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jeudi 28 avril 2011

Tu vas te prendre une fessée cul nu... Et moi je vais appeler le commissariat....

Une loi pour interdire les châtiments corporels envers les enfants?
C'est en tout cas ce que j'ai entendu à la radio ce matin. La loi n'est pas votée, ni même encore présentée mais elle serait dans les cartons...
Donc faites bien attention, papa, maman, à la prochaine fessée, moi, je porte plainte!
C'est vrai qu'aujourd'hui les gamins sont bien mieux éduqués qu'il y a 20-30-40 ou 50 ans, c'est indéniable...
On ne pourra bientôt plus choisir le nombre de feuilles de PQ à utiliser pour se torcher si ça continue.
C'est ridicule.

lundi 11 mai 2009

Définir une position sur les crimes passés de la France.

Régulièrement, sur ce blog mais aussi sur d'autres, nous avons eu des affrontements avec des contradicteurs nous accusant de réduire et de mépriser la France à cause de son passé historique. Cela est arrivé souvent sur des discussions sur le passé colonial, mais aussi sur l'occidentalisme plus récemment. A droite semble donc dominer l'idée que les personnes de gauche considèrent notre passé comme une tare, comme un poids, et que s'exprime en permanence un besoin de repentance face aux crimes passés de notre pays. On a même vu ressurgir, sur certains blogs, le terme d'« anti-France », que je croyais pourtant relégué dans les oubliettes de l'histoire. Il est d'ailleurs intéressant de constater que la bien-pensance est là de l'autre côté : « mais non, la colonisation n'était pas négative, et la France n'a pas à rougir de son passé. »

En fait, je crois que nos contradicteurs font une erreur fondamentale d'interprétation de nos modes de pensée. Personnellement, je ne me sens absolument pas coupable des crimes ou des idées débiles développées dans le passé. Certes, mes ancêtres ont parfois fait des bêtises. C'est le cas de la colonisation ou de la collaboration. Cependant, je n'étais pas là, et je n'ai donc pas à assumer quoi que ce soit sur ce sujet. De plus, je n'ai pas vécu cette période, mais je sais qu'une grande majorité des Français soutenaient l'idée d'empire colonial dans les années 1930, et que Pétain a été vu comme un sauveur, au moins durant la première année, par une ultra-majorité des Français. Je ne vois pas pourquoi j'aurais été différent à ce moment-là.

Par contre, nous avons à gérer ce passé historique, qui, parfois, a encore un impact sur la vie de notre pays aujourd'hui. C'est le cas de la colonisation. Je reste persuadé que le rapport des Français avec les immigrés de l'ancien Empire sont en lien avec ce passé colonial. Il subsiste dans notre inconscient collectif cette idée d'enfance de l'indigène, d'infériorité, que les Français doivent aider et éduquer. De même, le personnage du jeune de banlieue un peu sauvage me semble correspondre assez strictement à la définition que donnait Jules Ferry de l'œuvre civilisatrice de la France en 1885. Finalement, Jean-Pierre Chevènement, en employant ce magnifique terme de « sauvageon » en 1998, en parlant des jeunes des cités, nous rappelait la persistance de la pensée colonialiste dans notre beau pays, y compris à gauche : comment ne peut-on pas voir le lien avec le terme de « sauvage » qu'utilisait Montaigne.

Pour gérer ce problème, je crois qu'il faut totalement assumer notre passé. Si la France a commis des crimes, s'est comportée comme une grande puissance dominante qui a écrasé de nombreux peuples durant cette période, il faut tout simplement l'admettre ! C'est un fait historique, qu'il faut expliquer à nos enfants (pourquoi cela s'est-il produit ? Quel était le contexte idéologique ? Quelles résistances ?). De même, il faut montrer quelles idées et quelles valeurs se sont exprimées dans la collaboration, et lesquelles dans la réaction du général de Gaulle et des résistants. Il ne faut pas gommer ces actes : quand on aime quelqu'un ou quelque chose, on le prend en entier, dans sa totalité, avec ses qualités et ses défauts. La France, c'est la Révolution française et la colonisation. C'est la résistance et la collaboration. C'est la droite et c'est la gauche.

Par contre, ce qui provoque souvent ma réaction outrée, c'est la persistance des idées qui ont fondé ces crimes dans notre société. Finalement, il ne s'agit pas de faire de la repentance gratuite. Envers les anciens colonisés par exemple, il est important de rappeler, et ce même quand notre gouvernement va dans l'autre sens, que tous les Français ne partagent pas cette volonté de nier le passé historique de la France. Nous n'en avons pas honte, mais nous ne sommes pas prêts à laisser les choses se reproduire et perdurer.

