
Je suis bouche bée, et je même faire un petit billet politique pour changer...
Blog tenu à trois mains par un métèque, un juif errant et un pâtre grec. Chacun a son passé, ses idées, ses valeurs, parfois communes, parfois différentes. Ici, on débat avec tous et de tout !


Depuis 1981, les revenus n'ont cessé de s'écarter, la croissance des richesses profitant majoritairement aux 1% des Français les plus riches.
Depuis 1981, malgré quelques périodes de croissance, le salaire minimum ne progresse que très lentement, et contrairement à ce qui avait été affirmé en 2007, le SMIC sera très loin de 1 500 € par mois en 2012.
Ce pays n'a jamais été aussi riche : nous devrions donc avoir la meilleure situation sociale possible dans le meilleur des mondes.
Où est cet argent ? Certains disent qu'il est dans les mains de l'Etat, mais en tout cas, alors que je travaille pour lui, il n'est pas dans les miennes.
Manuel va me dire que, comme tous les Français, je passe mon temps à me plaindre.
Certainement pas. Pour moi, la France n'est pas le pays parfait, loin de là. Se satisfaire de la situation actuelle, telle qu'elle est, c'est renoncer. N'importe quel citoyen devrait passer son temps à critiquer sa démocratie, quel que soit son bord, et ne jamais se montrer satisfait. Je me désole que, dans d'autres pays, les citoyens se satisfassent d'une situation pénible, difficile, voire même simplement imparfaite.
Il faut être critique, tout le temps, toujours, même si les hommes qui nous dirigent sont proches de nos opinions. La critique est un véritable vecteur de progrès pour l'ensemble de la société.
C'est ça, être citoyen, camarade !
En ce moment, une chaîne contamine la blogosphère et dévoile les secrets machistes inavouables de ses participants bloggeurs.
Je ne pensais pas vraiment revenir sur le sujet, mais une conversation avec mon ami Fabrice, au cours de laquelle il sous-entend que je suis un affreux machiste rétrograde, me motive à le faire.
En fait, je remarque que cette chaîne machiste est fait une espèce de test à la Facebook du genre « Quel type de macho êtes-vous », mais sans les réponses et les fautes d’orthographes.
Au vu de ma difficulté à trouver des exemples concrets de mon supposé machisme, j’en ai déduit que finalement, malgré les apparences, je n’en étais pas un.
Je parle d’apparence, car j’ai un problème, celui de la provocation envers les femmes ayant un penchant féministe. Les bonnes blagues misogynes, les belles allusions machistes comme on n’en entend quasiment plus de nos jours, j’adore ça. Et si elle mord à l’hameçon, alors j’envoie généralement l’artillerie lourde. Le problème, c’est qu’ensuite, j’ai un déficit de sympathie à rattraper, souvent par le biais du conjoint bien emmerdé d’avoir un pote fouteur de merde, mais bon, tant que je me marre…
Le truc c’est qu’en France, en Allemagne (le reste de l’Europe, je ne connais pas), le macho est une vile créature méprisée par la gente féminine et même par la société dans son ensemble. Ce qui est étonnant, c’est que les machos que j’ai connu sont les mecs ayant eu, et de loin, le plus de succès avec les femmes.
Il y a un truc qui m’échappe dans cette équation…
Ben en fait il y a une logique, car si c’est le temps de la mode égalitaire, des hommes qui font la vaisselle, qui donnent le sein et passent l’aspirateur, il reste quand même un grand nombre de nanas qui tombent pour un type sûr de lui, qui en impose.
Car le macho a des côtés qui plaisent, le côté roc sur lequel se reposer, une virilité qui peut faire des ravages et j’en passe probablement…
Tout comme nous autres, hommes, n’avons pas tous les mêmes goûts, ben les femmes non plus, toutes n’aiment pas forcément le romantique sensible.
Fabrice, Mathieu et moi n’aimons pas le même type de femmes, et je ne parle pas de physique, alors pourquoi les femmes n’aimeraient-elles plus les mecs qui n’en-n’ont?
J’ai l’impression que le mec qui se féminise ou se fiottise lentement mais sûrement veut se persuader, et avec lui aussi le reste du monde, que l’homme doit être comme lui et pas autrement. Le macho est donc un pauv’ type, pas sûr de lui ni de sa virilité qui joue aux durs pour se rassurer, je schématise un propos entendu. Elle serait simple la vie si c’était comme ça…
Ben non, et en plus le macho ne met pas systématiquement des torgnoles à sa nana, ne la trompe pas non plus forcément, il fonctionne juste différemment, et beaucoup de nanas y trouvent leur compte…
Autre chose, si je m’amuse tant à provoquer la femme féministe, j’en prends parfois plein la gueule, et bien souvent, je suis très surpris car ma provoc’ n’en était qu’à ses balbutiements et j’étais en fait encore en train de parler vrai.
