Aujourd’hui un nombre inhabituel de mes collègues ont la gueule de bois, et pas uniquement les chers habitants des iles britanniques, coutumiers du fait mais un peu tout le monde.
En effet, hier soir se déroulait la soirée de Noël de la boite, une soirée à laquelle étaient conviés tous les employés, une soirée costumée, une soirée ou l’alcool était gratuit jusqu’à minuit.
Ce dernier point aurait dû être un facteur de motivation imparable, et pourtant, je n’y suis pas allé.
Le feedback est pourtant bon, il y a les éternels sages, les habituels sages qui se sont lâchés, et les buveurs patentés qui ont fait comme d’habitude.
En général, je suis toujours le premier à lever la main pour participer à une beuverie de masse, mais ce coup ci, je ne le sentais absolument pas.
A tort ou à raison, je prévoyais une grande réunion de gens, qui ne s’apprécient pas forcément tous, mais qui ont tous un élément en commun, le boulot. Et ce point était fondamental dans mon refus de me plier à la tradition corporate.
Sortir, oui, sortir sans picoler, non.
Picoler au milieu d’étrangers et faire le con, oui.
Picoler au milieu de mes collègues de travail qui ne connaissent de moi que ce que je veux bien leur montrer, non.
Donc, si votre sens de la déduction n’est pas trop mauvais, vous devriez avoir compris.
Ce genre de soirées, sensées faire naître, ou perpétuer un sentiment de groupe, sensées resserrer les liens entre les employés, n’est à mes yeux qu’un grand théâtre d’hypocrisie inutile.
Je ne vois pas pourquoi j’irais gâcher une soirée entière pour montrer ma gueule et faire la discussion avec, soit des gens que je côtoie tous les jours, soit des gens que je connais seulement de vue.
Je sors régulièrement avec les fameux anglo-saxons buveurs, car je les aime bien, et j’ai décidé pouvoir me montrer, nature (Non, pas à poil, Fabrice!).
C’est ma première expérience dans une grosse boite, et elle est très agréable, mais je reste très réticent à cette volonté de nous rassembler régulièrement hors du temps de travail.
Repas d’équipe, sorties d’équipe, déjeuners d’équipe… C’est notre petit comité, donc c’est acceptable et j’y vais, je fais le nécessaire, en essayant de restreindre le pinard pour éviter de commencer à leur raconter mes conneries, mais lentement mais sûrement cela commence à me gonfler…
Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
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vendredi 4 décembre 2009
dimanche 26 juillet 2009
La fête canadienne n'a qu'à rester au Canada!

Ce matin, je me suis levé avec une atroce gueule de bois, j'ai beau avoir bu 1 litre de flotte avant de me trainer au lit, la vodka a eu raison de moi.
Hier j'ai donc participé à la fête d'anniversaire d'une amie de ma femme, dans une superbe maison au bord du lac, des grillades, de l'alcool, des gens sympathiques, et j'ai fini incapable de me tenir sur mes deux jambes tout seul...
Tout va pour le mieux dans le meilleur des monde me direz-vous?
Eh bien, en fait, j'ai découvert une méthode d'organisation de fête que je ne connaissais pas.
Mon épouse attentionnée et attentive avait lourdement insisté afin que je n'oublie pas d'apporter mon pack de bière quand je la rejoindrais sur place, rien de bien étonnant à cela, on amène toujours quelque chose, c'est normal. Mais elle a évoqué le terme fête canadienne...
Ça m'avait déjà mis la puce à l'oreille car j'ai déjà eu vent des fêtes canadiennes par quelques amis ayant vécu la bas. Chacun apporte sa binouze et chacun boit sa binouze.
Vous me direz que j'ai apporté des bières et fini à la Vodka...
Ben j'ai rencontré de généreux allemands qui m'ont abreuvé d'alcool fort.
Pour le barbecue, c'était presque ridicule, chacun allait dans le frigo, revenait avec son bout de bidoche et se la faisait griller dans le jardin...

Manque de pot, je n'avais pas de bidoche à faire griller, j'ai donc dû me contenter des salades du buffet.
Bien sûr, que j'aurais pu me frayer un chemin jusqu'aux merguez des autres, mais bon, j'ai perdu ma veine de squatteur.
En fait, j'ai réalisé qu'une partie des invités n'ont pas mangé de grillades, et comme moi, j'imagine qu'ils en avaient envie.
Cette méthode m'a dérangé. L'individualisme dans une fête avec alcool et pétards, ça ne colle pas.
La fête, pour moi, c'est partager, déconner, le bordel, et pas une espèce de cloisonnement étrange comme je l'ai vécu hier.
J'ai eu l'impression d'un libéralisme festif, opposé à un collectivisme festif!
Bon je termine tout de même sur une note positive. Je me suis vraiment bien marré, quand tu bois le ventre vide, tu commences à raconter des conneries très rapidement, et tout va bien à partir de là...
vendredi 6 mars 2009
Les relents nauséabonds de la prohibition.
Je voudrais revenir un peu, cher lecteur, sur la polémique concernant l’alcool introduite par la loi Bachelot qui est passée aujourd’hui à l’Assemblée nationale et va maintenant se rendre au Sénat.
Au départ, l’idée était d’interdire tout moyen gratuit de picoler. Finis, les systèmes où tu paies une entrée et où tu picoles librement ensuite. Finie, la dégustation gratuite du vin dans les caves et chez les vignerons. Bref, voici notre gouvernement devant une nouvelle tentative de régulation des pratiques addictives qui va finalement frapper l’ensemble de la population. Finalement, seule la pratique de l'open bar devrait être remise en cause.
