Affichage des articles dont le libellé est salaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est salaires. Afficher tous les articles

mardi 31 mars 2009

Appel à la manifestation intersyndicale le 1er mai 2009.

Tiens, l'intersyndicale lance un appel à la manifestation inédit par son ampleur pour le 1er mai 2009.

Certains co-auteurs de ce blog avaient contesté l'usage de la grève pour manifester, lors du 29 janvier, pour bouger doucement ensuite. Là, pas besoin : tout le monde peut venir (privé et public, familles, retraités, jeunes...).

Alors, on manifeste ?

mercredi 11 mars 2009

Un salary cap pour les joueurs de foot?

Faut il plafonner le salaire des joueurs de foot?
C'est la question à un mini sondage que j'ai entrevu entre deux pages internet.
Évidemment, on pense tout de suite oui, un footeux ne mérite pas ces salaires astronomiques, il ne fait que taper dans un ballon, courir dans l'herbe et exciter les beaufs...
Ça pourrait être une citation de Fabrice...
En fait, le foot génère tellement de pognon, que d'un point de vue libéral, économique, je trouve absolument normal que l'élément central de ce business récolte une part substantielle du gâteau.
Quand à savoir si le foot mérite tout ce fric... Mérite ou pas, il le génère.
Le fric amène la merde, les agents pourris, les investisseurs pas nets, les joueurs d'affaire.
Le football est victime de son succès, c'est bien paradoxal, mais à force d'attirer les fans, les médias et donc le fric, il perd son essence sportive et risque à moyen/court terme de se coupe de sa base, comme en Angleterre où le prix des places de stades ont permis de remplacer les supporters d'origine par la petite bourgeoisie familiale...
Si l'on plafonne les salaires des joueurs, le fric ira ailleurs, dans la poche d'Abrahamovic et consorts, dans celles des agents...
Le football est l'expression même du capitalisme ultra libéral, il n'y aura pas de redistribution, le stadier continuera à toucher le smic.
Un salary cap à l'américaine permettra simplement de ramener le sportif un peu au centre en empêchant l'hégémonie de certains clubs très riches et défiscalisés. Mais je me doute que la plupart des lecteurs dont mes deux co-auteurs s'en tapent royalement...
Ceci dit, j'aurais quand même une idée...
Un salary cap pour tous les protagonistes du club et une redistribution d'une partie des revenus du club vers les fédérations de football, plus précisément vers le district des dits clubs. Toute une région serait récompensée par la réussite de son club phare, récompensée pour avoir su fournir des jeunes de talent.
On peut également imaginer une aide substantielle vers l'Afrique, gros fournisseur en footballeurs voyageurs.
Voilà, il y a beaucoup de choses à dire sur le foot, on ne peut pas tout dire dans un billet...

mercredi 4 mars 2009

A qui profite la baisse de la TVA dans la restauration ?

Je ne sais pas si tu as entendu, cher lecteur, mais la Commission Européenne vient d’annoncer que la TVA pourrait être réduite sur la restauration à 5,5%. Cela fait des années que les gouvernements français militent pour cette mesure, et Sarkozy doit jubiler d’avoir pu arracher cette vieille demande de Jacques Chirac.

Même si je déplore cette nouvelle coupe dans les recettes alors qu’on annonce pour 2010 un déficit public record, je dois dire que la réduction de la TVA, l’impôt le plus inégalitaire qui soit, ne me déplaît pas puisqu’elle devrait permettre aux plus démunis d’en bénéficier…quoique.

Ce matin, j’ai entendu sur France Inter le président du syndicat des restaurateurs annoncer sans se démonter que les prix ne baisseraient pas. Pourquoi ? A cause de la hausse des prix des matières premières.

Tiens, c’est drôle, parce que depuis six mois, ces prix se sont totalement effondrés. Le gars aurait dit cela il y a un an, j’aurai compris, mais là, franchement… Il doit y avoir quelque chose de complexe que je ne saisis pas.

Alors, on pourrait imaginer que ce profit supplémentaire permettrait une hausse de salaire ou des embauches, mais rien de tout cela n’a été évoqué.

Je te propose deux hypothèses :
  • Soit les restaurateurs en profitent pour s’accorder une hausse de profit. En temps de crise, cela peut se comprendre, mais est-il intéressant que l’État perde des recettes pour cela ? Et que se passera-t-il une fois la croissance revenue ?
  • Soit les restaurateurs continuent effectivement à payer leurs produits chers, et dans ce cas, c’est que quelqu’un d’autre se sucre sur notre dos. La grande distribution ? Les intermédiaires ? Dans ce cas, je vois encore moins pourquoi l’État financerait cela ?