Je ne pourrais plus vivre avec une femme ne sachant pas cuisiner…
Tentez la celle là, y’a du retour !
Si ma fille me ramène un mec qui ne me revient pas, ça va chauffer et le gus risque de ne plus avoir envie de revoir ma fille…
Effet garanti, un must!
Je ne conçois absolument pas que mon gosse se retrouve à la crèche ou chez la nounou à partir de quelques mois…
Là, j’ai même pas le temps de proposer d’arrêter de bosser moi-même que la mitraillette envoie ses rafales de plomb!
J’en ai d’autres, mais bon, je vais faire un billet dico des conneries qui énervent certaines femmes…
Le plus rigolo dans l’histoire, c’est que ma femme, plutôt autoritaire comme nana, elle aimerait parfois que je sois un peu plus macho, et peine à comprendre comment j’arrive à passer pour tel aussi souvent et aussi facilement…
En tout cas, je continuerai à emmerder la féministe et je à me moquer de cette diabolisation risible du macho.
C’est peut-être la fin de cette saga japonaise à laquelle je joue depuis quelques semaines, et j’ai gardé le meilleur pour la fin, les femmes.
Lors de mon dernier voyage, j’ai redécouvert que Tokyo et Kyoto (pas vraiment été ailleurs...) regorgeaient de femmes splendides, bien évidemment ai-je pensé partager ce plaisir des yeux avec mes amis masculins restés en France. Prendre des femmes en photo dans la rue pouvant être assez mal perçu, je pensais naïvement que ma seule parole suffirait et que nous pourrions discuter de la beauté, de l’allure, des fringues de ces femmes mais c’était sans compter sur des réactions vraiment inattendues…
Je suis quelqu’un de quelque peu impulsif et parfois extrême et bien entendu, je suis revenu avec l’idée qu’elles étaient les plus belles. Un ami m’a répondu préférer les grandes (je soupçonne une petite dose d’humour dans cette réponse) et le second m’a fait remarqué que mon jugement était altéré du fait que j’aimais les asiatiques, ce n’est pas faux, mais je ne suis absolument pas exclusif en beauté féminine.
J’ai donc abandonné le sujet, bien malgré moi, et je le reprends ici; l’avantage du blog c’est que l’on ne vous coupe pas l’herbe sous le pied avec des arguments imbattables.
Bien entendu je ne me permettrais pas d’établir une hiérarchie de la beauté féminine par pays, c’est absurde, et je comprends tout à fait que certains hommes ne soient pas attirés par la beauté asiatique.
En fait il faut garder en mémoire que la société japonaise est une société plus machiste que la nôtre, dans son propre style; les femmes bossent, picolent, sortent, divorcent (moins) mais le rapport homme femme est plus traditionnel que chez nous.
J’espère ne pas m’attirer les foudres des féministes, mais je suppose que ça risque d’être le cas…
Pour ce que j’en ai vu et compris la société japonaise requiert de la femme qu’elle soit belle.
Nous avons tendance à penser que les femmes asiatiques sont naturellement minces, dites le à ma femme, et vous prendrez de volée, que c’est plutôt qu’elles font autrement plus attention que tout ce qu’elle a pu voir des femmes européennes depuis son arrivée en France.
Le résultat de cet équilibre « machiste », c’est que ces femmes dépensent un fric fou en salon de beauté, fringues, coiffure, et que le résultat est visible, et je vous assure qu’il est vraiment bien visible…
Ajoutez à cela une mode vestimentaire très extrême, entendez par là des coupes de cheveux excentriques (ridicules), des combinaisons de couleurs et de formes étonnantes pour les hommes, une conscience de la mode qui me dépasse, moi qui ne me coiffe jamais…
Pour les femmes, c’est le vêtement sexy, tellement sexy qu’il serait indécent de se promener comme ça par chez nous, mais là bas, c’est normal.
Elles font tout pour se mettre physiquement en valeur, au niveau de la démarche, des attitudes, de la voix, de l’apparence tout est fait pour plaire à l’homme japonais.
Et marcher au milieu de cette foule de femmes extraordinairement bien mises en valeur est un plaisir n’importe quel homme (hétérosexuel du moins) saura apprécier.
Je reviens vers ma lectrice féministe qui est atterrée devant un tel déni des qualités intérieures de la gente féminine…
Les japonais et moi avons des goûts différents à plusieurs niveaux, je ne suis pas particulièrement fan des femmes enfants, et je préfère une allure déterminée et élégante qu’une allure « kawai », mignonne, timide, fragile.
J’ai des amies japonaises, et je sais que derrière la façade « pour plaire » se cache souvent un caractère n’ayant rien à envier à nos chefs de maison européennes.
