Hier soir, certains d'entre vous ont dû voir la finale de ligue des champions de football, et par bonheur, pour une fois, les anglais n'ont pas gagné...
Mais là n'est pas le sujet, les amateurs de football se sont probablement autant régalés que moi devant la fluidité du jeu barcelonais. Une touche de balle, passes courtes, mouvement, technique impeccable, peu d'engagement physique, tout en finesse, un peu à contre courant de la direction actuelle du foot actuel, qui mise beaucoup sur le physique. Et cette culture du beau jeu perdure à Barcelone depuis les années 70' avec, à l'époque un Johann Cruyff à la baguette.
Étonnamment, au cours de ce match j'ai pensé au FC Nantes des décennies précédentes, jusqu'alors réputé, lui aussi pour son beau jeu atypique dans le championnat de France et pour sa formation exceptionnelle.
Maintenant je vais oser un paralèlle inattendu, mais quand le FC Barcelone ne déroge pas à ses principes historiques, le FC Nantes a, depuis une dizaine d'années décidé de se débarrasser de ses dirigeants fondateurs pour tenter de se lancer dans le foot business, recrutant à tort et à travers des pseudos stars, laissant de côté le jeu à la nantaise et la formation, avec le succès que l'on connait, c'est à dire deux descentes en ligue 2 en 3 ans...
Les connaisseurs me parleront de fiscalité, de différence de budget entre la France et l'Espagne rendant cette comparaison inapropriée, mais restons en France, et en France, Nantes est passé du status de très bonne équipe à celui d'une équipe médiocre.
Et là, je vais oser un paralèlle très inattendu...
Mais la France est en train de prendre un chemin comparable, nous nous lançons avec nos gouvernements successifs à la conquête d'un capitalisme libéral de plus en plus excessif qui au lieu de nous faire progresser nous rétrograde en queue de peloton européen.
Exit Léon Blum, exit le avancées sociales, bienvenu dans le monde du copiage outre atlantique.
Au lieu de continuer dans ce que nous avons lancé, au lieu de persister dans l'amélioration d'une type de société sont nous avons été les précurseurs, nous avons préféré, prendre un virage totalement différent et nous lancer dans la voie des plus riches, en ignorant nos valeurs culturelles historiques.
Alors ne vous méprenez pas, si je tiens un discours à la Fabrice, je ne suis pas pour autant devenu un social-communiste, je reste plutôt un bosseur qui se fout des 35h, des prud'hommes et autres spécialités françaises ayant survécu, mais je voulais simplement mettre le doigt sur cette évolution qui me parait à contre courant de ce que nous avons fait de mieux, c'est à dire, améliorer la vie du peuple.
La faute à qui? Aujourd'hui c'est clairement la faute à une gauche qui n'est plus, tout Nantes qui s'est réinventé club business, la gauche a abandonné ses principes fondateurs pour se lancer dans une pâle imitation de la droite, et une imitatation bien médiocre.
Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
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jeudi 28 mai 2009
vendredi 27 mars 2009
La Bourse c'est mal, caca!...
Longue journée de travail qui s'achève, longue journée de blogage qui s'achève.
Vous l'avez peut-être suivie, en tout cas, mon pote Fabrice et moi avons eu une discussion longue et passionnée (trop...) au sujet d'abord du système de retraite, ensuite des fonds de placement monétaires et finalement sur la société et notre structure économique.
Fabrice a réagi avec une fleur dans les cheveux en nous publiant un message de paix musical, je ne vais pas être aussi pacifique.
J'ai eu l'impression de me retrouver face à un mur anticapitaliste impénétrable.
Pourtant, je ne suis certainement pas un libéral capitaliste pur et dur, ceux qui lisent ce blog doivent commencer à avoir une idée sur mes orientations politiques et elles ne sont pas dans le libre échange et la dé-socialisation.
Mais cette position manichéenne que me montrait Fabrice aujourd'hui m'a déçu et énervé.
La Bourse c'est mal, en gros c'est le message subliminal qui m'est resté après nos échanges.
Peu importe ce qu'est la Bourse, à quoi elle sert, peu importe que tout, en Bourse, n'a pas la même fonction, peu importe que la Bourse gère nos petites épargnes, nos Livrets A, nos Plan d'épargne logement... C'est mal!
