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vendredi 23 mars 2012

Que la vraie campagne commence!!

Ça y est, on la redoutait, on l'attendait, on la devinait, la bataille est lancée.
On oublie les thèmes de campagne secondaires comme l'emploi, la crise ou le logement et on se replonge dans ce qui importe vraiment!
La sécurité, le terrorisme, l'islamisme, voilà ce qui fait bouger, avancer la France.
Personne ne veut entendre les candidats exposer leurs futiles projets de société, nous on veut du lourd, on veut être protégés, on veut un président fort, rassurant, dur et juste!
Et pour réussir à choisir celui capable de remplir ce rôle primordial, il nous faut une campagne digne de ce nom, une vraie campagne pendant laquelle on réagit au quart de tour, on propose, on s'invective, on s'accuse, on promet du muscle!
Il nous faut aussi des médias (et des blogueurs...) dignes de ce nom, pas des pseudo-politologues ou je-ne-sais-quoi-logues qui ne feraient qu'analyser et débattre stérilement. Non, il nous faut du vrai journaliste, du Rioufol, du BFM TV!
Je veux qu'on nous parle de Merah, je veux voir les photos de ses vacances dans les pyrénées en Août 2004, je veux voir les photos du profil facebook de sa copine, je veux entendre les interviews des voisins de chez sa grand mère, de ses potes de l'école primaire.
C'est la France que j'aime, la France intellectuelle et intelligente portée par des élites politiques d'un niveau inégalé.

mardi 18 mai 2010

Liberté contre sécurité : évaluons le coût et les avantages.

Rubin, un camarade blogueur libéral et par ailleurs très agréable convive, a une énorme qualité : faire des billets très courts qui, s'ils suscitent parfois le rejet ou l'agacement, ont souvent le mérite de faire réfléchir.

Ce n'est pas le cas de celui-ci, traitant du rapport souvent conflictuel entre sécurité et liberté, avec bien évidemment les grandes questions sur la place de l'État qui se trouvent derrière.

Personnellement, contrairement à Rubin semble-t-il, je suis toujours très agacé par tous les contrôles effectués dans les aéroports, mais je les subis sans râler si tout le monde y passe. Je suis d'autant plus énervé lorsque je suis le seul à fasciner le douanier qui m'ausculte, alors que je suis quelqu'un respecte les lois et qui ne s'amuse pas à passer des produits en fraude ou à embarquer des explosifs à bord d'un avion.

Un des commentateurs de Rubin le rappelle : la sécurité est un sentiment. Certes, les mesures de sécurité peuvent avoir tendance à nous rassurer. On se dit, lorsqu'on enlève nos chaussures, que décidément, là, aucun terroriste ne pourra faire passer une bombe par là.

Cependant, l'histoire nous rattrape vite et nous apprend une chose claire et simple, que nous devrions tous méditer : les politiques de sécurité ont toujours un train de retard sur ceux qui souhaitent commettre un attentat. Certes, on empêche un copieur de répéter son attaque, mais on n'empêche pas un innovateur d'agir. De même, on n'est pas à l'abri des défaillances éventuelles des contrôles et des négligences de certains. Enfin, il faut accepter qu'on ne peut tout maîtriser, et que malgré toutes les bonnes volontés, nous pouvons manquer de chance et tomber dans un accident voire un attentat.

Comment, alors, estimer qu'une restriction de liberté est acceptable ? Je crois qu'il faut vraiment se pencher sur la notion d'une comparaison coût-avantage. Évaluons systématiquement les effets positifs et négatifs d'une mesure. Pour moi, les questions débiles du douanier américain ont un avantage nul et devrait disparaître car elles sont profondément humiliantes. Il en est de même de la mise sous sac scellé des liquides avant de monter dans l'avion. Par contre, on peut parfaitement accepter que les services de police fassent des recherches sur leurs passagers, du moment que des règles claires sont énoncées. Le scan des bagages ne me choque pas non plus, tant qu'on n'ouvre pas une valise sans avertir le passager et hors de sa présence, sauf danger immédiat et avéré.

Cependant, nous devrions toujours passer notre temps à remettre en cause ces entorses aux droits de l'homme. Un danger peut avoir disparu par exemple, une menace ne pas exister. Nous ne pouvons pas nous contenter de l'acceptation définitive d'une nouveauté. Lorsque nos autorités se permettent de jouer avec nos droits fondamentaux, la vigilance doit être permanente et pointilleuse.

vendredi 22 mai 2009

Contre le mur, les mains en évidence, éloignez vous de votre cartable immédiatement!!!

La nouvelle vieille idée de Monsieur Darcos, encore un peu plus de képis pour arrêter cette vague de criminalité qui s’abat sur la pauvre France…
Ca me donne envie d’arrêter le blog, ce genre d’idées démagos et inefficaces balancées en période électorale.
Je suis mauvaise langue, Nicolas Sarkozy gère très bien la délinquance depuis 7 ans, la répression et les flics c’est tellement efficace qu’on n’en parle plus de la criminalité.
Ah si, j’oubliais, elle a baissé la délinquance nous a-t-on rabâché il y a quelques semaines, mais malheureusement l’atteinte aux personnes a elle augmenté…
Et oui, les chiffres, on peut jouer avec, se foutre de la gueule des gens…
Donc, on veut appliquer cette règle du flic qui fouille les gosses qui sont des fouteurs de merde reconnus, au moins le gamin pourra s’habituer dès son plus jeune âge à ce type de traitement.
Aucune réflexion de fonds, juste une réaction à l’actualité médiatique qui va dans une direction que je ne veux pas admettre pour notre société.
Au rythme ou on va, dans quelques années, je ne suis plus en France.
A quoi servent ces merdes dirigeantes au pouvoir ?
A faire bander le vieux connard réactionnaire dans le fin fond de son bled paumé qui se réjouit de savoir la racaille passé un peu plus au karcher ?
Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire, d’ailleurs j’ai tendance à vouloir les voir en chier pendant leur cursus scolaire et petits Zivas ou autres délinquants en herbe, mais pas comme ça! Pas une espèce de mesurette à la va vite!
Pourquoi n’existe-t-il pas un véritable dialogue avec les profs et éducateurs d’établissements ou quartiers à risque ?
J’aimerais vraiment qu’on écoute ceux qui connaissent le problème, les jeunes et qui sont le mieux placés pour apporter des solutions, pas une espèce de costard cravate qui va se jeter sur les sondages pour savoir si ton idée à eu bonne échos !
Pourtant je suis de bonne humeur ce matin… Bizarre cet accès de fureur.