lundi 30 novembre 2009

Les blogueurs libéraux, ayatollahs du climat.

Depuis environ deux semaines, la blogosphère libérale est totalement réchauffée, qu'elle soit française ou étrangère. Est-ce à cause de l'interventionnisme massif de l'Etat dans l'économie ? Non pas…

Leur problème est le Climategate. De quoi s'agit-il ? A partir de données piratées auprès du GIEC, certains libéraux considèrent que le réchauffement climatique n'est pas causé par l'homme, et le disent avec force. Pour le moment, cette information n'est pas du tout reprise par les médias, et les opérations de Copenhague se poursuivent.

Je vais peut-être te surprendre, cher lecteur, mais j'admets partager certaines préoccupations des libéraux sur cette question. Non pas sur la réalité du réchauffement, mais plutôt sur les conséquences que cette situation de crise va avoir sur nos démocraties. Il va falloir très fortement surveiller l'Etat et ses actions, mais aussi les décisions internationales. Je suis d'ailleurs persuadé qu'il est possible de construire des solutions démocratiques à la crise climatique, sans entraîner une restriction de nos droits. De plus, il faudra aussi veiller que les pauvres et les classes moyennes ne soient pas les seuls groupes sociaux à faire tous les efforts, les solutions actuelles étant plutôt favorables aux milieux les plus aisés, comme la taxe carbone ou les incitations fiscales.

Dans ce cadre, je comprendrais que les libéraux, toujours inquiets de l'intervention de l'Etat, s'inquiètent et se manifestent. Je m'attendais à les entendre nous dire que le marché, dans sa grande sagesse, réagirait automatiquement en cas d'une telle crise climatique et amènerait les bonnes solutions, avec en plus de juteux profits pour les entrepreneurs innovants.

Or, leur stratégie est totalement différente. Ils essaient de nous dire que le réchauffement est une construction d'un groupe appelé les « réchauffistes » et espèrent nous convaincre de renoncer ainsi à toute mesure pour réduire nos taux de pollution. En clair, ils se masquent et se lancent dans une théorie complotiste qu'ils peinent réellement à appuyer, vu le faible nombre de scientifiques allant dans leur sens.

En clair, des politiciens font de la science. Je trouve cette stratégie inefficace et dangereuse car tentant de réduire un risque qui pourrait bien être vrai : l'homme aurait un impact sur le climat. Finalement, ils se montrent aussi sectaires que les nombreux ayatollahs qu'ils dénoncent eux-mêmes. Et si nous laissions les vrais spécialistes s'exprimer ?

Je ne vois toujours pas quel serait l'intérêt du GIEC, et les objectifs des Etats, à promouvoir une fausse version de l'histoire. En effet, développer une politique de lutte contre cette crise va coûter très cher ! Les gouvernements, et en particulier les pays pauvres, s'en passeraient bien…

dimanche 29 novembre 2009

Les Suisses partent en couille...



Je suis bouche bée, et je même faire un petit billet politique pour changer...
Les Suisses ont voté l'interdiction des minarets dans leur pays! Ce n'est pas une blague, c'est un référendum, comme il y en a des dizaines dans le petit pays banquier, et il est passé... Comme
une lettre à la poste, je dirais même... 57% tout de même!
Je suis soulagé de voir que mon canton d'adoption, Genève, est le seul à s'être opposé à cette folie.
Nos islamophobes blogueurs doivent saliver et se demander pourquoi ils ne sont pas suisses...
Je leur donne un conseil, quitte à mettre la honte sur le peuple, au lieu d'interdire les minarets, pourquoi ne pas laisser tomber les apparences, et s'en donner à cœur joie, hein les petits fachos cachés...
Pourquoi ne pas carrément interdire les musulmans, leur mettre un petit croissant sur la chemise et les foutre dans des charters... Ça a plutôt bien marché comme technique il y a quelques temps.

Franchement, plus j'y pense, plus nos sociétés me dégoûtent, je vais essayer de moins y penser...

L'entêtement Jerusalem...

