Le 1er mai, alors que je venais de me mettre dans la file de ma boulangerie favorite pour acheter notre pain quotidien, le client se trouvant devant moi voulut se montrer sympathique à l'égard de la caissière et lui déclara, avec un ton plaintif : "Ah, vous, vous êtes obligée de travailler le 1er mai."
La réponse de la commerçante fut cinglante : "Ah non ! Nous, on n'est pas socialiste !"
Il y a de quoi être interloqué, car lorsqu'on vient chercher son pain, on ne s'attend pas à ce que la marchande vous balance ses idées politiques à la figure, d'autant plus dans une commune où 60% de la clientèle a voté à gauche lors des dernières élections. C'est déjà un certain mépris à l'égard des autres salariés de la boulangerie qui auraient peut-être bien aimé rester au lit ce jour-là et profiter d'un beau jour férié, mais qui ont préféré rester au travail pour payer les traites ou pour permettre à leurs enfants de partir en vacances. C'est d'autant plus simpliste que la symbolique du 1er mai est loin de se limiter aux socialistes.
Ce positionnement est d'autant plus bizarre dans une logique commerciale. Normalement, l'argent n'a pas d'odeur. Pour un commerçant, que son client soit de gauche ou de droite, du moment qu'il paie, quelle importance ? Ce qui compte, c'est qu'il laisse les 0,85 € de sa baguette ou les 1,75 € de son pain complet...
Ah oui, cher lecteur, si tu es en province, tu vas peut-être réagir en lisant ces tarifs. Certes, le niveau de vie à Paris est plus élevé, mais cela n'explique pas ces prix, d'autant plus que les prix du grain ont nettement diminué depuis le krach de 2008. A l'évidence, il n'y a pas que dans sa volonté de travailler le 1er mai que ma boulangère n'est pas socialiste...
La réponse de la commerçante fut cinglante : "Ah non ! Nous, on n'est pas socialiste !"
Il y a de quoi être interloqué, car lorsqu'on vient chercher son pain, on ne s'attend pas à ce que la marchande vous balance ses idées politiques à la figure, d'autant plus dans une commune où 60% de la clientèle a voté à gauche lors des dernières élections. C'est déjà un certain mépris à l'égard des autres salariés de la boulangerie qui auraient peut-être bien aimé rester au lit ce jour-là et profiter d'un beau jour férié, mais qui ont préféré rester au travail pour payer les traites ou pour permettre à leurs enfants de partir en vacances. C'est d'autant plus simpliste que la symbolique du 1er mai est loin de se limiter aux socialistes.
Ce positionnement est d'autant plus bizarre dans une logique commerciale. Normalement, l'argent n'a pas d'odeur. Pour un commerçant, que son client soit de gauche ou de droite, du moment qu'il paie, quelle importance ? Ce qui compte, c'est qu'il laisse les 0,85 € de sa baguette ou les 1,75 € de son pain complet...
Ah oui, cher lecteur, si tu es en province, tu vas peut-être réagir en lisant ces tarifs. Certes, le niveau de vie à Paris est plus élevé, mais cela n'explique pas ces prix, d'autant plus que les prix du grain ont nettement diminué depuis le krach de 2008. A l'évidence, il n'y a pas que dans sa volonté de travailler le 1er mai que ma boulangère n'est pas socialiste...