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mardi 4 mai 2010

"Nous, on n'est pas socialiste."

Le 1er mai, alors que je venais de me mettre dans la file de ma boulangerie favorite pour acheter notre pain quotidien, le client se trouvant devant moi voulut se montrer sympathique à l'égard de la caissière et lui déclara, avec un ton plaintif : "Ah, vous, vous êtes obligée de travailler le 1er mai."

La réponse de la commerçante fut cinglante : "Ah non ! Nous, on n'est pas socialiste !"

Il y a de quoi être interloqué, car lorsqu'on vient chercher son pain, on ne s'attend pas à ce que la marchande vous balance ses idées politiques à la figure, d'autant plus dans une commune où 60% de la clientèle a voté à gauche lors des dernières élections. C'est déjà un certain mépris à l'égard des autres salariés de la boulangerie qui auraient peut-être bien aimé rester au lit ce jour-là et profiter d'un beau jour férié, mais qui ont préféré rester au travail pour payer les traites ou pour permettre à leurs enfants de partir en vacances. C'est d'autant plus simpliste que la symbolique du 1er mai est loin de se limiter aux socialistes.

Ce positionnement est d'autant plus bizarre dans une logique commerciale. Normalement, l'argent n'a pas d'odeur. Pour un commerçant, que son client soit de gauche ou de droite, du moment qu'il paie, quelle importance ? Ce qui compte, c'est qu'il laisse les 0,85 € de sa baguette ou les 1,75 € de son pain complet...

Ah oui, cher lecteur, si tu es en province, tu vas peut-être réagir en lisant ces tarifs. Certes, le niveau de vie à Paris est plus élevé, mais cela n'explique pas ces prix, d'autant plus que les prix du grain ont nettement diminué depuis le krach de 2008. A l'évidence, il n'y a pas que dans sa volonté de travailler le 1er mai que ma boulangère n'est pas socialiste...

mercredi 18 mars 2009

Une deuxième grève pour les mêmes raisons!

Prof s'est barré au soleil avec ses gamins, le Che d'appartement préfère bosser que bloguer et moi j'ai un boulot!
Néanmoins, une nouvelle journée de grève/manifestation arrive au galop, le remake du 29 janvier, mêmes causes, mêmes effets...
Vous connaissez certainement mon opinion concernant cette habitude française à gueuler dans la rue quand ça ne va pas et à demander du fric, du boulot, et moins de boulot; et bien je vais vous surprendre, mais cette fois, je commence à me lasser des solutions apportées aux problèmes.
Nous faisons face à une crise économique terrible, et petit à petit nous commençons à voir les effets dévastateurs de celle ci, fermeture d'usines, chômage en hausse.
Nous avions, avant cette crise, un problème de pouvoir d'achat pour les petits et moyens salaires, mais un chômage en baisse, maintenant, nous avons les deux, elle est belle notre société.
Je ne vais pas entrer dans les détails des solutions apportées par notre gouvernement pour sauver les meubles mais simplement faire un constat simpliste:
Les responsables de cette crise sont les institutions financières, les banques, mais la victime, ce sont les ouvriers.
Je ne sais plus combien de milliards ont été débloqués pour sauver les banques françaises, celles ci tiennent encore debout, leurs patrons touchent leurs salaires, leurs primes, je n'ai pas vu de licenciement ou de fermeture de banques de par le pays. Par contre, l'industrie française se casse gentiment la gueule, et là, les moyens mis à disposition pour adoucir la chute sont ridicules...
Peut-on en vouloir à l'ouvrier lambda de ne pas comprendre ce "deux poids deux mesures"?
Non, il faut redescendre du petit monde de la logique économique d'en haut et regarder la réalité en face. Ceux qui souffrent n'y sont pour rien, ceux qui sont coupables, vont bien.
Les fervents économistes libéraux me balanceront leurs calculs savants, leurs logiques implacables, mais les faits sur le terrain sont là, et ils sont implacables.
Alors, aujourd'hui on parle de supprimer le bouclier fiscal, de supprimer la réforme des heures supplémentaires, je dis ouf! Le bon sens existe donc dans les hautes sphères dirigeantes de notre pays.
Oublions le travailler plus pour gagner plus, et sauvons les meubles, il faut empêcher les boites de profiter de la crise pour délocaliser, il faut se serrer les coudes.
Pour une fois, donc, je ne gueule pas après les futurs manifestants, il faut que ça sorte.

mercredi 4 mars 2009

A qui profite la baisse de la TVA dans la restauration ?

