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mardi 21 septembre 2010

Allez cours, cours!

Sur le même thème de l'égalité hommes/femmes...
Le professeur Braun rappelle que toutes les études ont prouvé qu'il était bien plus difficile pour une femme que pour un homme de mincir, question de métabolisme : quand elles font de l'exercice, leur taux d'insuline dans le sang chute et celui des « hormones de l'appétit » grimpe, alors que rien de tout ça ne se passe dans les veines masculines.
Ca va encore être de notre faute, je le sens...
A part ça, l'article explique que l'exercice seul ne fait donc pas maigrir, mais qu'il faut bien changer les habitudes alimentaires...
Beaucoup de gens sauteront sur l'occasion pour jeter leur short aux ordures, ils feraient mieux d'apprendre à manger.
En tout cas, en matière de santé, la vérité évolue au fil du temps.
Enfin, la logique devrait quand même prévaloir.

dimanche 14 mars 2010

Les Moscars

Bon, une petite rigolade de dimanche matin avec les Moscars de Moscato.
Je ne peux faire qu'un lien, mais les expressions françaises revues et corrigées par nos sportifs interviewés sont vraiment exceptionnelles...

samedi 6 mars 2010

No Domenech Day : on virerait le bonhomme, mais les idées...

Depuis le succès du "No Berlusconi Day", une initiative a été lancée en France d'organiser un "No Domenech Day". Au départ, j'ai adhéré à l'idée, en me disant que toute initiative visant à ennuyer l'entraineur ne pouvait être que positive. Je reste tout à fait persuadé que la politique de Domenech est un vrai danger pour notre pays, et je ne vais surtout pas me priver du projet d'une belle manifestation.

Mais je doute du succès réel de ce mouvement. On peut tout à fait admettre tous les mauvais côtés de la personnalité de notre entraineur, mais il y a trois réserves fortes qu'il faut énoncer avant de se lancer.

Tout d'abord, il est évident que Domenech ne démissionnera pas, sauf s'il pense que la pression est très forte, ce qu'une simple manifestation ne suffira pas à dire. En Italie, Berlusconi n'a pas cillé. Nous irons donc manifester et puis nous rentrerons chez nous, et l'entraineur sera toujours là.

Ensuite, la focalisation sur la personne de l'entraineur risque d'oblitérer la nécessité d'un véritable travail idéologique de l'équipe de France pour contrer les idées de la Fédération Française de Football et non pas l'entraineur lui-même.

Car la troisième réserve est bien là : si l'entraineur part, qui aura-t-on à la place, et avec quel programme ? Il y a tout de même un fort risque de se retrouver avec un autre entraineur mettant en valeur les mêmes idées et appliquant les mêmes politiques.

Alors, manifester contre Domenech, pourquoi pas, mais en sachant bien que nous avons aussi à préparer une véritable alternative idéologique et footballistique crédible. Sans cela, on pourra toujours manifester et même virer l'entraineur, mais on restera dans la même situation.

Manifestons et travaillons ! Le véritable "No Domenech Day" se déroulera en juin 2010, et il ne faut pas l'oublier.

PS : Je suis prêt à m'associer à un texte commun de l'ensemble de la blogosphère dénonçant la personnalisation du débat et appelant à attendre l'échéance de la coupe du Monde.

