vendredi 11 juin 2010

Nos cousins les arabes!

J'ai rendu visite à mon meilleur ami israélien, nous sommes allés faire la tournée des bars et avons terminé avec deux bons amis à lui à tituber dans les rues de Nahariya. Ses deux amis, les seuls en qui il ait confiance dans cette ville, puisqu'il vient de Beer Sheva, sont des Arabes israéliens. Cela m'a surpris car mon ami a souvent eu le verbe dur envers les Arabes du fait d'une expérience militaire un peu mouvementée.
En fait j'aurais eu du mal à les différencier d'Israéliens juifs, si ce n'était pour leur pointe d'accent.
Rien d'autre à rajouter si ce n'est que ni pour mon pote, ni pour moi, leur religion ne pose de problème.
Par ailleurs, je me suis retrouvé à Ako, superbe ville napoléonienne à forte population arabe, entourée de minarets et bercée par les appels à la prière...
Non, personne ne priait dans la rue, car il existe des mosquées pour ça ou des lieux de travail ou encore des maisons.
J'ai raconté à mon oncle le débat qui enflamme une partie de l'Europe à ce sujet, et j'ai vu dans ses yeux que l'image de l'Europe venait d'en prendre un sacré coup.
Pourquoi ils ne pourraient pas prier, me demanda-t-il ?
En fait, j'ai plus observé que lors de mes précédentes visites en Israël et ai remarqué que les populations juives et arabes se mélangeaient plus que je ne le pensais, durant la journée, du moins.
D'ailleurs, à plusieurs reprises, lors de discussions avec divers membres de la famille sur la situation des Arabes en Israël, m'a-t-on expliqué que Arabes et Juifs d'Israël étaient cousins et qu'ils devraient normalement être alliés et amis.
La réalité est bien plus triste et complexe que cela, mais entendre de telles paroles de la bouche de personnes ayant voté Netanyahou ou Liebermann, je trouve cela porteur d'espoir, car si la violence actuelle engendre toujours plus de violence, d'un côté au moins, je n'ai pas ressenti de haine bien ancrée et indélibile mais plutôt une peur mêlée à de la lassitude qui entraîne un réflexe d'autoprotection contre un "ennemi" qui les haït farouchement.
Dernier mot, certains se demandent pourquoi les Arabes (de partout) les haïssent autant...
J'aurai pu répondre, mais j'ai préféré me taire, il le savent, mais le questionnement naïf est également porteur d'espoirs.

Domenech sait parler au peuple du football

La communication de Domenech a vraiment des progrès étourdissants, on lui pose des questions, et il y répond...
Il répond des choses d'une banalité et d'un foutage de gueule sans nom mais il répond.
C'est pourtant pas compliqué, quand on demande au sélectionneur quel serait le meilleur résultat pour le premier match, il n'a qu'à se sortir les doigts du cul répondre ce que le peuple veut entendre et ce que tout le monde sait: "La victoire"
Mais non, il tourne autour du pot en rappelant qu'il y avait 3 matches blabla....
Le premier match est décisif, il met en confiance, il permet de continuer à espérer gagner le deuxième et faire reposer ses titulaires lors du troisième.
Mais il nous prend pour des cons.
Une autre question sur la préparation des bleus, une question facile, l'équipe est-elle prête? C'est son boulot, il dépensent sans compter pour bien dormir à l'hôtel, en fait tout doit être fait pour que l'équipe soit prête, c'est son job!
La réponse est fabuleuse... On espère, ce n'est pas une science exacte, il faudra être plus prêt que les urugayens blablabla...
Troisième question pourtant anodine, le fait de n'avoir pas pu s'entrainer sur le terrain du match est-il un détail important?
Réponse mot pour mot:
"C'est un terrain qui fait 105 m de long, 68 de large, l'herbe est verte... (...) C'est un rectangle vert, que ce soit à Hongkong, ici, ailleurs, c'est toujours la même chose".
POurtant il doit savoir que les joueurs aiment prendre contact avec la pelouse, s'imprégner de l'endroit, par ailleurs tous les terrains ne font pas la même taille, toutes les pelouses ne sont pas identiques, le vent se souffle pas pareil partout et c...
Il aurait pu répondre un truc banal mais honnête du genre, c'est dommage, mais on n'a pas pu pour X raisons, mais cela ne nous empêchera pas de faire un bon match.
Mais il préfère continuer à prendre le footeux français pour un jambon, ne jamais répondre honnêtement, se satisfaire d'une défaite contre Chine, et c...
J'ai tellement hâte que la France soit balayée, que mon âme de supporter puisse sortir de sa frustation continuelle et recommencer à soutenir cette équipe!!