Je vous invite à lire ce bel article paru sur Haaretz. Il s'agit d'un papier très juste sur le rêve israélien de Jerusalem, capitale unifiée de l'Etat d'Israël.
Je ne vais pas le traduire, c'est en anglais.
Those types have always been seen on big-city streets, talking to themselves, asking and answering, shouting, speaking in a low voice, deliberating and pontificating. As children, we were afraid of them. They were "crazy." That's exactly what Israeli public discourse is like. We are talking to ourselves, inventing bogus axioms and sticking with them as if they were decreed from on high, convinced that the whole world accepts them. But we are only talking to ourselves. No one else accepts them. The Israeli collective is not only talking to itself, it's deceiving itself completely.

mardi 24 novembre 2009

Réflexion sur l'infidélite et les Desperate Housewives...

Parfois il m'arrive de penser à des trucs sans aucune raison, on regarde la télévision et pendant quelques minutes, je pars dans mes pensées et je réfléchis. C'était le cas hier (sinon je ne serais pas en train d'écrire ce billet...), on avait juste terminé un passionnant épisode de Desperate Housewives (et oui les affres de la vie conjugales!) qui traitait de l'infidélité, quand je suis parti dans ma petite réflexion personnelle et silencieuse.
Je ne suis pas d'un naturel jaloux, et même si Fabrice et Mathieu doivent être en train de se marrer, c'est le cas. Je connais deux sentiments de jalousie, celui qui découle d'un manque de confiance en soi et donc en son partenaire, la peur de la/le voir s'enfuir avec un/une autre; et la jalousie sortie tout droit d'un problème d'égo, je me place plutôt dans ce dernier cas de figure...
Après 8 ans de vie commune, je pense qu'en général, on sait à quoi s'en tenir pour ce qui est de sa vie de couple, on se connait, on connait son partenaire, et si la peur de la voir s'enfuir avec un autre persiste, je pense qu'il y a un profond malaise.
Pourtant, si quelqu'un drague ma femme dans un bar, et que, par hasard, j'en ai un coup dans le nez, je risque d'avoir une réaction plus ou moins agressive... Ce n'est rien d'autre qu’une histoire d'égo, peut-être un truc de méditerranéen, en tout cas, il m'est insupportable d'imaginer qu'un mec ose penser pouvoir se faire ma femme, rien que de l'écrire, ça m'énerve!
Mais avec le temps, je m'aperçois que je ne réagirais probablement plus du tout comme avant face à une infidélité de ma moitié, qu'est-ce qu'une infidélité?
Pourquoi survient-elle? Soit vous êtes marié à un salaud ou une salope qui ne vous respecte absolument pas, auquel cas, il faudrait commencer à se poser certaines questions, soit l'acte d'infidélité découle d'un malaise chez le partenaire, un manque, une évolution négative de la relation… Elle reste dans tous les cas une faiblesse, et laisse probablement des remords. De jeune homme intraitable, je suis devenu un homme qui pourrait sans doute comprendre et certainement se poser les bonnes questions (après avoir détruit tout ce qu'il y a chez moi et aussi quelques poubelles et autres rétroviseurs en bas de chez moi...). Doit-on tout foutre en l'air pour une faiblesse? Je n'ai encore jamais été confronté à ce type de problème, fort heureusement, et j'espère ne jamais l'être, mais je pense de plus en plus que le fait d'aller coucher avec une tierce personne est perçu par notre société comme un acte autrement plus vilain et sale qu'il ne l'est réellement. Je dirais merci à notre héritage culture religieux qui punit salement ce genre de comportement et nous a foutu dans le crâne qu’il s’agissait de la pire trahison possible.
Ca a marché, car je pense que si l’on sondait les gens sur la pire chose que puisse vous faire leur conjoint, l’adultère arriverait en première position.
Je ne suis pas en train d’en faire l’apologie, mais cette série, hier soir, qui nous a balancé les grandes et belles paroles chrétiennes sur le mensonge, la confiance et c… m’a gonflé.
J’irais même jusqu’à dire que si un jour ma femme devait aller voir ailleurs, ce serait de ma faute.

Elle court elle court la Grippe!