La Bourse, c'est mal, la Bourse provoque la faim dans le monde, et puis de toute façon tout va péter bientôt...
Je vous avoue que les arguments me manquent...
Pour être méchant avec mon pote, je dirais que son niveau de croyance anticapitaliste me rappelle un peu celui d'un ou deux islamophobes avec lesquels nous nous frictionnons régulièrement.
Si je partage cet espace d'expression et d'échange avec eux, s'ils sont mes amis, tâchez de nous différencier s'il vous plait, n'est-ce pas Didier...
Vous l'avez peut-être suivie, en tout cas, mon pote Fabrice et moi avons eu une discussion longue et passionnée (trop...) au sujet d'abord du système de retraite, ensuite des fonds de placement monétaires et finalement sur la société et notre structure économique.
Fabrice a réagi avec une fleur dans les cheveux en nous publiant un message de paix musical, je ne vais pas être aussi pacifique.
J'ai eu l'impression de me retrouver face à un mur anticapitaliste impénétrable.
Pourtant, je ne suis certainement pas un libéral capitaliste pur et dur, ceux qui lisent ce blog doivent commencer à avoir une idée sur mes orientations politiques et elles ne sont pas dans le libre échange et la dé-socialisation.
Mais cette position manichéenne que me montrait Fabrice aujourd'hui m'a déçu et énervé.
La Bourse c'est mal, en gros c'est le message subliminal qui m'est resté après nos échanges.
Peu importe ce qu'est la Bourse, à quoi elle sert, peu importe que tout, en Bourse, n'a pas la même fonction, peu importe que la Bourse gère nos petites épargnes, nos Livrets A, nos Plan d'épargne logement... C'est mal!
La Bourse, c'est mal, la Bourse provoque la faim dans le monde, et puis de toute façon tout va péter bientôt...
Je vous avoue que les arguments me manquent...
Pour être méchant avec mon pote, je dirais que son niveau de croyance anticapitaliste me rappelle un peu celui d'un ou deux islamophobes avec lesquels nous nous frictionnons régulièrement.
Si je partage cet espace d'expression et d'échange avec eux, s'ils sont mes amis, tâchez de nous différencier s'il vous plait, n'est-ce pas Didier...
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samedi 14 mars 2009
Travailleurs, restons fiers de notre travail !
Je voudrais revenir sur l’affaire Continental. Comme tu le sais sans doute, cher lecteur, l’entreprise a annoncé la suppression de nombreux emplois et la fermeture de l’usine que possède l’entreprise dans l’Oise. Le secteur souffre gravement de la chute des ventes de l’automobile consécutive à la crise du crédit.
L’exemple a frappé, bien plus encore que celui de l’affaire Total. En effet, les salariés de cette entreprise avaient accepté de remettre en cause leurs droits (35 heures et RTT) pour travailler 40 heures payées pareilles que 35 heures, dans le but de sauver leurs emplois. Les médias se sont gaussés, dans ce contexte de crise, de l’échec de cette stratégie : les salariés perdent leurs emplois comme avant, et sans aucun avantage gagné.
Pour moi, les salariés de Continental ont été victimes aussi d’une dégradation permanente menée par l’ensemble des corps médiatiques et élitistes, de la valeur du travail.
Quel était le discours de Continental ? "Globalement, votre travail est sans valeur réelle. Un ouvrier chinois ferait la même chose, et il travaillerait 20 heures de plus par semaine, sans nous ennuyer avec vos demandes permanentes car au moins, eux, ils n’ont pas de syndicats. Or, nous sommes bien gentils, nous avons une éthique, et nous vous proposons de conserver vos emplois en échange d’une remise en cause de vos droits qui préservera nos profits."
En soi, le deal a pu sembler séduisant à nos ouvriers de l’Oise, d’autant plus que les emplois industriels disparaissent depuis le début des années 1980. Cependant, au final, quel résultat ? Ils ont travaillé deux ans de plus à 40 heures, et maintenant, ils sont virés. Lorsque l’activité repartira, si Continental existe toujours, ouvrira sans doute un belle usine en Europe de l’Est ou en Chine, exploitant pour moins cher les ouvriers locaux.
