Depuis quelques temps maintenant, j’entends parler de la colère des éleveurs devant la chute interminable du prix du lait.
Ils ne rentrent plus dans leurs frais, vendent à pertes, ne survivront pas à cette évolution négative du marché laitier.
Alors bien sûr, en bon consommateur que je suis devenu, je me suis demandé pourquoi le prix du lait n’avait pas varié d’un iota dans mon rayon.
Pour la première fois, ce matin mon compagnon de route radiophonique m’a donné un élément de réponse, assez confus mais au moins la bonne question était posée.
Le journaliste demanda donc au « spécialiste en économie laitière» (SEL) pourquoi la répercussion de la baisse n’arrivait pas jusqu’au consommateur.
Après quelques phrases confuses et devant l’insistance du journaliste, le SEL expliqua donc à peu près cela:
Les producteurs perdent de l’argent, les intermédiaires perdent de l’argent.
Qui en gagne est on en droit de se demander ?
Et bien d’après le SEL, les industriels laitiers doivent inclure dans le prix du lait actuel les déficits dus à la vente à perte de ces dernières années. Comprenne qui pourra…
Heureusement que le net est là pour m’expliquer les choses un peu mieux comme ici.
En amont de la chaîne, les industriels réunis au sein de deux grands pôles (Lactalis et Sodiaal) subissent une chute des commandes à l'export et une stagnation du marché national. Conséquence: ces industriels imposent des prix aujourd'hui plus faibles (car ils ont beaucoup augmenté à la même période l'année dernière) aux producteurs. Ceux-ci, dans un système de marché plus déréglementé depuis un an, doivent fatalement absorber la baisse des prix.
Problème: les baisses de prix devraient être transmises aux consommateurs. Mais il semble que la conservation des marges bride cette baisse.
Bon là je comprends mieux, je vous conseille de visiter le lien ci-dessus histoire de voir le petit schéma très instructif sur la composition d’un litre de lait.
C’est comme d’habitude les petits du début et les petits à la fin qui se font baiser.