Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !
lundi 9 novembre 2009
La chaine des 3 premiers billets... Quelle chaine de merde!
Le libéralisme d'outre mer
Depuis que j'ai commencé à bloguer en allant, main dans la main avec Fabrice, me fritter avec les libéraux, je note que les forces en place n'ont pas vraiment varié. C'est un peu la Guerre des étoiles politique, d'un côté, la Force avec l'inamovible et sa cour, de l'autre, le Côté Obscur avec ses variantes plus ou moins réactionnaires.
Très souvent les opinions se sont heurtées à une vision différente de l'humanité, j'étais le premier à dire que la vision d'un monde libéral tel que l'imaginent certains n'était réalisable que selon le postulat que l'homme était capable de donner de lui-même, qu'il était en quelque sorte naturellement bon et qu'il était contre-productif d'imposer, car cela nuisait à l'équilibre naturel.
En gros.
Je dois dire que mon voyage (qui ne me quitte pas) m'a ouvert les yeux sur quelque chose.
Nous sommes en crise économique mondiale, là bas, comme ici; toutefois, au Japon, je note un taux de chômage de 5%, je note des prix incroyablement bas, on dirait les soldes perpétuelles. Quand en France, le chômage monte en flèche, les prix montent aussi, je me dis que les nippons ont mieux compris certains trucs que nous.
Le gouvernement français a mis en place certaines mesures pour favoriser la consommation, mais essentiellement dans l'immobilier neuf et l'industrie automobile, les prix des biens de consommation courante sont identiques à avant, les tomates, patates, lait et riz sont aussi chers qu'avant.
Quand le problème majeur est actuellement le pouvoir d'achat, je trouve désolant de voir une telle incohérence.
Comment se fait-il que les prix soient bas, que le nombre d'employés par client soit largement supérieur à celui de France, et cela 24h/24 et 7j/7, et tout cela avec des salaires équivalents voire supérieurs?
Pourquoi réussissent-ils à permettre aux ménages de continuer à consommer normalement quand chez nous, les petits salaires ne bouclent plus les fins de mois?
Il y a quelque chose qui m'échappe.
Mathieu appelle cela la relance par la consommation, et ça sonne vraiment comme une insulte dans sa bouche...
Je ne sais pas exactement quelles mesures ont été prises pour permettre cette baisse des prix, cette relance, mais il y a fort à parier qu'elles sont plutôt libérales, j'imagine un allègement des charges patronales par exemple.
En tout cas, ça marche.
J'en arrive au point que je souhaite soulever dans ce billet.
Des mesures libérales auraient-elles le même effet en France et au Japon?
La baisse de la TVA pour la restauration aurait-elle été un pareil fiasco au Japon?
J'ai l'impression que les réflexes ne sont pas les mêmes, j'ai la triste impression qu'en France, dès qu'on donne du mou, le Patron prend ce qu'il peut, et vice versa.
Il n'y a pas de culture libérale, consommatrice.
Je suis persuadé qu'un patron japonais a une vision totalement différente de la relation avec l'employé, du fonctionnement de la société, idem pour l'employé.
Des mesures impliquant que les deux parties jouent le jeu sont donc peut-être productives la bas, tandis que chez nous, elles provoqueront une défiance, un affrontement devenus habituels.
De là à dire qu'on est pourris, non, je dirais plutôt qu'on s'est enfermé dans un système restrictif où la méfiance est maitresse duquel on ne peut sortir d’un coup de baguette magique.
Je continue donc à penser que le libéralisme n'est pas fait pour notre pays, mais qu'il peut fonctionner très bien ailleurs.
Chaque pays a sa vérité, le problème c'est qu'on en a pas trouvé en France, on jongle entre un socialisme mourant et un sarkozysme complètement injuste et inégalitaire.
Peut-être est-ce le destin de la France, être constamment dans la merde pour toujours avoir la possibilité de gueuler.
dimanche 8 novembre 2009
Le bonheur
Megan Fox, victime de qui ?

Si on l'analyse un peu, on ne peut que constater que les publicitaires ont voulu affirmer l'intérêt, indéniable par ailleurs, de la plastique de Megan Fox. L'actrice se retrouve en position suggestive (une mini-jupe très courte et des jambes en position sharon-stonienne), avec une vue directe sur son décolleté. Un filet de sang coule de ses lèvres (mais est-ce bien du sang ?), évoquant le côté gore du film, qu'on ne remarquera pas vraiment sinon, à part la main du cadavre dans le coin en bas à droite de l'affiche. Certes, l'affiche suggère un côté sexy prononcé, mais révèle surtout que, vu les efforts pour mettre en valeur Megan Fox, le scénario ne doit pas casser des briques…
Et puis, ce n'est pas la première fois que les murs de Paris se couvrent d'affiches suggestives. En fait, les publicitaires n'usent plus que de cette arme, pour nous vendre voitures, films, voyages, assurances ou pots de yaourt. Il est parfois difficile de saisir le lien entre la belle jeune femme (souvent très maigre d'ailleurs) et le produit vendu : il faut croire que les contrats d'assurance-vie provoquent, chez certains, de violentes poussées hormonales lorsqu'ils sont présentés par un mannequin de 18 ans pesant moins de 45 kg.