Cette situation vient du fait que les personnes ayant des emplois peu valorisés par la société ont perdu toute fierté dans leur travail, et toute confiance en elles-mêmes. S’estimant encore chanceux d’avoir un travail, et voulant tout faire pour le conserver, ils étaient prêts à accepter beaucoup. Ce manque de fierté des travailleurs du bas de l’échelle, je le vois tous les jours dans les classes. De nombreux parents s’estiment totalement dévalorisées, et espèrent que leurs enfants seront médecins. Devant l’échec de leurs gosses, ils sont dans une honte terrible, pensant que leur enfant fera le même travail infâme qu’eux. Pourtant, sans tous ces boulots, comment notre société fonctionnerait-elle ? On ne peut pas faire tourner une société développée comme la nôtre avec des employés des services, des cadres et des fonctionnaires. Contrairement à ce qu’on nous dit souvent, nous sommes toujours dans une société industrielle, même si l'industrie ne ressemble plus à celle des années 1950.
Ce qui a changé, c’est simplement la localisation de nos industries employant des ouvriers peu qualifiés : maintenant, notre appareil productif est en Chine, où la merveilleuse société socialiste chinoise aide nos capitalistes occidentaux à maximiser leurs profits. Je ne vais pas blâmer Continental ni aucune autre entreprise de faire ces choix. Contrairement à d’autres, je trouve que cette situation est cohérente. Les entreprises capitalistes servent à dégager du profit pour des actionnaires, et les responsables sont ceux qui nous ont fait croire qu’une boite pouvait avoir une éthique autre que celle-là.
Le problème se localise plutôt au plan politique : ce sont nos gouvernements qui ont mis en place cet écrasement des plus faibles et des plus pauvres ici, et cette exploitation des encore plus pauvres là-bas. Ce sont nos hommes politiques qui ont choisi de ne plus agir de manière trop forte sur l'économie. Ce sont nos dirigeants qui préfèrent agiter la menace de l'immigré, du musulman ou de l'ouvrier chinois que d'assumer leurs responsabilités.
Ce processus touche même les classes moyennes. Je le vis tous les jours dans l’enseignement, où la dévalorisation permanente menée par les pouvoirs sur notre travail touche les collègues et finit par nous faire accepter beaucoup de choses, et encore avons-nous la protection de l'emploi qui nous permet de résister un peu. Cette crise devrait nous permettre de revenir là-dessus et de reprendre conscience que le politique reste au centre des choses.
Je sais qu’il est très difficile, dans un monde où tout le monde vous dit le contraire, d’être fier de son travail, mais je reste assez persuadé que c’est en étant fier de soi et de son ouvrage, quel qu’il soit, qu’on en arrive à la conscience sociale et à l’engagement dans des luttes. Le capitalisme est devenu plus libre parce que les plus faibles et les classes moyennes ont perdu leur fierté d’eux-mêmes et de leur utilité sociale. Le travail de reconquête doit commencer là.
Ah, si seulement, à gauche, on s’en rendait un peu compte…
L’exemple a frappé, bien plus encore que celui de l’affaire Total. En effet, les salariés de cette entreprise avaient accepté de remettre en cause leurs droits (35 heures et RTT) pour travailler 40 heures payées pareilles que 35 heures, dans le but de sauver leurs emplois. Les médias se sont gaussés, dans ce contexte de crise, de l’échec de cette stratégie : les salariés perdent leurs emplois comme avant, et sans aucun avantage gagné.
Pour moi, les salariés de Continental ont été victimes aussi d’une dégradation permanente menée par l’ensemble des corps médiatiques et élitistes, de la valeur du travail.
Quel était le discours de Continental ? "Globalement, votre travail est sans valeur réelle. Un ouvrier chinois ferait la même chose, et il travaillerait 20 heures de plus par semaine, sans nous ennuyer avec vos demandes permanentes car au moins, eux, ils n’ont pas de syndicats. Or, nous sommes bien gentils, nous avons une éthique, et nous vous proposons de conserver vos emplois en échange d’une remise en cause de vos droits qui préservera nos profits."
