Le 27 janvier 09, le Mouvement du Planning Familial annonçait la fermeture d’une partie de ses 68 centres ouverts en France. En effet, l’État vient de décider de réduire ses financements de 20%. Le MPF touche ces subventions car l’État lui a délégué une partie de sa prévention sur l’avortement et la contraception.
Certes, on sait que les finances publiques ne sont pas en grande forme et on peut ne pas s’étonner de ces réductions. Pourtant, quand on regarde les chiffres, on tique : le financement est passé de 2,6 à 2,1 millions d’euros, soit une diminution de 500 000 € cette année. Franchement, dans le vaste déficit public, cette somme apparaît comme une gouttelette dans la mer.
Le planning familial est une institution fondée en 1956 qui a lutté depuis pour permettre aux femmes de prendre le contrôle de leurs vies et avoir la possibilité de choisir leur moment pour faire un enfant. Cette association a participé largement à l’obtention du droit à la contraception (1967) et du droit à l’avortement (1975). Souvent, le MPF s’est retrouvé en opposition avec la droite de l’époque sur ces questions de société, mais on pouvait penser que le conflit était clos depuis un moment.
Apparemment, il n’en est rien. On pourrait supposer qu’il s’agit d’une volonté de relancer la natalité. Si c’est le cas, je crois que le gouvernement fait fausse route. La France a déjà le deuxième taux de fécondité des pays développés. Cette croissance démographique exceptionnelle (seule la très catholique Irlande fait mieux que nous) s’appuie à la fois sur la réduction régulière du temps de travail, sur l’action des CAF, sur l’existence des congés parentaux et sur l’important réseau de crèches qui permet aux femmes de ne pas complètement abandonner leurs carrières professionnelles. Cette originalité française est tellement ancrée dans nos mentalités que même le Conseil d’Orientation sur les Retraites (COR) vient de proposer de prendre en compte dans les annuités les années de maternité et les congés parentaux. La France agit donc, sur ce point, par l’incitation, et je trouve que c’est très positif, car respectueux des choix de chaque femme et de chaque homme.
Cette mesure doit donc largement être inspirée par des visions politiciennes. La droite réac en profite pour rabaisser cette institution dont l’efficacité a pourtant été démontrée largement.
Parfois, on aimerait que la politique prenne un peu moins le pas…
Certes, on sait que les finances publiques ne sont pas en grande forme et on peut ne pas s’étonner de ces réductions. Pourtant, quand on regarde les chiffres, on tique : le financement est passé de 2,6 à 2,1 millions d’euros, soit une diminution de 500 000 € cette année. Franchement, dans le vaste déficit public, cette somme apparaît comme une gouttelette dans la mer.
Le planning familial est une institution fondée en 1956 qui a lutté depuis pour permettre aux femmes de prendre le contrôle de leurs vies et avoir la possibilité de choisir leur moment pour faire un enfant. Cette association a participé largement à l’obtention du droit à la contraception (1967) et du droit à l’avortement (1975). Souvent, le MPF s’est retrouvé en opposition avec la droite de l’époque sur ces questions de société, mais on pouvait penser que le conflit était clos depuis un moment.
Apparemment, il n’en est rien. On pourrait supposer qu’il s’agit d’une volonté de relancer la natalité. Si c’est le cas, je crois que le gouvernement fait fausse route. La France a déjà le deuxième taux de fécondité des pays développés. Cette croissance démographique exceptionnelle (seule la très catholique Irlande fait mieux que nous) s’appuie à la fois sur la réduction régulière du temps de travail, sur l’action des CAF, sur l’existence des congés parentaux et sur l’important réseau de crèches qui permet aux femmes de ne pas complètement abandonner leurs carrières professionnelles. Cette originalité française est tellement ancrée dans nos mentalités que même le Conseil d’Orientation sur les Retraites (COR) vient de proposer de prendre en compte dans les annuités les années de maternité et les congés parentaux. La France agit donc, sur ce point, par l’incitation, et je trouve que c’est très positif, car respectueux des choix de chaque femme et de chaque homme.
Cette mesure doit donc largement être inspirée par des visions politiciennes. La droite réac en profite pour rabaisser cette institution dont l’efficacité a pourtant été démontrée largement.
Parfois, on aimerait que la politique prenne un peu moins le pas…