr de prendre une veste aux régionales. S'il veut prendre la tête de la gauche libérale, il ne peut le faire que maintenant. Certains, à gauche, accueillent ce mouvement favorablement.

Ce n'est pas mon cas. Je sais qu'on va m'accuser d'être rancunier, mais je me souviens très bien que François Bayrou fut le ministre de l'éducation qui tenta de libéraliser les donations de fonds publics aux écoles privées dans les années 1990. Je me souviens aussi qu'il soutint les gouvernements Balladur et Juppé, mais aussi les gouvernements Raffarin et de Villepin. Je veux bien que les hommes changent et évoluent, mais je ne vois pas Bayrou passer de la droite chrétienne au socialisme.

Certes, le PS peut y gagner des électeurs du centre, mais il perdra de nombreuses personnes de gauche qui avaient déjà du mal à voter encore pour lui au premier tour. Déjà, la désignation de Ségolène Royal avait été un choix désastreux, uniquement viabilisée par la crainte d'un nouveau 21 avril. Au moins une alliance avec Bayrou aurait-elle l'avantage de précipiter la décomposition du PS et d'en finir avec certains de ses dirigeants. Cependant, elle ne ferait que permettre un maintien de la droite au pouvoir en 2012, soit avec Sarkozy, soit avec Bayrou.

Entre la peste et le choléra...

mercredi 3 juin 2009

Il veut Obama pour lui tout seul...

Les multiples discussions autour de l'invitation ou plutôt de la non-invitation de la reine d'Angleterre aux cérémonies du débarquement me passaient au dessus de la tête... Jusqu'à l'intervention piquante de Bayrou, une fois n'est pas coutume.
Selon Bayrou, donc, notre très cher Monsieur égo a sacrifié cet évènement avec toute sa symbolique et son importance historique pour une habituelle histoire d'élection... Monsieur voulait partager ce moment avec son grand pote Obama (je me marre...) tout seul sans gonzesse pour lui piquer la vedette...
Exit la reconnaissance aux anglais d'avoir grandement contribué à nous éviter de parler allemand aujourd'hui.
Exit la diplomatie qui peut être si fragile .
Bienvenue au collège, aux jeux de gosses qui veulent se faire remarquer...
Eh bien, le moins qu'on puisse conclure de cet acte diplomatique de haut vol, c'est qu'on se tape encore une fois la honte, auprès de nos partenaires et alliés. Le président américain, qui, s'apercevant du jeu du petit Nicolas, va par deux fois, déclarer vouloir que la reine soit présente! Désaveu total pour notre maître en relations internationales... Les affaires de ce style se suivent et se ressemblent...
Non content de nous casser les couilles avec son obsession sécuritaire, de couper les valves de l'immigration à un tel point que c'est un calvaire de faire des démarches simples et légales, de nous pondre des mesures économiques désastreuses, manquant totalement de clairvoyance sur le capitalisme, la crise et c...
Il nous fait connerie sur connerie au niveau international entre les chinois, Khadafi, le Proche Orient, etc... Risible, pitoyable, en tout cas, la France ne va pas mieux et ne va certainement pas dans le bon sens.
J’en reviens au débarquement qui est un évènement extrêmement important dans notre histoire, nous avons été laminés par les Allemands et pour faire court, sans la résistance anglaise, il n'y aurait point eu de débarquement et on serait là à faire des blogs auf Deutsch.
Cette politique dégueulasse, qui n’est pas l’apanage de Sarkozy, non, c’est une manière de faire absolument normale aujourd’hui, tout tourne autour des sondages, des élections du fait de faire plaisir à untel ou unetel.
Mais à quoi bon élire ou se faire élire, si le but de la manœuvre est de finalement passer son mandat à préparer la prochaine élection ?
Ce que l’on peut observer chez nos élites, nos dirigeants, c’est une parodie de démocratie, c’est une démocratie ou le but est de gagner coute que coute sans se poser la question «pour quoi faire ?»