En soi, le deal a pu sembler séduisant à nos ouvriers de l’Oise, d’autant plus que les emplois industriels disparaissent depuis le début des années 1980. Cependant, au final, quel résultat ? Ils ont travaillé deux ans de plus à 40 heures, et maintenant, ils sont virés. Lorsque l’activité repartira, si Continental existe toujours, ouvrira sans doute un belle usine en Europe de l’Est ou en Chine, exploitant pour moins cher les ouvriers locaux.
Cette situation vient du fait que les personnes ayant des emplois peu valorisés par la société ont perdu toute fierté dans leur travail, et toute confiance en elles-mêmes. S’estimant encore chanceux d’avoir un travail, et voulant tout faire pour le conserver, ils étaient prêts à accepter beaucoup. Ce manque de fierté des travailleurs du bas de l’échelle, je le vois tous les jours dans les classes. De nombreux parents s’estiment totalement dévalorisées, et espèrent que leurs enfants seront médecins. Devant l’échec de leurs gosses, ils sont dans une honte terrible, pensant que leur enfant fera le même travail infâme qu’eux. Pourtant, sans tous ces boulots, comment notre société fonctionnerait-elle ? On ne peut pas faire tourner une société développée comme la nôtre avec des employés des services, des cadres et des fonctionnaires. Contrairement à ce qu’on nous dit souvent, nous sommes toujours dans une société industrielle, même si l'industrie ne ressemble plus à celle des années 1950.
Ce qui a changé, c’est simplement la localisation de nos industries employant des ouvriers peu qualifiés : maintenant, notre appareil productif est en Chine, où la merveilleuse société socialiste chinoise aide nos capitalistes occidentaux à maximiser leurs profits. Je ne vais pas blâmer Continental ni aucune autre entreprise de faire ces choix. Contrairement à d’autres, je trouve que cette situation est cohérente. Les entreprises capitalistes servent à dégager du profit pour des actionnaires, et les responsables sont ceux qui nous ont fait croire qu’une boite pouvait avoir une éthique autre que celle-là.
Le problème se localise plutôt au plan politique : ce sont nos gouvernements qui ont mis en place cet écrasement des plus faibles et des plus pauvres ici, et cette exploitation des encore plus pauvres là-bas. Ce sont nos hommes politiques qui ont choisi de ne plus agir de manière trop forte sur l'économie. Ce sont nos dirigeants qui préfèrent agiter la menace de l'immigré, du musulman ou de l'ouvrier chinois que d'assumer leurs responsabilités.
Ce processus touche même les classes moyennes. Je le vis tous les jours dans l’enseignement, où la dévalorisation permanente menée par les pouvoirs sur notre travail touche les collègues et finit par nous faire accepter beaucoup de choses, et encore avons-nous la protection de l'emploi qui nous permet de résister un peu. Cette crise devrait nous permettre de revenir là-dessus et de reprendre conscience que le politique reste au centre des choses.
Je sais qu’il est très difficile, dans un monde où tout le monde vous dit le contraire, d’être fier de son travail, mais je reste assez persuadé que c’est en étant fier de soi et de son ouvrage, quel qu’il soit, qu’on en arrive à la conscience sociale et à l’engagement dans des luttes. Le capitalisme est devenu plus libre parce que les plus faibles et les classes moyennes ont perdu leur fierté d’eux-mêmes et de leur utilité sociale. Le travail de reconquête doit commencer là.
Ah, si seulement, à gauche, on s’en rendait un peu compte…
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mardi 27 janvier 2009
Une petite grève avant d'aller bosser?
Bientôt nous aurons le droit à une grève...
Une belle grève, pas une grève de fonctionnaires pour fonctionnaires, non, une grève de tous contre la situation de plus en plus précaire de notre société.
Apparemment, 69% des français soutiennent cette grève... Moi je soutiens que la situation est pourrie et qu'il faut faire quelque chose, mais une grève?
A l'instar de Rubin, pour d'autres raisons, je ne vois pas en quoi le fait d'arrêter de bosser pour montrer son mécontentement va améliorer une situation, qui se dégradera de toute façon.