lundi 4 janvier 2010

Paris vs Dakar

Le Paris-Dakar, je m'en fous complètement, je ne vais pas commencer à verser une larme de pitié pour les gamins écrasés, ou pour la pollution générée par cet événement, je laisse les véritables bisounours s'en charger.
En fait, il y a une dizaine d'année, j'ai fait un Paris-Bamako, ça tape moins qu'un Dakar, mais en 504 Break et 404 plateau, c'est un peu plus aventureux.Les gens que j'accompagnais étaient/sont des grands baroudeurs, spécialement de l'Afrique, et lorsque nous quittions le sud du Maroc avec la caravane de traverseurs de désert européens, je me souviens qu'ils se marraient bien de voir les Espagnols (me demandez pas pourquoi Espagnols...) dans leurs 4X4 tout décorés d'autocollants, qui galéraient à traverser les premières dunes avec leur bolides, quand mes deux comparses le faisaient avec des caisses de 30 ans.Et là, la discussion sur le Dakar a commencé. J'avais affaire à 2 amoureux du Dakar de ses débuts, le Dakar de l'aventure, du danger, celui qui n'avait ni GPS, ni Hélicoptères de combat, ni méga organisation, mais celui qui était plus une espèce de voyage aventure encadré et agrémenté d'une course pour les professionnels. Car en fait, la beauté de cette course, ça n'était pas la course en elle-même, mais plutôt les petits, les particuliers qui réalisaient leur rêve en participant à la course mythique. Aujourd'hui, nous assistons à une course super encadrée, médiatisée, mais qui a perdu son charme authentique, un troupeau de bolides qui foncent dans le désert vers la prochaine étape.
Quand nous avions, à l'époque pris la route du désert, nous n'étions pas les seuls dans des vieilles caisses, je découvrais alors une activité professionnelle absolument fantastique consistant à aller revendre les bagnoles trop vieilles pour la belle Europe à des Africains qui leur donneraient une seconde jeunesse. Prime à la casse.
Les mecs finançaient ainsi leur voyage. J'ai l'impression que le monde a de moins en moins de rêves d'aventures accessibles à offrir. Le sac à dos s'est répandu comme une trainée de poudre dans les années 90', et pour éviter les circuits mainstream, il faut vraiment se creuser les méninges.
Soit on opte pour le (pseudo) danger, Iran, Birmanie, Afrique, soit on va faire le guignol en Arctique (bonjour Monsieur le porte-feuille). L'homme civilisé occidental a bientôt pris possession de tous les joyaux accessibles de la Terre pour les pourrir de sa présence. Les choses évoluent et comme le Dakar n'est plus qu'une course médiatique, le voyage devient un billet d'avion + hôtel dans de plus en plus d'endroits du monde.

samedi 25 avril 2009

Arena a pulvérisé le record du monde!!!

Alain Bernard vient de pulvériser le record du monde de natation du 100 mètre nage libre en passant sous les 47 secondes.
Cette annonce ne vous parle pas vraiment, à la limite, vous vous dites que c'est bien, un français qui éclate les records, qui rafle les titres. Ben oui, pourquoi pas.
La natation doit conjuguer avec des progrès technologiques historiques, les équipementiers sportifs tels qu'Arena ou Speedo ont développé des combinaisons révolutionnaires qui améliorent très sensiblement les performances sportives, plus que cela elles influencent les techniques de nage et les entrainements des nageurs.
Ces combinaisons contiennent des substances favorisant la flottaison, ce qui favorise des nageurs ayant une masse musculaire importante. L'entrainement devient de plus en plus axé sur la musculation que sur la technique même.
Vous allez me dire que c'est la même pour tout le monde, mais à partir du moment où certains gabarits sont favorisés par rapport à d'autres, les règles du jeu sont faussées.
Je ne dis pas que la hiérarchie est totalement bouleversée par cette avancée technologique, mais probablement qu'au sein des 10 premiers, le classement serait différent si les athlètes nageaient en string.
Plus important à mes yeux, c'est la valeur d'un record du monde battu un nombre incalculable de fois depuis 2008.
Pour moi, un record du monde, quelque soit le sport doit être quelque chose d'infranchissable, un sommet que l'on met un carrière à atteindre, ou à ne jamais atteindre. Mais battre un record du monde de la spécialité reine de la natation en demi-finale d'un championnat de France...
C'est un peu étrange...
C'est un peu le phénomène des records des nageuses de l'ex-RDA pendant les années 80', sauf que cette forme de dopage technologique n'est ni dangereuse, ni interdite.
Enfin, la validation de ce dernier record se fait toujours attendre...
Par un pur hasard, j'écoutais la radio quand Alain Bernard a nagé, et lors de la présentation des nageurs, les commentateurs insistaient tout autant sur l'identité des nageurs que sur leur combinaison:
Alain Bernard ligne d'eau n° tant, combinaison Arena
Untel , ligne d'eau n° tant, combinaison Speedo
Et c...
Ça me rappelle dangereusement la formule 1 où les pilote gagne... quand il conduit la bonne voiture.
Alors on en vient au problèmes posé par l'avancée technologique dans notre société, et plus particulièrement dans le sport.
D'aucuns diront que l'on ne peut pas aller contre le progrès, que c'est la logique des choses.
Pour ce qui du sport, je me pose en vieux réac' et je souhaite que les mecs sautent à l'eau en string, histoire de vérifier si la différence est réelle.
Sur ce thème, Nounours se pose quelques questions

lundi 16 février 2009

L'Espagne risque de payer des années d'inaction contre le racisme dans les stades européens.