J'ai trouvé ce lien chez le Faucon des collines. Un Google suivi de l'évolution de la Grippe A. Je l'avais quelque peu oublié celle là, depuis mon retour de voyage. J'avais vu tellement de masques sur les visages japonais que je me suis presque vu être contaminé par la paranoïa Grippale. Mais fort heureusement, j'ai retrouvé mon calme en même temps que la froideur alpestre. Je me suis bien amusé pendant 5 minutes avec ce tool, même si j'aurais aimé voir d'autres pays que la seule Nouvelle-Zélande représentante de l'hémisphère sud, histoire de voir comment s'est comporté le virus ravageur pendant la mortelle saison hivernale... La Nouvelle Zélande a en fait connu un hiver à un niveau grippal apparemment normal, sauf que le pic du virus est arrivé et reparti plus vite que les années précédentes, en tout cas 2009 n'est pas pire que 2008...
Pour ce qui est de l'hémisphère nord, la France, par exemple est encore loin d'avoir atteint son pic de contamination maximal de l'année passée, le Japon est quand à lui déjà sur la pente descendante.
Les pays dont la contamination à la Grippe est largement supérieure à celle de la grippe saisonnière en 2008 sont à chercher du côté de l'Europe de l'est et en ex-URSS, là, force est de constater que le graphique peut faire flipper.
Mais franchement, je m'en fous un peu de ce qui peut arriver aux russes...
Alors je ne sais pas vraiment quel crédit on peut accorder à tool très ludique, mais en même temps récolter les chiffres de contamination grippale ne parait pas être une mission très difficile...
Je reste encore très serein, d'ailleurs je n'ai pas regardé "Mots croisés" hier soir, ni pour m'inquiéter et porter un masque, ni pour m'énerver encore un peu plus après Henry Domenech et Cie...

jeudi 19 novembre 2009

La France d’aujourd’hui, un pays riche…

Depuis 1981, le PIB français a augmenté de 40% en euros constants, grâce à une croissance régulière située entre 1 et 3% par an en fonction des années.

Depuis 1981, les revenus n'ont cessé de s'écarter, la croissance des richesses profitant majoritairement aux 1% des Français les plus riches.

Depuis 1981, malgré quelques périodes de croissance, le salaire minimum ne progresse que très lentement, et contrairement à ce qui avait été affirmé en 2007, le SMIC sera très loin de 1 500 € par mois en 2012.

Ce pays n'a jamais été aussi riche : nous devrions donc avoir la meilleure situation sociale possible dans le meilleur des mondes.

Où est cet argent ? Certains disent qu'il est dans les mains de l'Etat, mais en tout cas, alors que je travaille pour lui, il n'est pas dans les miennes.

Manuel va me dire que, comme tous les Français, je passe mon temps à me plaindre.

Certainement pas. Pour moi, la France n'est pas le pays parfait, loin de là. Se satisfaire de la situation actuelle, telle qu'elle est, c'est renoncer. N'importe quel citoyen devrait passer son temps à critiquer sa démocratie, quel que soit son bord, et ne jamais se montrer satisfait. Je me désole que, dans d'autres pays, les citoyens se satisfassent d'une situation pénible, difficile, voire même simplement imparfaite.

Il faut être critique, tout le temps, toujours, même si les hommes qui nous dirigent sont proches de nos opinions. La critique est un véritable vecteur de progrès pour l'ensemble de la société.

C'est ça, être citoyen, camarade !

mercredi 18 novembre 2009

Macho ou Machiste ?

Mes deux comparses se disputent cette semaine pour savoir qui est le moins macho des deux, d'un côté un alpestre "un peu de tout mais surtout du sud" à l'œil noir de ses colères légendaires, de l'autre le pâtre grec, au fessier poilu et à l'héritage sexuel... discutable...

Assez drôle à lire quand on connait les zozos dans leurs vies privées depuis un moment. Malheureusement peu de lecteurs de ce blog sont dans mon cas, ce qui classe leur baston dans la catégorie "private joke involontaire" et vous fait rater tout le comique de la situation.

Moi je ne vais pas énumérer en quoi je suis un macho, pour la bonne et simple raison que je ne suis pas macho. Ni féministe. Je suis juste respectueux des humains, sans distinction de genre ou de couleur (avec cependant une propension à considérer certains comme dignes de mon affection et d'autres tout juste dignes de mon mépris, ce qui n'est au final pas réellement plus intelligent qu'un machisme enragé. Nul n'est parfait...).