Ou est-ce peut-être le début d'une révolution?
Veut-on changer de système économique, foutre en l'air le capitalisme libéral et mettre en place un système de partage, d'égalité?
Je ne crois pas, les seuls capables de soutenir une grève longue sont toujours les mêmes, ceux qui ne peuvent pas se faire virer, et au bout du compte on arrive toujours au même résultat, négociation entre syndicats et patronat pour préserver ou octroyer certains privilèges à cette catégorie de travailleurs.
Ne vous méprenez pas, je ne tiens pas le discours habituel de la droite visant à diviser le pays entre privilégiés et non privilégiés, je suis pour le changement, le système actuel ne me convient pas.
Mais si l'on parle de grève, j'aimerais un jour que ceux qui mènent une grève de grande ampleur, ceux qui la mènent à chaque fois, et bien j'aimerais qu'ils aient des revendications nationales, générales, qu'il aident à amorcer un changement radical de la société, auquel cas ils seront peut-être soutenus par les toujours dindons de la farce, ceux qui vont au boulot en stop ou à pied.
Faites grève, revendiquez au nom de tous et ne vous écrasez pas dès que l'on vous aura donné ce que vous voulez.
Une belle grève, pas une grève de fonctionnaires pour fonctionnaires, non, une grève de tous contre la situation de plus en plus précaire de notre société.
Apparemment, 69% des français soutiennent cette grève... Moi je soutiens que la situation est pourrie et qu'il faut faire quelque chose, mais une grève?
A l'instar de Rubin, pour d'autres raisons, je ne vois pas en quoi le fait d'arrêter de bosser pour montrer son mécontentement va améliorer une situation, qui se dégradera de toute façon.
Ou est-ce peut-être le début d'une révolution?
Veut-on changer de système économique, foutre en l'air le capitalisme libéral et mettre en place un système de partage, d'égalité?
Je ne crois pas, les seuls capables de soutenir une grève longue sont toujours les mêmes, ceux qui ne peuvent pas se faire virer, et au bout du compte on arrive toujours au même résultat, négociation entre syndicats et patronat pour préserver ou octroyer certains privilèges à cette catégorie de travailleurs.
Ne vous méprenez pas, je ne tiens pas le discours habituel de la droite visant à diviser le pays entre privilégiés et non privilégiés, je suis pour le changement, le système actuel ne me convient pas.
Mais si l'on parle de grève, j'aimerais un jour que ceux qui mènent une grève de grande ampleur, ceux qui la mènent à chaque fois, et bien j'aimerais qu'ils aient des revendications nationales, générales, qu'il aident à amorcer un changement radical de la société, auquel cas ils seront peut-être soutenus par les toujours dindons de la farce, ceux qui vont au boulot en stop ou à pied.
Faites grève, revendiquez au nom de tous et ne vous écrasez pas dès que l'on vous aura donné ce que vous voulez.
jeudi 27 novembre 2008
Les SDF, rentrez chez vous!
Je vais faire court.
Les SDF commencent sérieusement à nous emmerder, déjà ils nous coûtent du fric, ils nous demandent du fric, à manger ou un ticket resto quand on passe à côté d'eux, ils puent et quand ils prennent une place assise sur les quais de métro on ne peut (veut) pas profiter des deux places adjacentes.
Nous, on bosse dur, on ne se plaint pas (ou presque), on nous donne rien, mais on y arrive, ils doivent vraiment le faire exprès!
Et l'hiver venu ils commencent à mourir dans la rue, et on nous balance de la culpabilité à tout va.
Heureusement Boutin nous a pondu une sacré bonne idée... On le oblige à dormir dans des centres, assistance à personne en danger oblige, comme ça, on peut dormir tranquilles dans nos lits douillets, on peut regarder les infos et voir les gens crever loin de chez nous, ça va mieux quoi!
Mais voilà que j'entends à la radio que c'est pas une bonne idée, que leurs chiens ne sont pas acceptés en centre, qu'ils veulent garder leur libre choix. Qu'est-ce qu'il ne faut entendre! Les gentils libéraux capitalistes au pouvoir veulent aider et on les envoie chier, c'est à n'y rien comprendre...