Je suis peut-être mauvaise langue. Si tu as une autre explication cohérente, cher lecteur, n’hésite pas à nous la faire partager.

samedi 7 février 2009

Salaires, salaires et salaires

Je me pose quelques questions en ce samedi nuageux avant de commencer la descente de bières et autres aides à la décontraction...
Barack Obama gagne 400.000$ par an, il a décidé de plafonner les salaires des dirigeant d'établissements bancaires ayant reçu une aide de l'État à 500.000$ par an.
N'est-il pas étonnant que l'homme le plus puissant du pays, théoriquement ne soit pas en haut de l'échelle des rémunérations?
Je m'étais dit la même chose concernant le salaire des entraineurs de foot, devant se faire respecter par des gosses gagnant 5X plus qu'eux.
Je ne suis pas arrêté sur ce point, mais je pense que la personne qui dirige le pays, qui prend les risques, qui est en première ligne des foudres de la critique par les décisions qu'il prend et qui auront des répercussions sur tout le monde, devrait avoir un salaire parmi les plus haut.
Bien sûr, je ne souhaite pas un nivellement par le haut, ceux qui commencent à me connaitre sauront que je préférerais un nivellement par le bas, ou plutôt dans le cas de la France, par le milieu.
Entre les 240.000 € du président français et les millions des dirigeants de la Caisse d'épargne ou de la Banque populaire, on peut trouver un juste milieu...
C'est Aurélien qui a éveillé en moi ce soudain besoin de m'exprimer sur ce sujet.

Allez pour faire plaisir à Fabrice, un petit lien vers l'humanité pour les salaires de 2007 des dirigeants des banques françaises...

mardi 3 février 2009

Ah, ces sales pauvres qui ne consomment pas comme il faut.

En ce moment, nos analystes économiques sont en pleine forme. Partout, on peut lire une multitude de théories diverses et variées pour expliquer comment la crise économique va se dérouler, et ce qu’il faut faire, et surtout ne pas faire.

Parmi ces visions, il y a une antienne qui revient en permanence : l’idée que l’augmentation des salaires n’aurait aucun effet sur le processus de crise. Pourquoi ? Parce que les Français, ces imbéciles, se jettent, dès qu’on leur donne du pognon, sur les produits venant de l’étranger, au lieu de consommer bien de chez nous, et particulièrement sur les produits allemands et asiatiques. Patrick Devedjian n’a pas hésité à nous resservir cela ce matin sur France Inter.

Ce qui est vraiment intéressant là-dedans, c’est la logique du processus. Comme tu le sais sans doute, cher lecteur, 44% des Français touchent une somme égale ou inférieure au SMIC. Les autres ne sont pas forcément mieux lotis, puisque le salaire médian se montait à 1 484 € en 2004. Donc, lorsqu’on donne une petite somme à des salariés (contrairement aux riches qui épargnent), les pauvres consomment. Or, comme ils souhaitent obtenir le maximum de choses pour la somme obtenue, ils vont donc logiquement se ruer sur le moins cher.

Oh, les vilains pauvres ! Oh, lorsqu’ils ont un peu d’argent, ils achètent ce qu’ils peuvent seulement acheter avec ! Oh, ils ne se jettent pas sur la dernière Mégane mais achètent une pauvre Logan ! Oh, vraiment, ils sont vilains. En plus, ils creusent une balance commerciale déjà bien mal en point.

Cette vision-là est bonne pour la macroéconomie, et encore est-elle spécieuse. Le citoyen pauvre (ou de classe moyenne, vu la période) ne réfléchit pas comme cela. Il se dit que cela fait longtemps que ces capacités d’achat n’évoluent pas, qu’il est déjà endetté, et que les gens qui lui promettaient l’abondance se sont enrichis, que leur système s’est cassé et qu’ils sont toujours riches. Par contre, à lui, on refuse la petite augmentation de salaire qui lui éviterait de se dire que les temps sont durs, et en plus, on le menace dans son emploi, dans sa sécurité sociale même.

Pour pouvoir gérer la crise, nos élites ne doivent pas seulement faire de la macroéconomie. Ils doivent faire attention à ce qu’ils disent, et ne doivent pas laisser penser aux autres groupes sociaux qu’ils sont toujours les premiers à payer.

La grève du 29 janvier a été un premier coup de semonce. Attention aux retours de flamme dans les prochaines semaines.