Ce matin, les invités de France Inter parlaient justement de ce phénomène. Michel Reynaud, médecin à l’hôpital Paul Brousse à Paris, a indiqué que 50% de la consommation d’alcool était réalisée par 8% des Français. En clair, l’addiction ne concerne qu’un dixième à peine de la population mais on se prépare à briser l’ensemble des Français.
Dans ces cas-là, on se retrouve toujours coincé entre ceux qui pensent que l’Etat doit se mêler de cette question, plutôt conservateur en général, et ceux qui estiment que les autorités doivent intervenir pour aider ces personnes en crise sans léser le reste de la population dans leurs libertés.
L’interdiction a parfois été vue comme une solution, comme aux Etats-Unis dans les années 1920, avec la catastrophe que l’on sait : l’interdiction a suscité de nombreuses dérives, une baisse de la qualité de l’alcool consommé, un développement des mafias et des trafics financiers.
Evidemment, tu l’auras compris, cher lecteur, je me place dans le second camp, d’abord parce que le fait que l’Etat veuille me faire payer mes dégustations de vin dans les caves me prive d’un réel plaisir, alors que je ne suis pas alcoolique et que je ne représente pas un danger pour mes concitoyens, et ensuite parce que j’estime qu’on a aussi le droit de boire une fois de temps en temps, et même souvent si on le souhaite. Les services de santé doivent tenir à disposition des aides pour les personnes qui souffrent, mais l’action publique doit s’arrêter là.
La question des jeunes est évidemment présente, mais, comme je l’avais déjà exprimé sur la pornographie, je pense que c’est dans la famille, dans l’éducation que se gèrent les problèmes d’addiction. Ce sont les enfants en crise et en souffrance qui tombent là-dedans, pas les autres. Et n’oublions pas que les ados se lancent souvent dans de grandes beuveries pour tester les limites mais qu’ils ne deviennent pas alcooliques pour autant ensuite.
Dans ce débat, l’Etat ne devrait intervenir que lorsque l’alcoolisme met en danger les autres citoyens. Il le fait dans le cas de l’ébriété sur voie publique ou dans le cas de l’alcoolémie au volant. Là, son intervention est légitime. Pour le reste, on aimerait que le gouvernement se consacre à d’autres choses qu’à ce type de problème, comme par exemple s’occuper de la crise économique ?
Pour les alcooliques, comme pour les drogués d’ailleurs, la prise en charge doit être sociale ou médicale, mais ne relève pas de la morale ou de la loi. Laissons les services sociaux s’occuper de ces personnes/
Voilà pour une fois un point d’accord avec le camarade Rubin, qui reprend les idées de Nicolas. Damned…
Au départ, l’idée était d’interdire tout moyen gratuit de picoler. Finis, les systèmes où tu paies une entrée et où tu picoles librement ensuite. Finie, la dégustation gratuite du vin dans les caves et chez les vignerons. Bref, voici notre gouvernement devant une nouvelle tentative de régulation des pratiques addictives qui va finalement frapper l’ensemble de la population. Finalement, seule la pratique de l'open bar devrait être remise en cause.
Ce matin, les invités de France Inter parlaient justement de ce phénomène. Michel Reynaud, médecin à l’hôpital Paul Brousse à Paris, a indiqué que 50% de la consommation d’alcool était réalisée par 8% des Français. En clair, l’addiction ne concerne qu’un dixième à peine de la population mais on se prépare à briser l’ensemble des Français.
Dans ces cas-là, on se retrouve toujours coincé entre ceux qui pensent que l’Etat doit se mêler de cette question, plutôt conservateur en général, et ceux qui estiment que les autorités doivent intervenir pour aider ces personnes en crise sans léser le reste de la population dans leurs libertés.
L’interdiction a parfois été vue comme une solution, comme aux Etats-Unis dans les années 1920, avec la catastrophe que l’on sait : l’interdiction a suscité de nombreuses dérives, une baisse de la qualité de l’alcool consommé, un développement des mafias et des trafics financiers.
Evidemment, tu l’auras compris, cher lecteur, je me place dans le second camp, d’abord parce que le fait que l’Etat veuille me faire payer mes dégustations de vin dans les caves me prive d’un réel plaisir, alors que je ne suis pas alcoolique et que je ne représente pas un danger pour mes concitoyens, et ensuite parce que j’estime qu’on a aussi le droit de boire une fois de temps en temps, et même souvent si on le souhaite. Les services de santé doivent tenir à disposition des aides pour les personnes qui souffrent, mais l’action publique doit s’arrêter là.
La question des jeunes est évidemment présente, mais, comme je l’avais déjà exprimé sur la pornographie, je pense que c’est dans la famille, dans l’éducation que se gèrent les problèmes d’addiction. Ce sont les enfants en crise et en souffrance qui tombent là-dedans, pas les autres. Et n’oublions pas que les ados se lancent souvent dans de grandes beuveries pour tester les limites mais qu’ils ne deviennent pas alcooliques pour autant ensuite.
Dans ce débat, l’Etat ne devrait intervenir que lorsque l’alcoolisme met en danger les autres citoyens. Il le fait dans le cas de l’ébriété sur voie publique ou dans le cas de l’alcoolémie au volant. Là, son intervention est légitime. Pour le reste, on aimerait que le gouvernement se consacre à d’autres choses qu’à ce type de problème, comme par exemple s’occuper de la crise économique ?
Pour les alcooliques, comme pour les drogués d’ailleurs, la prise en charge doit être sociale ou médicale, mais ne relève pas de la morale ou de la loi. Laissons les services sociaux s’occuper de ces personnes/
Voilà pour une fois un point d’accord avec le camarade Rubin, qui reprend les idées de Nicolas. Damned…
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