J'ai juste une remarque, mon ami vit à Pantin dans un vieil immeuble de 5 ou 6 étages. La plupart des portes des appartements de cet immeuble sont scellées, je lui ai donc demandé ce qui ce passait. Il m'a dit que l'immeuble était préempté par la mairie et que la municipalité attendait que les gens se barrent ou cassent leur pipe. La première fois que je suis allé chez lui, c'était en 2004, mais ça durait déjà sûrement depuis longtemps.
Alors au lieu de nous pondre des idées à la con tout juste bonnes à enlever la culpabilité de notre bon peuple privilégié, que nos gouvernants aient de BONNES idées pour une fois.
Y'en a vraiment marre de ces initiatives démagogiques de merde! Rien dans le slip en haut, comme toujours et comme partout d'ailleurs!
Récupérons l'immobilier vide, traitons les pauvres, SDF ou pas, avec dignité, humanité, ça me dégoûte, cette soi-disant bienveillance. On aide quand ça coûte rien, que ça emmerde personne.
En ce moment je suis chaud, je ne sais pas pourquoi...
Les SDF commencent sérieusement à nous emmerder, déjà ils nous coûtent du fric, ils nous demandent du fric, à manger ou un ticket resto quand on passe à côté d'eux, ils puent et quand ils prennent une place assise sur les quais de métro on ne peut (veut) pas profiter des deux places adjacentes.
Nous, on bosse dur, on ne se plaint pas (ou presque), on nous donne rien, mais on y arrive, ils doivent vraiment le faire exprès!
Et l'hiver venu ils commencent à mourir dans la rue, et on nous balance de la culpabilité à tout va.
Heureusement Boutin nous a pondu une sacré bonne idée... On le oblige à dormir dans des centres, assistance à personne en danger oblige, comme ça, on peut dormir tranquilles dans nos lits douillets, on peut regarder les infos et voir les gens crever loin de chez nous, ça va mieux quoi!
Mais voilà que j'entends à la radio que c'est pas une bonne idée, que leurs chiens ne sont pas acceptés en centre, qu'ils veulent garder leur libre choix. Qu'est-ce qu'il ne faut entendre! Les gentils libéraux capitalistes au pouvoir veulent aider et on les envoie chier, c'est à n'y rien comprendre...
J'ai juste une remarque, mon ami vit à Pantin dans un vieil immeuble de 5 ou 6 étages. La plupart des portes des appartements de cet immeuble sont scellées, je lui ai donc demandé ce qui ce passait. Il m'a dit que l'immeuble était préempté par la mairie et que la municipalité attendait que les gens se barrent ou cassent leur pipe. La première fois que je suis allé chez lui, c'était en 2004, mais ça durait déjà sûrement depuis longtemps.
Alors au lieu de nous pondre des idées à la con tout juste bonnes à enlever la culpabilité de notre bon peuple privilégié, que nos gouvernants aient de BONNES idées pour une fois.
Y'en a vraiment marre de ces initiatives démagogiques de merde! Rien dans le slip en haut, comme toujours et comme partout d'ailleurs!
Récupérons l'immobilier vide, traitons les pauvres, SDF ou pas, avec dignité, humanité, ça me dégoûte, cette soi-disant bienveillance. On aide quand ça coûte rien, que ça emmerde personne.
En ce moment je suis chaud, je ne sais pas pourquoi...
vendredi 21 novembre 2008
Incohérences du capitalisme actuel
Allez, je partage avec vous une petite incohérence bien connue mais qui mérite d'être écrite, car vraiment injuste.
- Le prix du pétrole augmente, le prix à la pompe augmente, et vite, les tours opérators font payer le surplus carburant.
- Le prix du pétrole baisse significativement, le prix à la pompe baisse, lentement, certains tours operators continuent à faire payer le surplus carburant.
- Les grosses sociétés font des bénéfices, le salaire de l'employé reste identique, les actionnaires sont contents.
- Les grosses sociétés sont en difficultés, l'employé se fait virer, les actionnaires sont moins contents, mais ils sont là.
- On a besoin de quelques milliards pour financer le RSA... Niet, on a le trou de la sécu, on fait payer 1e de plus.