Les femmes sont les maîtres absolues du compte en banque et des finances du foyer, l’homme a droit à de l’argent de poche et bien souvent il tente de cacher un peu de fric pour ses dépenses secrètes.
Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la mère au foyer devenant une mère travailleuse, l’homme participe de plus en plus à l’éducation des enfants.
Cette image de société traditionnelle machiste cache en fait un foyer où les choses ne se passent pas vraiment comme on veut bien le croire, un peu à l’image des sociétés machistes matrimoniales où il ne faut pas faire le con avec la mama… Sauf que leur mama, elle est de plus en plus carriériste.
Je sais qu'une jolie japonaise aurait été plus apprécié qu'un ridicule host...
J'ai parfois l'impression d'être quelque peu obsédé par mon dernier voyage, et mes billets ressemblent de plus en plus à des réflexions plus qu'à des billets politiques, et franchement c'est très bien comme ça, même si c'est plus risqué. Plus le billet est personnel, plus je suis sensible aux retours, et les impressions de voyages c'est personnel.
Dans mon dernier billet, je parlais pêle-mêle de la cuisine et des femmes japonaises, je ne vais pas encore m'attaquer à la montagne féminine, il va me falloir un peu plus de temps pour réellement pouvoir déterminer ce que je vais dire et comment.
J'ai eu du mal à m'habituer à la cuisine japonaise, mais fort heureusement je n'ai pas eu le choix, j'y ai vécu, je n’allais pas passer mon temps à éviter l'inévitable. Mais le crû, les algues, ça ne m'attirait vraiment pas, en fait jusqu'à aujourd'hui je ne suis pas vraiment fan de ce qui a goût d'iode.Vous avez deviné, je reste dans la cuisine et vais tenter de partager au mieux ma découverte d'une façon de manger totalement différente de celle de mon pays. J'avais déjà commencé l'année dernière avec du beurre dans les épinards, je vais tâcher d'être un peu plus épicurien dans ma démarche aujourd'hui.
Mais même après avoir passé le cap de la peur de l'inconnu culinaire, j'ai mis beaucoup de temps à réellement apprécier cette cuisine, je la trouvais fade, pas assez grasse, alors je bouffais du curry, des Gyudons (bol de riz avec des lamelles de viande de bœuf) et autres plats simples. Je mangeais bien sûr toutes les autres choses que me faisait découvrir ma compagne, et petit à petit j'ai véritablement commencé à apprécier.
J'ai découvert une cuisine douce, très fine; ce qui me paraissait fade au début est devenu goûtu, j'ai appris à apprécier les textures, les couleurs, manger est devenu une expérience plus complexe et intéressante qu'elle ne l'a jamais été. Que ce soit un tendre Toro (thon gras) ou une table couverte de multiples salades, les pickles ou un ragout, chaque bouchée est devenue un mélange de sensations pour un plaisir accru.
J'ai en quelque sorte redécouvert le plaisir de la bouche, ce qui ne m'empêche pas de savourer avec un bonheur inégalé une bonne côte de bœuf, pas de souci de fidélité en gastronomie.
Un ami a un jour comparé la côte de bœuf à un bol de ramen.
Je trouve la comparaison magnifique, car les deux font partie de ce que j'aime le plus.
Vous connaissez certainement les plaisirs de la côte de bœuf saignante et tendre, peut-être moins ceux du ramen.
Le ramen au sel, au porc (tonkatsu), au soja, au miso, selon les régions, et plus ou moins gras, épais, fin, frais selon les restos. Aucun vrai ramen ne ressemble à un autre, et goûter la soupe du bout des lèvres avant de s’attaquer aux pâtes fines, épaisses, plus ou moins cuites, est un vrai délice pour les aficionados.
Et des aficionados, il y a en a au Japon, les classements des meilleurs ramen, meilleurs sushis, meilleurs restos de toutes sortes, des queues interminables pour une dizaine de minutes de dégustation, vous pouvez allumer n’importe quelle chaine de télévision, vous aurez de grandes chances de tomber sur une émission de dégustation de plats en tout genre, après les traditionnels Oishiiiii, la bouche pleine. Le plaisir culinaire est pour ce que j’en ai vu, au centre des plaisirs, les gens parlent de nourriture, vont très souvent au resto, et sont très exigeants. La seule source de plaisir ayant un impact comparable est probablement le sexe.
Je suis obligé de terminer par une phrase bateau qui commence par : « Les goûts et les couleurs… » pour éviter que l’on me qualifie d’intégriste japonophile. Mais mon plaisir devant une table couverte de leurs petits plats raffinés est pour moi le summum du plaisir de la bouche.
J’espère que certains d’entre vous auront la chance de le découvrir.