mercredi 20 janvier 2010

Air France KLM va faire payer les gros!

Ce matin, la radio m'annonçait que Air France KLM allait faire payer aux personnes obèses nécessitant deux sièges passager, 75% du deuxième siège.
Je vois les associations de défense des gros en tout genre crier leur indignation devant une telle discrimination.
Va-t-on prendre le tour de taille des gros pour savoir s'il doivent payer plus?
Va-t-on créer des catégories selon les types de gros?
Je vais probablement énerver mes 2 compères, mais je ne suis absolument pas choqué par cette décision de la compagnie aérienne.
Je pose les questions suivantes:
Doit-on faire payer quelqu'un à cause d'un handicap pathologique?
Je dirais que non.
L'obésité est-elle un handicap pathologique?
Pas toujours.
Ou alors il y a une épidémie de l'autre côté de l'Atlantique...
Je suis d'avis que les personnes ayant un véritable problème de santé les rendant obèse se voient attribuer une espèce de certificat officiel (tout comme la personne hanidcapée) lui permettant de bénéficier d'aménagements ne lui coûtant rien.
Mais le bouffeur invétéré, qu'il paye.

mardi 19 janvier 2010

Où est l'idéologie sioniste?

A défaut d'être particulièrement actif sur la blogosphère ces derniers temps, je continue tout de même à me documenter sur les sujets me tenant à coeur.
Je suis tombé sur cet article paru dans Haaretz nous expliquant comment le manque d'idéologie affaiblissait le sionisme.
Les anglophones liront peut-être, les autres tant pis.
Le mot idéologie me dérange souvent, il est souvent associé à des mouvements, des périodes noires de l'humanité. Sans remonter trop loin, la première me venant à l'esprit est l'idéologie nazie.
Pourtant l'idéologie à la base de tout projet de société, on commence par une idéologie pour mettre en place une société idéale.
Si l'on met de côté le côté religieux, l'idéologie entourant le sionisme de ses débuts, ayant permis par exemple, la création de Kibbutz, est fondée sur le groupe ; tous les biens sont mis en commun, le travail et l’aide réciproque, les prises de décisions démocratiques, le travail et l’égalité.
C'est beau, on y a crû, on voudrait encore y croire, et pourtant, il n'en reste plus grand chose dans l'Israël d'aujourd'hui.
Les guerres, la peur, ont éliminé le rêve qui accompagnait les premiers arrivants pour laisser place à une réalité qui s'est malheureusement adaptée aux réalités violentes de l'Etat d'Israël. La où règne la violence, il n'y a point de place pour le rêve.
La perte des ambitions nées au tout début de l'histoire du pays est à mon avis la plus grande victoire des ennemis de la Paix, détruire l'espoir, détruire l'ambition d'une société meilleure c'est pourrir les racines du pays.
Les uns remettent en cause la colonisation de leur terre par les juifs en s'appuyant sur la ferveur religieuse, les autres occultent le rêve pour se focaliser sur l'idéologie religieuse devant mener à un grand Israël. Les deux parties mènent des politiques vouées à l'échec. On ne bâtit pas sur du sang et des guerres, on ne fait que pourrir des générations entières.
Au fil de mes rencontres avec israéliens, palestiniens voyageurs, j'ai longtemps entretenu l'espoir qu'une nouvelle génération puisse mettre en péril vers cette inexorable descente vers plus de sang, plus de peur. Je pensais que cette nouvelle génération ayant vécu à l'étranger, aimé l'Inde, le calme, la fête, pourrait redonner un souffle nouveau et remettre en cause cette politique destructrice mise en place par Likoud, Kadima ou les travaillistes depuis la mort de Rabin...
J'ai le sentiment de m'être trompé.
J'espère que non.

mercredi 13 janvier 2010

La réforme des retraites nous promet de belles empoignades.