- On besoin de beaucoup plus de milliards pour le monde de la finance, on les trouve.
C'est très simplifié, mais bizarre, vous ne trouvez pas?
- Le prix du pétrole augmente, le prix à la pompe augmente, et vite, les tours opérators font payer le surplus carburant.
- Le prix du pétrole baisse significativement, le prix à la pompe baisse, lentement, certains tours operators continuent à faire payer le surplus carburant.
- Les grosses sociétés font des bénéfices, le salaire de l'employé reste identique, les actionnaires sont contents.
- Les grosses sociétés sont en difficultés, l'employé se fait virer, les actionnaires sont moins contents, mais ils sont là.
- On a besoin de quelques milliards pour financer le RSA... Niet, on a le trou de la sécu, on fait payer 1e de plus.
- On besoin de beaucoup plus de milliards pour le monde de la finance, on les trouve.
C'est très simplifié, mais bizarre, vous ne trouvez pas?
vendredi 14 novembre 2008
La bonne crise?
Cette crise longuement et largement débattue, analysée, décortiquée a-t-elle au moins un mérite?
Et bien, même si elle me met des bâtons dans les roues professionnelles et que je souhaite, bien sûr, qu'elle n'eût jamais été, les diverses réflexions que je peux lire ça et là, me font plaisir.
On parle de capitalisme, de libéralisme, du système financier actuel, et ce ne sont pas les NPA et autres ex-communistes ou alter mondialistes qui en parlent, ils n'ont jamais cessé de le faire, c'est le peuple, les radios, les télés, tout le monde se pose la question sur notre système actuel.
J'ai entendu cette phrase ce matin sur ma radio préférée:
"Le communisme n'a pas marché, mais le capitalisme, ça ne peut plus durer, il faudrait trouver un truc entre les deux"
Je ne souhaite pas un rejet total et unilatéral du capitalisme, je suis un enfant du capitalisme et j'ai vécu heureux jusqu'à aujourd'hui dans ce système. Le capitalisme actuel n'est pas LE capitalisme, il a eu des formes différentes depuis le début du 20è siècle, alors j'ai espoir que la crise actuelle permettra de trouver une forme de capitalisme moins libérale, moins inégale, permettant un nivellement des richesses une homogénéisation mondiale.
Je suis dans l'utopie, mais j'insiste sur le fait que ce but utopique ne passe pas forcément par une révolution économique et sociale radicale, mais qu'il doit être possible de trouver un compromis entre le système d'aujourd'hui et le collectivisme tel que le souhaite Besancenot.
Je vous invite à écouter Frédéric Lordon sur ce lien, très intéressant et abordable.
Et bien, même si elle me met des bâtons dans les roues professionnelles et que je souhaite, bien sûr, qu'elle n'eût jamais été, les diverses réflexions que je peux lire ça et là, me font plaisir.
On parle de capitalisme, de libéralisme, du système financier actuel, et ce ne sont pas les NPA et autres ex-communistes ou alter mondialistes qui en parlent, ils n'ont jamais cessé de le faire, c'est le peuple, les radios, les télés, tout le monde se pose la question sur notre système actuel.
J'ai entendu cette phrase ce matin sur ma radio préférée:
"Le communisme n'a pas marché, mais le capitalisme, ça ne peut plus durer, il faudrait trouver un truc entre les deux"
Je ne souhaite pas un rejet total et unilatéral du capitalisme, je suis un enfant du capitalisme et j'ai vécu heureux jusqu'à aujourd'hui dans ce système. Le capitalisme actuel n'est pas LE capitalisme, il a eu des formes différentes depuis le début du 20è siècle, alors j'ai espoir que la crise actuelle permettra de trouver une forme de capitalisme moins libérale, moins inégale, permettant un nivellement des richesses une homogénéisation mondiale.
Je suis dans l'utopie, mais j'insiste sur le fait que ce but utopique ne passe pas forcément par une révolution économique et sociale radicale, mais qu'il doit être possible de trouver un compromis entre le système d'aujourd'hui et le collectivisme tel que le souhaite Besancenot.
Je vous invite à écouter Frédéric Lordon sur ce lien, très intéressant et abordable.
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