Les relations clients/commerçants en Israël

J'ai déjà évoqué sur ce blog le plaisir que j'ai pu éprouver à consommer au Japon, avec son service à la clientèle incomparablement parfait.
Cette fois, je vais aller à l'autre extrémité du rapport client/commerçant, l'exemple israélien.
Avant d'y aller, le mois dernier, j'avais en mémoire les luttes infernales pour réussir à commander une bière, les engueulades avec les chauffeurs de bus qui veulent que tu entres dans le bus avant de demander où il va. En gros, beaucoup de petits combats pour des choses banales.
Je m'étais donc mis dans des dispositions mentales adéquates, prêt à dégainer, jouer des coudes, parler fort et c...
Finalement, mes souvenirs étaient bien plus durs que le fut la réalité, 4 ans déforment la mémoire.
Oui, il faut alpaguer le barman, oui il faut venir au comptoir car la file d'attente est un terme très peu usité en Israël, mais par ailleurs, je me suis laissé emporter dans un nombre incalculable de petites palabres avec les commerçant(e)s ou autres clients.
Par exemple, vous entrez dans un bureau de tabac et la vendeuse est au téléphone, vous n'attendez pas qu'elle termine sa conversation, vous faites comme si elle ne téléphonait pas, et elle vous sert tout en téléphonant. En France, on a tendance à attendre et trouver son comportement non-professionnel et impoli.
Si, en revanche cette vendeuse est disponible, elle vous gratifiera peut-être des petits mots chaleureux inimaginables en France. Elle fera des compliments à votre femme et commencera à poser des questions à son sujet, et puis peut-être réalisera-t-elle que nous vivons à l'étranger et voudra en savoir plus. Ce genre de minis aventures se répète régulièrement, et réchauffe le coeur.
En fait, même le côté quelque peu dur du parler israélien commerçant, la plupart du temps sans "s'il vous plaît", est finalement plutôt sympa. Vous voulez que le chauffeur du taxi sherut s'arrête, vous gueulez de l'arrière "chauffeur, arrête-toi au prochain feu!"
En gros, soit ça va vite, droit au but, soit, on se fait des potes, mais c'est très rarement désagréable ou ennuyeux. Et si c'est désagréable, s'engueuler avec un commerçant est plus commun et "normal" que cela ne l'est par chez nous, et ça défoule!
Voilà, la méditerranée et sa communication, j'adore ça, ça bouge tout le temps et les gens s'envoient des sentiments, un continuel échange.

jeudi 10 juin 2010

Les falafels de Haïfa, entre autres...

Je suis sûr que depuis qu'il me sait revenu d'Israël, Mtislav n'attend que ça, je l'imagine ouvrir son explorateur internet et se précipiter sur ce blog pour s'apercevoir que le billet sur les falafels de Haïfa n'y est pas encore...
Je voulais en faire mon premier billet de retour, mais l'actualité en a voulu autrement.
Je vais élargir un peu la rubrique culinaire car j'ai eu plusieurs expériences merveilleuses pendant ces trois semaines.
Tout d'abord, le buffet de l'hôtel de la mer morte...
Quelle joie de venir, affâmé, dans la salle des repas et pouvoir choisir parmi les dizaines de salades, les piments et poivrons
braisés, le humus, tehina, la purée d'aubergine à l'ail sans parler des plats chauds, entre divers ragoûts, poissons épicés, couscous le vendredi et hamin le samedi...
Une entrée en matière délicieuse.
Par la suite, nous nous sommes quelque peu spécialisés, depuis des années je vantais l'absolue supériorité du Shawarma israélien sur les Kebabs à la franco/greco/turque, à mon épouse et je me devais de l'emmener en manger un excellent.
Chose qui fut faite à Haïfa, je saurais vous y emmener, mais ne connais ni le nom de la rue, ni du resto.
On vous remplit la pita de viande, tendre, mais pas trop grasse, après avoir enduit le pain de humus ou de tehina, selon l'envie.
Pita pleine de viande en main, il est temps de se diriger vers les salades et sauces plus ou moins épicées dont on peut se servir à volonté, après chaque bouchée...
Ma très gourmette épouse totalement satisfaite, j'ai décidé d'enfoncer le clou en l'emmenant au meilleur falafel de région de Haïfa, pas à Haïfa, mais à Kiryat Ata, à 20km...
Un petit local de rien du tout une vieille yéménite qui fait les mêmes falafels depuis 40 ans et beaucoup de gens qui commandent en même temps (version israélienne de "faire la queue"). Même système que pour les shawarmas, mais avec des falafels, tendres et goûtus, j'en ai mangé 2.
Ensuite, nous nous sommes rendus à Ako, dans la vieille ville et avons rendu visite au très fameux humus de Sayid, réputé dans tout Israël comme étant le meilleur humus du pays. Et franchement, si j'ai mangé beaucoup de humus dans ma vie, celui-ci fut une expérience unique. Fait maison, avec de l'huile d'olive faire maison, tout ça avec l'expertise familiale qui fait ça depuis des lustres, c'est juste complètement autre chose que ce qu'on nous propose habituellement.
Le goût, la texture... Je conseille à quiconque qui irait en Israël d'aller manger chez Sayid à Ako, il suffit de demander, ils connaissent tous.
Bon, je ne vais pas vous raconter les petits plats préparés par mes tantes respectives, car on serait encore là demain, mais je ne vous cache pas qu'entre le Japon et Israël, mes deux autres pays de coeur, question cuisine et plaisir gustatif, ce n'est que du bonheur!