Même si on commence à peine à percevoir le débat, les prochains mois vont être fortement occupés par la question des retraites. "Encore ???", vas-tu dire, cher lecteur ? Mais oui. Le président a décidé de prendre de l'avance sur le calendrier établi par la loi Fillon, en demandant au COR de rédiger un nouveau rapport sur les moyens de remettre à l'équilibre les comptes de la CNAV, qui sera remis au Parlement à la fin du mois de janvier. Ce débat aura lieu en pleine période d'élection régionale, et sera sans doute marqué par la volonté de Sarkozy d'en finir le plus vite possible, pour préparer les présidentielles de 2012 dans les meilleures conditions possibles pour lui.

Lors d'un récent sondage, les Français semblaient s'exprimer clairement concernant leur volonté sur leur futur retraite, en indiquant à 64% vouloir quitter le travail le plus tôt possible, soit en cotisant davantage, soit en baissant le niveau de pension. Voilà qui devrait convaincre ceux qui s'imaginent que les relations au travail sont merveilleuses en France qu'on en est très loin. Ce phénomène est sans doute accru par le chômage de longue durée, très important chez les plus de 57 ans.

Or, le Figaro a tenté de manipuler ce sondage en affirmant que les Français étaient prêts à un recul de l'âge du départ à la retraite (alors que seuls 34% des sondés s'expriment dans ce sens). Mardi, Xavier Darcos a commencé à dire que le gouvernement s'orientait plutôt vers un recul de l'âge légal de départ à la retraite. En clair, notre gouvernement, comme il le fait régulièrement et dans tous les domaines, se prépare à une réforme qui va remettre en cause des droits sans sauver le système pour autant. La seule annonce positive consisterait à inclure la pénibilité dans le calcul de la durée de cotisation, mais sans élément précis pour l'instant.

Il existe pourtant de nombreuses propositions sur la table concernant nos retraites. On pourrait d'abord se demander pourquoi on ne s'attaque toujours pas à la multiplicité des régimes existants pour les fondre en un seul, rendant à la fois le suivi des dossiers plus simple, rationalisant les coûts et surtout, mettant toutes les professions dans le même système solidaire.

D'autre part, d'autres systèmes sont proposés, comme le système de compte notionnel, avancé régulièrement à droite mais aussi par l'économiste Thomas Piketty à gauche, et appliqué actuellement en Scandinavie.

Enfin, si les Français sont prêts à une hausse de cotisation, pourquoi est-ce inacceptable à envisager ? Comme dans d'autres débats, il est évident que le mépris du citoyen domine encore. Il est dommage, si l'idée n'est pas pertinente, qu'on ne prenne la peine ni de dire pourquoi, ni même de le dire tout court.

Au moins peut-on espérer que les grandes difficultés des fonds privés de retraite dans certains pays occidentaux ne ramèneront pas les systèmes individualistes (et gérés par les assurances) sur la table des négociations...