Or, très rapidement, Megan Fox a été attaquée, et vigoureusement. Cela a commencé par des crachats, puis des atteintes directes à l'affiche elle-même, comme des coups de canif ou de cutter, voire des déchirures. Au début, j'ai pensé, assez logiquement, à des féministes faisant démonstration de leurs convictions sur l'usage nauséabond du corps de la femme sur les murs parisiens. Et puis, finalement, non.
Les injures sont apparues et couvrent maintenant Megan Fox. Elles sont généralement de très haute volée : « bitch », « chaudasse », « salope », « cochonne », « femme impure », « pétasse », le tout ponctué de moult points d'exclamation… On peut éventuellement admettre que les féministes sont vicieuses dans leur lutte contre la domination masculine, mais on a du mal à les imaginer utiliser ce vocabulaire.
Alors, qui ? Sans doute des représentants de l'ordre moral, des coincés, des religieux divers et variés, quelques détraqués, en tout cas très souvent dysorthographiques, le « chodasse » voire le « chôdace » étant plus fréquent que le « chaudasse »…
Une question me taraude pourtant davantage : pourquoi cette affiche-là ? Je m'étais dit que la campagne Dolce & Gabbana, qui a duré plusieurs semaines, avec des mannequins d'il y a 10 ans nues, susciteraient des réactions de ce genre, et pourtant, non… Aucune insulte, aucun tag et quasiment pas de crachat, alors que les trois mannequins se trouvent nues avec des mannequins masculins.
Si, cher lecteur, tu es une de ces personnes qui a été choquée par cette affiche de film de série B, j'aimerais bien que tu m'expliques pourquoi cette campagne-là t'a davantage atteinte que les autres. J'aimerais bien comprendre, car il ne me semble pas que dans la flopée d'affiches débiles qui couvrent les murs de nos villes, Megan Fox et sa plastique n'aient été plus provocantes que bien d'autres posters du même genre…
vendredi 6 novembre 2009
Tokyo photos Akihito Iragashi
jeudi 5 novembre 2009
Tout passe, tout lasse, sauf la classe
Que les femmes arrêtent de considérer que la position dominante de l'homme est naturelle et qu'ils soient replacés là où ils devraient être dans la hiérarchie domestique (c'est à dire entre le balais à chiottes et la planche à repasser) ?
Qu'on puisse penser que les scalps qu'ils portent à la ceinture sont un aveu d'impuissance aussi grave que déguisée ?
Il y a des sujets qui transcendent les clivages politiques : l'amicale des petites bites compte des (petits) membres du fond de la droite à l'extrême gauche.
Heureusement il y a des mecs qui me prouvent que le sentiment de sécurité sexuelle qui me permet de ne pas mouiller mon slip de peur face aux femmes arrive lui aussi à dépasser les clivages. Je t'aime bien Faucon, t'es de droite mais je t'aime bien...
mercredi 4 novembre 2009
Erosion des salaires due à la crise économique, pour la deuxième année consécutive.
Ce n'est pas moi qui le dit, mais le Bureau International du Travail. Le rapport est à consulter ici.
dimanche 1 novembre 2009
Bilan du mois d’octobre 2009.
Pourtant, et c'est étonnant, malgré cette activité plus faible, digne d'un mois d'été, la fréquentation ne descend pas autant qu'on aurait pu le croire. Certes, elle baisse, il faut tout de même l'admettre. Ainsi, 1 535 visiteurs uniques absolus se sont pressés sur nos pages ce mois-ci, contre 1 564 le mois dernier. Le nombre de visites est plus touché, ce qui est cohérent vu la production plus faible des auteurs : 2 070 contre 2 455 en septembre. Enfin, le nombre d'abonnés n'évolue quasiment pas, avec 117 abonnés contre 112 en septembre.
Ce blog devrait normalement évoluer dans un sens plus intimiste et moins polémiste : c'est ce que nous annonce Manuel, suite à son périple dans l'Empire du Soleil levant. Attendons maintenant de voir comment mon sympathique co-auteur va gérer cette nouvelle personnalité. En tout cas, il compensera Fabrice, qui évolue en ce moment plutôt vers l'offensive, avec ce billet passé injustement, à mon sens, inaperçu.
Voici maintenant la liste des blogs et référenceurs de billets de blogs nous ayant amené plus de 10 visiteurs durant ce mois d'octobre :
Les privilégiés parlent aux Français et au Monde : 117
Partageons mon avis : 67
Wikio : 66
La Maison du Faucon : 20
A toi l'honneur ! : 19
L'Hérétique : 19
Mtislav : 19
Le Coucou de Claviers : 18
Etiam Rides : 16
Aurélien Véron : 13
Pour terminer, je te communique maintenant, cher lecteur, la liste fournie par Wikio de tous ceux qui nous ont linkés durant le mois dernier, et je les en remercie au passage.
Les privilégiés parlent aux Français... : 26
De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs : 4
Peuples.net : 3
Unique et commun à la fois : 2
Carnet de notes de Yann Savidan : 2
Unique et commun à la fois : 1
Tiens, je viens de découvrir que Nemo a deux adresses. Il va falloir que je m'intéresse un peu à cela.
Maintenant, en route pour un nouveau mois de belles aventures politiques.
Retour à la réalité