A les lire (ainsi que Rubin ou d'autres) cependant il m'a semblé nécessaire de faire un petit billet pour différencier le macho du machiste. C'est mon papounet qui m'avait tenu la jambe avec cette distinction l'année dernière, et comme mon papa est un génie (bien qu'il soit macho au dernier degré) il doit avoir raison.

D'un côté nous avons donc le Macho. Rétrograde non pas par conviction mais par pure fainéantise intellectuelle qui l'empêche de dépasser coutumes d'un âge révolu le macho ne considère pas la femme comme a priori inférieure, il se considère juste comme "pas destiné" à accomplir certaines tâches et "destiné" à en accomplir d'autres.

Archaïsme hérité des loi saliques (elle-mêmes pompées sur les lois romaines, ce qui explique qu'on puisse considérer qu'au 21e siècle il soit complètement dépassé voire ridicule d'être Macho) c'est, pour simplifier, une façon de considérer le mâle comme "propriétaire" (seuls les mâles héritent de la terre) des biens matériels, et par conséquent de considérer la femme comme "ouvrière" dépourvue de pouvoir et confinée à l'exécution des tâches ennuyeuses et répétitives qui se regroupent sous le terme de "gestion du quotidien".

A l'homme donc la noble tâche de gagner sa vie (le pouvoir économique est un pouvoir de propriété puisque nous sommes dans des sociétés marchandes) et celle de la famille, à l'homme encore de combattre pour la protection de sa famille (face à l'étranger quel qu'il soit, protégeant de fait sa propriété) ou de prendre sur lui la lourde charge des décisions (en propriétaire avisé lui seul sait ce qui est bon pour son bien). Accablé par toutes ces obligations harassantes le mâle n'a plus aucune énergie à consacrer aux tâches domestiques, il décide de déléguer une part de son autorité à la femme...

... Qui a donc le bonheur de régner en maître sur la gestion des affaires courantes que sont les tâches ménagères ou l'éducation primaire de la descendance du maître. Pas propriétaire "légale" donc ne disposant pas de l'autorité nécessaire pour la prise de décisions importante, on lui donne un os à ronger en la laissant libre (dans une certaine mesure, il ne faudrait pas dilapider le bien) dans les dépenses alimentaires. Ca ne coûte pas bien cher et ça occupe. Idem pour les enfants : elle peut leur apprendre à marcher, à lire et à écrire mais dès que le petiot devient capable de réflexion c'est papa qui va l'instruire des référents philosophiques à considérer, il ne faudrait pas que la lignée se retrouve corrompue par des penseurs allant à l'encontre de la tradition familiale, ça gâterait la valeur du bien.

Raisonnement vieux comme mes robes (ou celles d'Hérode je ne me souviens plus) qu'il a fallu de nombreux siècles et pas mal de penseurs pour fissurer. Mais changer les habitudes c'est compliqué et le Macho (harassé des contraintes sus-citées) n'a pas le courage de s'y attaquer alors il répète le cours de l'histoire en se disant "je fais comme avant mais après tout on a toujours fait comme ça".

Manuel me dira peut être que ça n'a rien à voir avec le Japon, je n'en ai aucune idée vu que je ne connais ni le japon actuel ni l'ancien, et que je n'ai pas la moindre idée des origines de leurs codes de loi. A ce qu'il décrit la femme japonaise est plus "propriétaire" que les autres, mais reste aussi "ouvrière".

et puis il y a le Machiste. Lui n'est pas paresseux. Il ne se contente pas de reproduire ce qu'ont fait ses ancêtres, il veut s'assurer que rien ne changera jamais, et pour cela il a développé tout un arsenal, juste au cas où ces enragées de féministes viendraient bousculer l'ordre établi qui le met en haut de la pyramide du pouvoir. Lui est supérieur à la femme. Plus intelligent, plus fort, plus sensé, élu des dieux, son rôle est de régner. Elle n'est que le produit d'un os surnuméraire, objet de péché, bouffeuse de pommes, instable à cause de ses hormones, physiquement faible, à peine plus réfléchie qu'un chien, elle n'est bonne qu'à être l'objet du plaisir du mâle, et déjà ça c'est lui faire bien des honneurs... (j'ai voulu mettre "bien l'honorer" mais c'était trop vulgaire, et en plus mensonger dans 95% des cas)

