Affichage des articles dont le libellé est croissance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est croissance. Afficher tous les articles

mercredi 4 novembre 2009

Erosion des salaires due à la crise économique, pour la deuxième année consécutive.

«La détérioration continue des salaires réels à l’échelle mondiale soulève de fortes interrogations quant à la véritable étendue du redressement économique, notamment si les gouvernements abandonnent trop tôt leurs plans de relance. La déflation des salaires prive les économies nationales de la demande dont elles ont tant besoin et nuit gravement à la confiance»

Ce n'est pas moi qui le dit, mais le Bureau International du Travail. Le rapport est à consulter ici.

lundi 20 avril 2009

L’économie financière redémarre : et on refait de vieilles recettes dans de vieux pots…

En lisant ce texte du Gaulliste libre, je découvre quelques articles du Monde concernant l'état de notre économie, et particulièrement celui-ci sur les banques américaines. Bénéficiant de l'énorme financement de l'État américain, les banques sont en train de renouer avec des profits, assez mirobolants par ailleurs. De plus, le journal nous indique que ces mêmes banquiers ont bien fait de licencier rapidement et massivement, puisqu'ils ont ainsi réussi à dégager de la marge pour rebondir.

Deux victimes de la crise apparaissent ainsi :

  • Les salariés d'abord ont payé l'ajustement de l'ensemble du système économique, alors qu'ils n'étaient pas responsables des décisions d'orientation de leurs dirigeants. Cela a commencé par les banques, puis se poursuit maintenant dans l'économie réelle.
  • Les États, c'est-à-dire nous, les gens qui ne bénéficient pas de l'enrichissement récent de l'économie, vont bientôt devoir payer les factures des énormes crédits faits aux entreprises, et particulièrement aux banques.

Au total, on est bien dans la socialisation des pertes et dans la privatisation des profits. En plus, l'économie semble donner des signes de redémarrage, ce qui signifierait que le système n'évoluerait pas.

Pourtant, contrairement au Gaulliste libre, je pense que le système ne peut pas réellement redémarrer comme avant, du fait de l'énorme taux d'endettement des États comme des ménages. Les entreprises ne peuvent plus espérer vendre massivement maintenant sans recourir à des hausses de salaire et à une meilleure répartition capital-travail des revenus. Si on reste dans la situation actuelle, l'économie ne pourra pas redémarrer comme elle l'a fait les années précédentes, car nos capacités d'endettement sont à leur maximum. N'oublions pas non plus que la croissance récente s'est faite massivement sur l'immobilier, et je ne vois pas comment ce secteur redémarrerait avec les mêmes recettes que les années précédentes, d'autant plus que la hausse des impôts va bientôt suivre, d'une manière ou d'une autre, réduisant nos possibilités d'endettement…

Je ne veux pas être pessimiste, mais je crains que l'économie réelle ne redémarre pas aussi vite que cela, malheureusement pour l'ensemble des salariés...