C'est fini, on n'en parle plus, c'est dépassé, faut arrêter de remuer la merde.
On devrait inventer un jour de fin de la Shoah, parce que y'en a marre de pleurnicheries et des excuses qui servent comme excuses aux massacres des arabes par les vilains sionistes.
On doit pouvoir se moquer des juifs, on devrait avoir le droit d'être antisémite, merde, on a bien le droit d'être islamophobe!
Le pire, c'est que je ne suis même pas en train de délirer, je ne fais que concentrer ce que j'ai pu lire comme conneries parmi les commentaires sur
ce billet de Rubin. Et encore, j'en passe car il y a certaines choses que je me refuse à écrire.
A celui qui a perdu quelqu'un de cher, vous direz qu'il est tant de passer à autre chose et d'arrêter de pleurnicher comme une gonzesse.
A celle qui s'est faite violer vous raconterez peu ou prou la même chose.
Je tiens des propos choquants?
Ils sont à la mesure de ce qu'on prend sur la gueule quand on ose être outré par certains propos antisémites.
Oui, la génération Shoah est agée.
Mais une personne de confession juive ne pourra jamais oublier que l'Europe d'Hitler a cherché à éliminer son peuple.
Il ne peut pas ignorer non plus que cette menace est brandie quotidiennement par une puissance quasi-nucléaire.
Il ne peut pas non plus oublier que ce qui appartenait dans les années trentes aux juifs, ne leur appartient plus mais est venu enrichir les banquiers suisses.
Non, il ne peut pas l'oublier.
Alors je sais que je cherche la merde avec ce coup de gueule, même si je ne récolterai peut-être que l'indifférence, mais je voudrais juste dire que ce n'est pas le rôle du français, du suisse ou de l'allemand de dire quand le devoir de mémoire pour la Shoah sera révolu, absolument pas. Faut pas déconner, c'est quand même pas celui qui est responsable qui décide quand il peut cesser de se repentir maintenant??!!
Donc, permettez moi de continuer à vomir sur celui dont la mémoire est courte, celui qui se permet de s'affranchir tout seul du mal fait par ses aïeux.
Car j'ai bien peur que les cycles continuent à se répéter, plus ça va, plus j'en ai peur.