Je ne sais pas si tu as entendu, cher lecteur, mais la Commission Européenne vient d’annoncer que la TVA pourrait être réduite sur la restauration à 5,5%. Cela fait des années que les gouvernements français militent pour cette mesure, et Sarkozy doit jubiler d’avoir pu arracher cette vieille demande de Jacques Chirac.

Même si je déplore cette nouvelle coupe dans les recettes alors qu’on annonce pour 2010 un déficit public record, je dois dire que la réduction de la TVA, l’impôt le plus inégalitaire qui soit, ne me déplaît pas puisqu’elle devrait permettre aux plus démunis d’en bénéficier…quoique.

Ce matin, j’ai entendu sur France Inter le président du syndicat des restaurateurs annoncer sans se démonter que les prix ne baisseraient pas. Pourquoi ? A cause de la hausse des prix des matières premières.

Tiens, c’est drôle, parce que depuis six mois, ces prix se sont totalement effondrés. Le gars aurait dit cela il y a un an, j’aurai compris, mais là, franchement… Il doit y avoir quelque chose de complexe que je ne saisis pas.

Alors, on pourrait imaginer que ce profit supplémentaire permettrait une hausse de salaire ou des embauches, mais rien de tout cela n’a été évoqué.

Je te propose deux hypothèses :
  • Soit les restaurateurs en profitent pour s’accorder une hausse de profit. En temps de crise, cela peut se comprendre, mais est-il intéressant que l’État perde des recettes pour cela ? Et que se passera-t-il une fois la croissance revenue ?
  • Soit les restaurateurs continuent effectivement à payer leurs produits chers, et dans ce cas, c’est que quelqu’un d’autre se sucre sur notre dos. La grande distribution ? Les intermédiaires ? Dans ce cas, je vois encore moins pourquoi l’État financerait cela ?

Je suis peut-être mauvaise langue. Si tu as une autre explication cohérente, cher lecteur, n’hésite pas à nous la faire partager.

vendredi 20 février 2009

Tour des stades: Sarko et sa garde et Arnaque alimentaire...


Un petit tour des stades pour commencer la journée...
En fait ce sont deux stades dont je vais parler, le premier c'est le mythique stade de Daumeray!
On a donc le déplacement très chaud du bouillant FC Sarko, déplacement encadré par 700 policiers pour éviter les débordements avec les 1600 habitants de la métropole du Maine-et-Loire.
Souvenons nous que le "classico" OM-PSG de l'année passée, match à hauts risques avait mobilisé 450 policiers...
Sarkozy plus dangereux que le plus chaud des matches de foot... A lui tout seul!

Mon deuxième match, c'est celui qui oppose prix de matières premières et prix dans le commerce.
Pas de question, le commerce gagne haut la main et sa supériorité ne cesse de s'accroitre...
Je viens de terminer la lecture de quelques articles fort intéressants mais très énervants...
La courbe que vous voyez à gauche résume tout, c'est vraiment l'expression la plus détestable et déplorable de notre système économique de merde.
On se plaignait que les baisses du prix du baril de pétrole ne répercutaient pas assez rapidement sur le prix de l'essence à la pompe, mais là, il n'y a rien!
Les Français vont de plus en plus mal, tout augmente allègrement depuis quelques années (gaz, électricité, bouffe, essence) et maintenant que c'est la crise, ça ne descend pas...
Dans mon langage, on appelle ça du foutage de gueule.

Monsieur le président au lieu d'emmener l'armée pour aller faire le beau devant des gens qui vous vomissent, faites plutôt en sorte que le pognon n'aille pas toujours au même endroit en sortant toujours des mêmes poches.

Me voilà vraiment en danger de gauchisation, moi...

Source photo

dimanche 25 janvier 2009

Billet de week-end II : jeudi, c'est grève !

Cher lecteur, comme tu le sais, jeudi prochain, c'est grève interprofessionnelle pour défendre l'emploi et le pouvoir d'achat.

Je ne vais pas te refaire le coup du militantisme acharné pour te convaincre de te mettre en grève. Cependant, pour t'y préparer, voici une nouvelle chanson du dimanche.

Bonne écoute !


samedi 3 janvier 2009

La chanson du dimanche "Super Pouvoir d'Achat"

Un blogbillet, une gueulante plus sérieuse et pour finir ma reprise chez Nos Gueules, un peu d'humour avec la chanson du dimanche que m'a fait écouter Mathieu hier après l'avoir trouvée chez un certain Faucon. Vraiment excellent!