Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
lundi 7 mars 2011
Il est temps que Jean-Luc Mélenchon brise le blocus de Cuba !
samedi 19 février 2011
Prendre en compte les loyers fictifs dans le système fiscal : qu'en pensez-vous ?
- Les auteurs se lancent d'abord dans une charge contre le système actuel d'allocations au logement, visant à aider les plus pauvres à louer leur résidence principale. Ces allocations sont aujourd'hui fonction des ressources mais aussi d'autres facteurs comme le type de logement, le lieu de résidence, le nombre d'enfants... Pour les auteurs, ce système permet une hausse constante des loyers et des déficits du système social, car, même si les pauvres restent pauvres, ils touchent de plus en plus d'aides en fonction des prix des loyers. Ils proposent donc de casser ce système et de remplacer cela par une allocation forfaitaire à tous les locataires dépendante de la zone géographique. Ainsi, les locataires ne perdraient rien en déménageant vers des logements moins chers et les loyers iraient à la baisse plutôt qu'à la hausse.
- Les économistes proposent ensuite d'inclure dans les revenus ce qu'ils appellent le "loyer fictif". Imaginons par exemple que tu sois, cher lecteur, propriétaire de ton logement. Tu n'as donc pas de loyer à acquitter et tu bénéficies de ton logement. Tu toucherais donc un "loyer fictif" qu'il faudrait inclure dans ton revenu pour compenser les inégalités avec les locataires qui paient, eux, un loyer réel. On déduirait de ce loyer fictif les intérêts d'emprunt pour ne pas pénaliser les accédants face aux propriétaires plus anciens. Pour les auteurs, cela aurait l'avantage de pousser les grands propriétaires qui préfèrent garder des logements vides à louer ou à vendre pour compenser l'arrivée de l'impôt, détendant un peu le marché du logement.
- Enfin, nos économistes se livrent à une charge contre la taxe foncière. Pour eux, cet impôt, qui rapporte pourtant beaucoup (16 milliards d'euros tout de même), s'appuie sur des textes trop anciens et frappe tout le monde par un forfait assez lourd, mettant en difficulté les accédants face aux propriétaires installés qui n'ont plus d'intérêts à acquitter. Les auteurs trouveraient assez cohérent de modifier cet impôt par un système ressemblant à celui de...l'ISF ! Il faudrait que cette taxe prenne en compte deux paramètres pour être juste : le prix réel de ce patrimoine et le niveau de dette des propriétaires. Ainsi, les auteurs espèrent faire payer les propriétaires héritiers plus que les classes moyennes accédantes sans soutien extérieur.
lundi 20 décembre 2010
Le "vote utile", un vote idiot par excellence.
jeudi 23 juillet 2009
De la situation actuelle du PS et des moyens d'en sortir.
Il y a d'abord eu les offensives de Manuel Valls. Franchement, cher lecteur, je ne te cache pas que je verrais bien ce cadre du PS aller au Modem ou à l'UMP, où il s'y trouverait très bien. J'ai été totalement estomaqué par l'interview qu'il a accordé à Libération le jeudi 9 juillet 2009, où il a indiqué, dès les premiers mots, qu'il ne croyait pas à la possibilité de socialiser (sûrement un synonyme de nationaliser, mais ce mot doit être trop dur à prononcer...) les moyens de production aujourd'hui. Cela montre d'abord que le sieur Valls est totalement ignorant de la situation actuelle de l'économie, alors que la droite n'hésite pas à nationaliser dans l'ensemble des pays développés dès que les intérêts des plus riches sont menacés. Cela montre ensuite qu'il n'y a pas d'échappatoire au système actuel selon ce cadre du PS.
La polémique sur le nom du parti est du même tonneau. Contrairement à ce que j'ai beaucoup lu, le fait de s'appeler « socialiste » a un vrai sens politique. Renier ce nom pour celui de social-démocrate signifie clairement l'abandon de toute une série de concepts auxquels les citoyens de gauche sont encore réellement attachés, comme l'idée de redistribution des richesses, de mise en commun des moyens de production ou de démocratie sociale. Les cadres du PS qui souhaitent changer le nom se placent forcément hors de ces champs politiques. On comprend alors qu'ils veuillent sortir de cette définition. Déjà que le vote PS est difficile, il ne manquerait plus grand-chose pour nous dégoûter définitivement de lui apporter nos suffrages.
Reste le pire, à mon sens : Ségolène Royal est sortie renforcée de cet épisode tragi-comique. Elle n'a, jusqu'à ce jour, jamais réussi à être crédible, et n'a pas cessé de participer à la déconfiture de son parti. Là, en se plaçant au-dessus de la mêlée, elle s'invente une rôle de sage qui pourrait la servir pour son futur leadership.
J'espère qu'on en arrivera pas là. Comme je l'avais déjà dit, je pense que le PS n'est plus viable du fait de son association entre une gauche sociale-libérale et une gauche étatiste et interventionniste qui ne peuvent plus travailler ensemble. De plus, le PS est davantage un parti d'élus cherchant à se faire réélire qu'un parti visant à transformer la société. Malgré les claques successives, le PS reste en l'état : peut-être qu'une défaite aux régionales lui ferait du bien, mais je doute de plus en plus de la capacité des dirigeants socialistes à sortir de l'ornière dans laquelle ils sont embourbés aujourd'hui.