Cher lecteur, comme tu le sais peut-être, l’Espagne est candidate à deux grandes compétitions sportives internationales qui auront lieu dans les prochaines années : les jeux olympiques de 2016 (avec Madrid) et la coupe du monde de football de 2018.

J’ai eu l’occasion de lire un article écrit par un de mes cousins ici concernant cette question. L’auteur rapporte que l’Espagne pourrait bien être menacée, malgré des résultats sportifs récents très positifs, par les comportements des supporters espagnols dans les stades. En effet, il semble que l’habitude de hurler sa haine des sportifs de couleur soit devenu récemment de plus en plus commune.

Le racisme dans les stades est loin d’être une nouveauté. Il a touché, à différentes périodes, tous les pays européens occidentaux. Certes, ce sont souvent les hooligans anglais qui dominent dans les esprits, mais l’Allemagne, l’Italie et la France ont régulièrement connu des incidents de ce type. Tout le monde se souvient de l’insultante banderole contre les Ch’tis déployée au Stade de France par un groupe de supporters du PSG. Les joueurs noirs sont aussi régulièrement victimes des comportements racistes des supporters. Nos députés, plutôt que de se demander si les joueurs doivent chanter la Marseillaise, devraient plutôt s’intéresser aux chants très particuliers de certains supporters.

Cependant, cela justifie-t-il d’empêcher l’Espagne d’accueillir ces compétitions internationales ?

Certes, on peut apparemment reprocher à l’État espagnol de se refuser à prendre la mesure du problème, et de lui demander d’assurer un minimum de sécurité et de respect aux joueurs de couleur. On se doit aussi de réclamer des clubs qu’ils luttent contre les comportements stupides de certains de leurs supporters.

Cependant, lorsqu’on voit la liste des autres candidats à ces deux compétitions, on peut légitimement s’interroger. Pour les JO, Madrid est opposée à Tokyo, Chicago et Rio de Janeiro, trois villes qui se situent dans des pays où le racisme est bien présent. La situation est identique pour la Coupe du Monde, voire même pire, puisque les concurrents de l’Espagne sont justement l’Angleterre, les États-Unis, la Russie, le Japon, l’Australie et le couple Belgique-Pays-Bas. Si les instances sportives internationales doivent choisir un pays sans racisme dans ces listes, autant organiser les JO en Antarctique et la World Cup au Manitoba !

Franchement, cher lecteur, on se fiche du monde. Depuis des années, les racistes et les néofascistes occupent les stades européens. Les autorités, y compris le CIO et la FIFA, ont longtemps renâclé à lutter contre ces phénomènes. Les stades ont aussi le désavantage de préserver l’anonymat des racistes qui se lancent dans les insultes. Cependant, sanctionner l’Espagne, si cela provoquerait un électrochoc dans la classe politique européenne (vu les sommes énormes en jeu), viserait surtout à se rattraper de toute une période d’inactivité coupable sur le sujet.

L’Espagne risque donc bien d’être la victime de 40 ans de racisme dans tous les stades européens.

Ce qui serait drôle, c’est que la Coupe du Monde de 2018 se déroule finalement en… Angleterre !

dimanche 5 octobre 2008

Il faut assumer nos responsabilités : l'exemple de l'équipe de France de football.

En sortant hier soir, j'ai découvert, cher lecteur, cette affiche disséminée dans le métro parisien. Il s'agit d'une publicité pour le prochain match de l'équipe de France de football, qui aura lieu le 14 octobre 2008. Elle nous appelle à soutenir l'équipe de France. Elle a été financée par la Fédération Française de Football (FFF).