Divorce, fidélité, mariage et religions

Ce matin, j'ai vaguement pensé au billet que je suis en train d'écrire, mais je ne pensais pas vraiment le publier.
Pourtant, mon ami Fabrice m'a gentiment fait remarquer que l'un de nos derniers ajouts à notre blogroll était un poil trop religieux à son goût. C'est comme cela que j'en suis venu à lire ce billet dénonçant l'abus de divorce de notre société actuelle.
En fait mon propos n'est pas forcément axé sur le divorce, mais je profite du sujet pour me lancer.
Nous vivons dans un monde où nos religions monothéistes nous dictent comment aimer. On doit donc trouver l'âme sœur, se marier et vivre ensemble heureux jusqu'à ce que mort nous sépare.
Il y a bien ceux qui ne se marient pas, mais je suis persuadé qu'ils tendent quand même à partager leur courte vie avec celle qu'ils auront choisie.
Faire survivre un couple au fil des années et se faisant, garder une certaine notion de bonheur dans ce couple, c'est difficile, je dirais même que cela n'est pas naturel.
L'homme se satisfait généralement du statu quo tout en ayant tendance à désirer d'autres femmes tandis que la femme est plutôt dans une recherche d'amélioration du conjoint, du couple (je raccourcis, ne me tombez pas sur le coin de la gueule pour ça).
En gros, si on laisse aller, on se retrouve souvent avec un mari trompeur, ou au moins vivant ouvertement son égoïsme et une femme délaissée.
Je suis marié, et nous n'en sommes pas du tout là, tout comme beaucoup d'entre vous vivent certainement les choses différemment, toutefois je mets au défi quiconque d'affirmer que maintenir la flamme pendant 20-30-40 ans est une chose aisée.
Je pense que le couple éternel est une invention de nos diverses Églises monothéistes, on nous parque à deux, on nous fait faire des gosses et bosser pour les nourrir, mais sans cette force mystique nous poussant à vivre de la sorte, le ferions-nous?
Pourquoi la fidélité est à la base d'un couple aujourd'hui? Pourquoi commençons-nous seulement à mettre en avant le plaisir sexuel après des siècles d'interdictions bibliques?
Je ne suis certainement pas un libre amoureux, mais je me demande si notre monde ne se porterait pas mieux si l'on n'était pas aussi rigide, si nos consciences ne nous interdisaient pas la plupart des choses que l'on souhaite en amour, en sexe.
Nemo nous explique que l'on s'éloigne de l'amour vrai, nous abandonnant à notre égoïsme humain, mais quand allons-nous enfin nous défaire de cette emprise religieuse qui nous dicte tout sans même qu'on en soit vraiment conscient !?

dimanche 10 janvier 2010

Mano Solo est mort.

Parce que je préfère faire des hommages à des personnes que j'aime vraiment, voici une belle chanson de Mano Solo, chanté avec les Frères Misère, en 1996, dans un album qui a un peu vieilli (les chansons sur Chirac et Le Pen, quoique Fabrice ne va sans doute pas être d'accord) mais qui me donne toujours la pêche.

Comment la sagesse populaire, exprimée dans les bistros de la Seine Saint-Denis, permettrait aux journaux de sortir moins de dossiers sans intérêt...

"- Ben, c'est l'hiver, quoi !"

jeudi 7 janvier 2010

Non mais sans rire!

Il existe des patrons qui aiment voir au sein de leur entreprise des gens heureux de venir passer la journée à la faire tourner, des patrons qui bien souvent sont capables de faire confiance, déléguer, et qui sur les résultats.
Il existe énormément de types de patrons, et j'ai envie aujourd'hui, de parler des patrons qui sont allergiques au rire.
Ca fait sourire, et pourtant, j'en ai connu quelques uns pendant ma courte carrière professionnelle, ceux qui interdisent tout bonnement la marrade, et poussent des gueulantes phénoménales quand on se sent trop bien et qu'on le montre, et d'autres que le rire met mal à l'aise.
Le patron dictateur, je le trouve assez simple à vivre, on accepte le fonctionnement ou on se casse, mais au moins, on sait à qui on a affaire, le deuxième larrons, il est plus vicieux, il ne gueule pas, il ne fait pas de remarques sur la bonne humeur allergénique, mais on le sent, il n'aime pas cela.
Il veut probablement voir ses employés concentrés, les yeux rivés sur leur boulot, le sandwich dans une main et l'autre sur la souris pendant la pause de midi...
Et pourtant, jamais n'ai-je aussi bien bossé que lorsque j'était heureux de venir au taf...
De toute façon, je pense que des résultats positifs restent un mystère pour cette typologie de boss. Peut-être lui souffre-t-il pour réussir, peut-être n'est-il pas capable de bosser avec le sourire et il part donc du principe que le boulot ne peut être que bâclé lorsqu'on se marre trop...
Ce qui est sûr, c'est que plus le rire est déconseillé, plus je me marre, c'est mécanique, et tant que les résultats sont là, je me sens bien!