Pour s'assurer la pérennité le Machiste a d'abord pensé à instrumentaliser la Loi. Celle des hommes. En inscrivant son autorité dans le marbre il s'assure qu'on ne pourra pas la remettre en question. Mais les femmes sont perfides et même le marbre s'effrite dans le temps, on a vu des greluches diriger l'Empire dans l'ombre de maris trop faibles pour imposer leur droit.

Alors le Machiste a trouvé la deuxième étape : la loi Divine, la Religion. En présentant la femme comme un cadeau fait à l'homme il lui nie l'essence divine. En la rendant mauvaise et responsable du péché il s'assure qu'elle sera tellement accablée par son sentiment de culpabilité qu'elle ne pensera plus au pouvoir, sachant qu'elle fera forcément le mal. Pour ne pas trop exagérer on présente aussi des femmes "pures" mais une telle pureté est impossible à atteindre donc ce ne sont que des exceptions qui confirment la règle. Ca a tenu un bout de temps, et ça tient encore pas mal dans pas mal d'endroits, mais des crétins ont remis en question les lois divines dans leurs bouquins et ces pétasses de suffragettes ont sauté sur l'occasion, ça a foutu un bordel tel que le Machiste ne sait même plus à quel saint (sein ?) se vouer, on le retrouve donc un peu partout où on parle de retour à l'ordre et d'autorité forte. Il n'y a plus de respect, tout se barre en couille ma pauvre dame...

Heureusement pour le Machiste le cinéma est encore friand de ces héros beaux et musclés qui sauvent le monde en s'encombrant d'une pouffiasse inutile qui ne fait que braire et les foutre dans la merde en essayant (la conne !) de l'aider alors que tout le monde sait que sauver le monde c'est une histoire de mec ! Faut bien rêver...

Manuel Macho ? Je pense que oui, jeune réac' devenu réac' d'âge moyen et se destinant à devenir un vieux réac' il aime bien la stabilité des coutumes, qu'elles soient françaises ou japonaises, qui lui permettent de ne pas vivre dans un univers sans règles. Peut être qu'il a raison, c'est vrai que chez moi la répartition des tâches cause souvent de longues discussions...

Mathieu lui... n'est pas un Machiste... enfin pas complètement, mais quand même... Un Machiste de gauche, agnostique laïcard et collectiviste, mais un Machiste tout de même.

Moi ? pfff, je suis certainement un traître à la cause des mecs, un demi-homme qui accepte un peu trop facilement d'être l'égal des gonzesses, un futur mauvais père qui préfère acheter à ses gosses un tableau magique plutôt qu'un pistolet ou une poupée barbie.

A toute fin utile je précise que j'ai fait ce billet avant de lire celui de Manuel, comme quoi c'est un sujet qui nous occupe...

Le macho et la féministe...

En ce moment, une chaîne contamine la blogosphère et dévoile les secrets machistes inavouables de ses participants bloggeurs.

Je ne pensais pas vraiment revenir sur le sujet, mais une conversation avec mon ami Fabrice, au cours de laquelle il sous-entend que je suis un affreux machiste rétrograde, me motive à le faire.

En fait, je remarque que cette chaîne machiste est fait une espèce de test à la Facebook du genre « Quel type de macho êtes-vous », mais sans les réponses et les fautes d’orthographes.

Au vu de ma difficulté à trouver des exemples concrets de mon supposé machisme, j’en ai déduit que finalement, malgré les apparences, je n’en étais pas un.