Sur le moment, j'ai réagi avec une certaine incrédulité. L'emploi du terme "reconstruire" laisse à penser que toute l'équipe de France est à reconstruire, alors qu'il s'agit plutôt de l'intérêt du public et de la confiance de nos concitoyens envers elle. Le vocabulaire me fait penser à la "Reconstruction" de l'après-guerre : on est quand même pas dans une telle situation.

Faisons un petit retour en arrière, lors de la dernière coupe d'Europe de football. Durant cette compétition, notre équipe nationale cale en poule, ne parvenant pas à gagner un seul match. On attribue cette piètre performance au départ de Zidane, à l'arrogance des joueurs français. Me remémorant les matchs, j'ai plutôt eu le sentiment que notre équipe avait raté le train de l'évolution de ce sport. L'équipe de France a appliqué la recette qui nous avait permis de remporter la coupe du monde en 1998 et la coupe d'Europe en 2000, mais qui avait aussi réussi à la Grèce lors de la coupe d'Europe de 2004 : une défense très solide, un milieu de terrain redistributeur et une attaque assez réduite mais qui marque lorsqu'elle a un ballon dans les pieds. Cette stratégie a bien marché pendant une période, même si le jeu était assez chiant, et il a permis de menacer des équipes très offensives mais faibles défensivement, comme le Brésil par exemple (en 1998 et en 2004).

Or, en 2008, il est apparu que les équipes européennes avaient changé. L'Espagne présentait un visage hyper-offensif, avec un jeu très ouvert : ça marquait et ce n'était pas chiant. Au contraire, la défense française était en baisse de forme, et l'attaque ne suivait pas. Personnellement, je ne parviens pas à incriminer complètement les joueurs. Je crois qu'il y a eu un gros problème de stratégie, et que l'ensemble du staff se devait de se remettre en question.

Là, le soir de la dernière défaite, Raymond Domenech a focalisé l'agressivité de tous avec sa demande en mariage à Estelle Denis. Sur le moment, cela m'a bien fait rigoler, et j'ai trouvé qu'il y avait là une forme de dédain pour la presse et de rejet des critiques du public qui ne manquait pas de panache. Cependant, cela avait un sens s'il y avait une démission derrière, ce qui ne fut pas le cas. Le sélectionneur focalise maintenant la contestation des joueurs, la haine des supporters et le mépris de l'ensemble de la population française intéressé par le football.

Pour moi, cette situation bizarre focalise la tendance actuelle de l'ensemble de nos concitoyens de ne plus assumer leurs responsabilités sur rien. Dans ma culture, lorsqu'une situation grave se présente pour un groupe, une entreprise, un service public, une équipe, il est nécessaire d'essayer de comprendre les causes du problème. Parfois, l'équipe parvient à se ressouder autour du chef et à surmonter ses difficultés. Parfois, le chef doit démissionner pour permettre à l'équipe de repartir, pour sauver le groupe. Or, de plus en plus, les chefs se refusent à jouer ce rôle. En France, depuis François Mitterrand en 1986, plus aucun chef ne démissionne en cas de défaite électorale, préférant faire sauter le piston du premier ministre. De même, les chefs de grandes entreprises sont certes parfois virés, mais avec des parachutes dorés qui les dédouanent de leurs responsabilités.

L'équipe de France est dans cette situation : un chef décrédibilisé et une équipe qui ne parvient pas à se ressouder autour de lui, un public indifférent voire agressif. Avec une situation pareille, comment "reconstruire" ? Comment redevenir numéro un ? Franchement, je ne sais pas, et les membres de cette équipe vont devoir trouver de sacrées ressources. Finalement, cette campagne de pub ne manque pas de sel...