Fêtes Trance, Ganei Huga et ailleurs.



J'aime beaucoup la musique, peut-être pas autant que mon ami Fabrice, mais elle tient une place importante dans ma vie.
Ceux qui aiment la musique autour de moi sont généralement assez pointilleux sur la définition de ce qu'est la musique, entre autres le rock, biensûr et ses dérivés. Il faut des intruments, joués par des artistes, plus ou moins virtuoses.
Il existe pourtant une musique qui doit fracasser les oreilles de beaucoup d'entre vous, la trance. Pas la techno, pas la house, pas la dance toute pourrie, la trance, psychedelic trance de préférence.
Oui je sais, les basses sont très fortes, ça tape de partout, et pourtant danser pendant des heures jusqu'au lever du soleil lors d'une fête trance en pleine montagne, ou sur une plage un peu cachée... Quel plaisir absolu!
Car c'est une musique d'extérieur, de live, pourrait-on dire.
Le problème, c'est que ce type de fêtes est interdit en France, ben oui, vous pouvez organiser des festivals de rocks, de reggae, mais pas de trance. Ben oui, trop d'ecxtas, de LSD, de poudres en tout genre et de chichon... Donc, interdit.
J'ai pu aller à une seule de ces fêtes, il y a une dizaine d'années en France, et à vrai dire, l'ambiance était plutôt naze, avec une floppée de lascars en jogging lacoste qui ne venaient que pour vendre de la came, draguer grossièrement les nanas défoncées et se foutre de la gueules des gens qui s'amusent avec quelques bastons à la clé.
Donc, je ne les regrette pas trop.
Par contre en Allemagne, au Japon, en Thaïlande, en Inde ou en Israël... Quel bonheur! Des passionnés, des vrais, pas de péquins mal-intentionnés mais tout le monde qui tire dans le même sens, des sourires, des marrades, une musique parfois à couper le souffle, le pied!
Le top, c'est le Japon, superbe organisation, lieux mythiques, et des japonais inimitables lorsqu'il s'agit de faire la fête. Hippies, femmes splendides, Yakuzas, tout le monde danse ensemble et tout le monde partage, pas de clans, pas de hautainerie ni de bagarres, mes meilleures expériences festives.
L'Allemagne est un berceau de cette musique et j'ai grandi dedans, tandis qu'en Inde ou Thaïlande, c'est un public voyageur et souvent connaisseur, donc voulant la même chose: danser, danser et se sourire.
Lors de mon récent voyage en Israël, je me suis retrouvé presque par hasard dans une grande fête trance, s'étalant sur 2 jours. J'ai été assez agréablement surpris par l'ambiance très bon enfant, me rappellant un peu le Japon en moins naïf. Tout le monde se parle, personne ne hausse les sourcils, on te prévient si ton appareil photo risque de tomber de sa pochette, et surtout les israéliens sont d'immenses fans de cette musique et ils dansent!!
Danser sur de la trance, a mes yeux, c'est danser à l'état pur, tu fais comme tu veux, tu sautilles, tu fais le crapaud, le crabe, tu peux à la limite tourner sur toi-même et ça ira aussi. Personne ne juge tes capacités de danseur, ce n'est pas du hip hop, à la limite, je remarquerai celui qui compte ses pas pour tenter de faire style...
Le seul point négatif de la fête de Ganei Huga, c'était la présence très importante de flics, à l'entrée et surtout à l'intérieur...
Beaucoup de flics en Israël, et sévères...
Quasiment partout où j'ai voyagé, j'ai rencontré des israéliens et quasiment partout, ils organisent des fêtes trance, quasiment tous aiment cette musique.
Merci à eux, car j'ai le sentiment que s'ils n'étaient pas, cette musique risquerait de tomber aux oubliettes...
Bon, en août, mon épouse et moi iront en Suisse italienne pour aller danser avec les européens, nous avons réussi à trouver une belle fête à distance de bagnole de chez nous et comme en 2009, on y retourne.
Finalement, le fait que cette musique soit retombée quelque peu dans l'oubli en Europe est plutôt positif, pas de perte de qualité dûe à une commercialisation destructrice, pas de faune désagréable, le problème est de trouver, mais quand on a trouvé, c'est vraiment le pied!