Ce qu'il faut prendre en compte, c'est le passage du temps. Autant on peut saisir que les Français de 1880 aient pu être dominés par des raisonnements de puissance et racialistes concernant la colonisation. Autant il est totalement anormal que subsiste aujourd'hui dans notre société, alors que les idées ont avancé depuis, les mêmes valeurs et les mêmes idées. En assument nos actes passés, nous pouvons nous départir de ces idées, et passer à autre chose…

vendredi 20 février 2009

Et pendant ce temps, dans les universités...

Et pendant ce temps, alors que nous nous passionnons pour les différentes annonces du président de la République, le mouvement universitaire prend de l’ampleur.

Aujourd’hui, la manifestation parisienne a regroupé entre 15 000 (selon la police) et 30 000 personnes (selon les organisateurs). Cela fait maintenant trois semaines qu’un mouvement important est engagé. Certes, l’actualité en Guadeloupe cache maintenant cette grève, mais elle est significative. C’est la première fois depuis 1968 que les universités sont touchées par un tel mouvement.

Il y a dans cette grève plusieurs aspects :

  • D’abord, se pose la question du statut des professeurs d’université. Actuellement, ces collègues doivent partager leur temps de travail entre l’enseignement et la recherche. Cependant, certains souhaitent davantage se consacrer à la recherche. Le nouveau statut prévoit que les profs qui ne font pas de recherches soient obligés d’enseigner davantage, tandis que les autres pourraient faire uniquement de la recherche. Or, pour pouvoir garantir que l’on fait de la recherche, il faut publier dans des revues assez réduites en nombre, ce qui risque d’obliger de nombreux collègues, pourtant chercheurs, à augmenter le temps d’enseignement (très lourd en préparation à la fac) et à négliger la recherche.
  • La réforme du CAPES (l’un des concours de recrutement des enseignants du secondaire) inquiète aussi beaucoup, car elle met en place deux voies, après un master, pour accéder à l’enseignement : des fonctionnaires qui seraient de moins en moins nombreux, et des personnes ayant le master mais ayant échoué au CAPES, et qui pourraient être recrutés en contractuels par l’Éducation nationale. De même, ces nouveaux masters professionnalisants ne seraient plus connectés aux connaissances fondamentales, et feraient donc perdre des chercheurs potentiels aux universitaires. On pense aussi que le nouveau de compétences de ces enseignants serait moindre.
  • Enfin, la recherche souffre d’un manque chronique de financements publics en France. Le discours de Nicolas Sarkozy sur la recherche, pris par les chercheurs comme une marque profonde de mépris, n’a rien arrangé.
Aujourd’hui, les étudiants étaient apparemment nombreux dans le cortège. Ce soir, 250 d’entre eux occuperaient un amphithéâtre de la Sorbonne, entourée par un dispositif policier.

Ne perdons pas ce mouvement de l’œil, cher lecteur…

mercredi 7 janvier 2009

La cuisine à l'école

Billet très léger en ces temps douloureux, sanglants et "récessionnaires".
Hier soir, mon épouse regardant des mangas sur un youtube mangas japonais, je me suis mis devant ma télé et j'ai zappé entre le film de France 2 dont j'ai raté le début, plus de pub oblige, le navet de TF1, les diverses chaines d'actualité internationale du câble, j'ai finalement opté pour un grand moment de télévision... M6 et le chef Cyril Lignac qui enseigne la cuisine à des élèves de troisième afin de permettre de préparer un diner aux ministres Darcos, Bachelot et Barnier.
Le but ultime étant de prouver à Xavier Darcos l'utilité d'un cours de cuisine obligatoire à l'école.
Je sais, c'est impardonnable de perdre son temps devant ce genre de conneries, mais bon, ça arrive à tout le monde, et en plus j'en fais un billet...
Depuis mon retour du Japon, je suis marqué par notre manque de culture culinaire comparé à ce que j'ai vu là bas, moins d'un point de vue gustatif, que pour l'ensemble goût/santé.
J'ai déjà fait un billet sur la malbouffe en France, et j'avais alors émis l'idée d'instaurer des cours de diététique à l'école.
Cette émission a mis l'accent sur la cuisine, savoir faire à manger au lieu de se servir du micro-ondes ce qui est quelque peu différent de mon idée de départ mais les deux se rejoignent.
Notre société est composé d'une part croissante de familles mono parentales, ou de familles dont les 2 parents travaillent et n'ont donc plus le temps de préparer un repas de famille. J'ai peur que les nouvelles générations perdent le contact avec les aliments bruts, et n'envisagent l'alimentation que par le dégivrage et le réchauffage.
Mettre en place des cours de cuisine/diététique pour permettre aux jeunes de savoir s'alimenter correctement à un coût moindre et de manière équilibrée, me paraît aussi important que la pratique de l'éducation physique, le but recherché étant le même: le bien être corporel.
En conclusion, Xavier Darcos a dit que si l'idée était intéressante, il n'en était pas question pour l'instant...