lundi 15 septembre 2008

Armstrong is back

Quel bonheur!
J'ai appris vendredi que Sieur Lance Armstrong allait participer au Tour de France de cyclisme 2009.
Je vous rappelle un petit peu, Sieur Lance a donc gagné 7 fois de suite la grande boucle après avoir failli mourir d'un cancer des testicules en 1996, selon ses dires il aurait perdu 1 ou 2 kilos et serait donc reparti pour gagner son premier tour en 1999 après un an d'arrêt.
Jusque là, c'est beau, la belle histoire d'un mec qui a vaincu le cancer et triomphé de manière inégalée (et inégalable) dans le sport le plus dur.
Et pourtant... Il a été contrôlé positif au corticoïdes en 1999, avant de présenter un certificat médical à postériori. Il aurait dû être suspendu mais ne le fut pas.
Il a dit avoir collaboré avec le docteur Ferrari, personnage ayant comparé l'EPO à du jus d'orange et condamné en 2004 à 1 an de prison pour fraude sportive et exercice abusif de la profession de pharmacien.
Il réussit également à écarter du peloton Christophe Bassons (sorte de Jacques Glassmann du cyclisme), ne supportant pas ses prises de position anti-dopage.
Il y eu également une jolie histoire avec son assistant personnel entre 2002 et 2004, Mike Anderson. Mike Anderson a trouvé chez Sieur Armstrong une boîte de stéroïdes et se fait licencier sur le champs. Pour avoir refusé de signer une clause de confidentialité, il est attaqué en justice par Sieur Armstrong avant de contre attaquer et finalement trouver un arrangement grâce au bon vieux pognon (pas Ronald...).
Bon jusqu'ici, on se dit qu'il n'a pas l'air très sympa, le patron du peloton, mais rien de bien tangible, ni de bien méchant...
Mais en 1995, le journal l'Equipe annonce que 6 échantillons d'urine de Lance Armstrong, prélevés en 1999, contenaient de l'EPO.
En 1999, on ne pouvait pas encore détecter l'EPO, mais le laboratoire de Châtenay-Malabry conserve les échantillons même si Armstrong était à l'abri d'une condamnation. En effet on ne pouvait pas faire de contre expertise sur l'un des échantillons positifs condition sine qua none à une suspension pour dopage.
Face à ces accusations, Armstrong nous sort le grand jeu, très à la mode en ces temps d'anti-américanisme et anti-bushisme (ils sont potes!) français, il nous sort donc le coup de la conspiration!
Armstrong n'est pas aimé en France, on n'aime pas les tricheurs, mais on n'aime pas trop les vainqueurs non plus, c'est vrai.
Donc il remet en cause la compétence du laboratoire de Châtenay-Malabry et même son intégrité. Logique, en France on cherche à le détruire, le pauvre petit Armstrong, on est des méchants anti-américains... La conspiration vous dis-je... On a voulu lui faire payer la guerre en Irak...
Le dossier est étudié par une commission d'enquête indépendante commandée par l'UCI, mais cette commission a essentiellement travaillé sur la forme et non sur le fond, donc aucune décision sur le fait qu'Armstrong se soit dopé ou non en 1999. C'est mieux de ne pas savoir, ça aurait fait tâche.
Bon, quoi qu'on en pense, le cas Armstrong est pour le moins controversé, son attitude au sein du peloton, celle d'un dictateur qui pouvait décider de chasser un coureur si celui ci ouvrait sa gueule (Bassons), tout comme sa position très souple vis à vis du dopage ne plaident pas pour un tapis rouge en célébration de son retour.
Ce qui me bluffe, moi, pauvre petit amateur de cyclisme télévisuel, c'est que je me souviens d'Armstrong du début des années 90', il n'était pas bon, rouleur, sprinteur, lâché en montagne... Et le revoilà, après avoir frôlé la mort, à écraser la concurrence comme jamais auparavant... Etonnant!

Aujourd'hui, le Tour de France se lave difficilement, lentement, mais sûrement de sa merde, il éjecte régulièrement les dopés, exclue les équipes douteuses et intensifie les contrôles.
Le peloton est pour la première fois en accord avec ses mesures, il n'y a plus à avoir peur du grand méchant loup, et chacun exprime sa volonté de purifier ce sport.
Le peloton roule moins vite, personne ne domine vraiment, on a l'impression que ça va mieux.
Et au moment où l'on commence à reprendre espoir, voilà l'autre qui se pointe pour nous remettre dedans, c'est déprimant. On a mis 3 ans à l'oublier, et il revient, mais pourquoi?
Pas pour le fric, il est riche à millions...
Peut être pour faire chier les français...
Peut être parce qu'il s'ennuie dans son ranch Texan...
La version officielle c'est qu'il veut faire prendre conscience aux gens du fléau qu'est le cancer...

Voilà, le foot français a son Domenech et dans un autre registre, le cyclisme n'arrive pas à se débarrasser de son Armstrong.