mercredi 9 juin 2010

Un nouveau type de bus/taxis - Monit sherut?

Dans certaines villes existe un service très utile et trop rare, le bus de nuit.
Maintenant le bus de nuit ne dessert généralement que la ville, rarement les banlieues et quasiment jamais les petites villes ou villages, et uniquement le week-end.
Je vais finalement écrire mon premier billet de voyage, laissant de côté toute considération géo-politique.
En Israël, il existe deux types de taxis, les taxis "special" et les taxis "service".
Les taxis "special" sont les mêmes que ceux que l'on connait chez nous, les "service" sont des mini-vans transformés en une espèce de bus.
Ils font un trajet fixe, s'arrêtent dès que quelqu'un leur fait signe et pratiquent des tarifs sensiblement identique à ceux des bus réguliers.
L'avantage, c'est que vous pouvez leur demander de faire un détour, vous pouvez leur demander de s'arrêter partout, ils roulent sans interruption et ils vont quasiment partout, d'une ville à une autre, en camapgne ou en ville.
En France, nous avons un problème d'alcolémie au volant, nous avons également un problème de pollution, de coût de l'essence, et de disponibilité des transports en commun en dehors des heures de pointe.
Et pourtant, je n'imagine pas un seul instant que ce type d'activité soit possible, je ne suis pas expert en matière de législation en transport en commun, mais je suppose que les règles sont trop strictes pour permettre des taxis "service" dans notre pays.
Dommage, ce serait un peu d'emploi en plus et un service au consommateur très utile.
A mes yeux, le libéralisme c'est pouvoir inventer ce genre de choses, c'est pouvoir mettre en place des systèmes permettant de mieux vivre.

mardi 8 juin 2010

Et Jésus nous sauve...

Aujourd'hui est un jour très spécial, mon ami Fabrice n'a pu sortir de son hibernation bloguesque pour participer à ce billet malgré des efforts considérables pour se sortir de son emploi du temps surchargé, j'écris donc également en son nom.
Il y a un peu moins de 50 ans, un bébé est né, ce bébé a bien grandi, même si par certains aspects, il n'a pas beaucoup changé... Il est devenu homme, enseignant, combattant blogueur, buveur de vin, grèviste.
Il aura toujours su combattre ses pulsions nerveuses et rester calme en toute occasion( certaines mauvaises langues utilisent le terme "mou").
Son anniversaire l'amène donc à l'âge messianique, il va diffuser son message de Paix, les bonnes âmes pourront lui baiser le crâne, il apportera de l'eau aux Contis chômeurs, il offrira sa joue aux apprentis journalistes pré-pubères, il priera pour l'équipe de France de Domenech...
Non, là je déconne!!
Enfin bon, joyeux anniversaire mon petit :)

Le fantasme européen de Gaza

Mathieu se frotte au sujet sensible sans trop départir de sa légendaire consusualité, et je vais ajouter un lien intéressant concernant l'import d'aide humanitaire vers Gaza.
Je vous envoie donc vers ce blog toujours modéré et réfléchi qui fournit certaines explications et lien très utile concernant la situation humanitaire à Gaza.
Ces explications vont à l'encontre du fantasme français sur Israël affamant les pauvres palestiniens, et je me demande combien de temps ce fantasme va perdurer.
Bonne lecture.

It’s time to stop demonizing Israel and manipulating images...

Nous allons bientôt parler de Mathieu, notre messie bloguesque, mais en attendant le réveil du troisième larron, je vous invite à lire les articles suivants, si le fil rouge qui lie mes récents billets vous intéresse:
En anglais d'abord, concernant une possible manipulation des images de l'arraisonnement de la flottille.
Ensuite un long papier de BHL auquel j'adhère totalement, je l'ai lu en anglais, je vous le donne aussi en français.