Je parle d’apparence, car j’ai un problème, celui de la provocation envers les femmes ayant un penchant féministe. Les bonnes blagues misogynes, les belles allusions machistes comme on n’en entend quasiment plus de nos jours, j’adore ça. Et si elle mord à l’hameçon, alors j’envoie généralement l’artillerie lourde. Le problème, c’est qu’ensuite, j’ai un déficit de sympathie à rattraper, souvent par le biais du conjoint bien emmerdé d’avoir un pote fouteur de merde, mais bon, tant que je me marre…

Le truc c’est qu’en France, en Allemagne (le reste de l’Europe, je ne connais pas), le macho est une vile créature méprisée par la gente féminine et même par la société dans son ensemble. Ce qui est étonnant, c’est que les machos que j’ai connu sont les mecs ayant eu, et de loin, le plus de succès avec les femmes.

Il y a un truc qui m’échappe dans cette équation…

Ben en fait il y a une logique, car si c’est le temps de la mode égalitaire, des hommes qui font la vaisselle, qui donnent le sein et passent l’aspirateur, il reste quand même un grand nombre de nanas qui tombent pour un type sûr de lui, qui en impose.

Car le macho a des côtés qui plaisent, le côté roc sur lequel se reposer, une virilité qui peut faire des ravages et j’en passe probablement…

Tout comme nous autres, hommes, n’avons pas tous les mêmes goûts, ben les femmes non plus, toutes n’aiment pas forcément le romantique sensible.

Fabrice, Mathieu et moi n’aimons pas le même type de femmes, et je ne parle pas de physique, alors pourquoi les femmes n’aimeraient-elles plus les mecs qui n’en-n’ont?

J’ai l’impression que le mec qui se féminise ou se fiottise lentement mais sûrement veut se persuader, et avec lui aussi le reste du monde, que l’homme doit être comme lui et pas autrement. Le macho est donc un pauv’ type, pas sûr de lui ni de sa virilité qui joue aux durs pour se rassurer, je schématise un propos entendu. Elle serait simple la vie si c’était comme ça…

Ben non, et en plus le macho ne met pas systématiquement des torgnoles à sa nana, ne la trompe pas non plus forcément, il fonctionne juste différemment, et beaucoup de nanas y trouvent leur compte…

Autre chose, si je m’amuse tant à provoquer la femme féministe, j’en prends parfois plein la gueule, et bien souvent, je suis très surpris car ma provoc’ n’en était qu’à ses balbutiements et j’étais en fait encore en train de parler vrai.

Je ne pourrais plus vivre avec une femme ne sachant pas cuisiner…

Tentez la celle là, y’a du retour !

Si ma fille me ramène un mec qui ne me revient pas, ça va chauffer et le gus risque de ne plus avoir envie de revoir ma fille…

Effet garanti, un must!

Je ne conçois absolument pas que mon gosse se retrouve à la crèche ou chez la nounou à partir de quelques mois…

Là, j’ai même pas le temps de proposer d’arrêter de bosser moi-même que la mitraillette envoie ses rafales de plomb!

J’en ai d’autres, mais bon, je vais faire un billet dico des conneries qui énervent certaines femmes…

Le plus rigolo dans l’histoire, c’est que ma femme, plutôt autoritaire comme nana, elle aimerait parfois que je sois un peu plus macho, et peine à comprendre comment j’arrive à passer pour tel aussi souvent et aussi facilement…

En tout cas, je continuerai à emmerder la féministe et je à me moquer de cette diabolisation risible du macho.

mardi 17 novembre 2009

Kawaii!!

C’est peut-être la fin de cette saga japonaise à laquelle je joue depuis quelques semaines, et j’ai gardé le meilleur pour la fin, les femmes.

Lors de mon dernier voyage, j’ai redécouvert que Tokyo et Kyoto (pas vraiment été ailleurs...) regorgeaient de femmes splendides, bien évidemment ai-je pensé partager ce plaisir des yeux avec mes amis masculins restés en France. Prendre des femmes en photo dans la rue pouvant être assez mal perçu, je pensais naïvement que ma seule parole suffirait et que nous pourrions discuter de la beauté, de l’allure, des fringues de ces femmes mais c’était sans compter sur des réactions vraiment inattendues…

Je suis quelqu’un de quelque peu impulsif et parfois extrême et bien entendu, je suis revenu avec l’idée qu’elles étaient les plus belles. Un ami m’a répondu préférer les grandes (je soupçonne une petite dose d’humour dans cette réponse) et le second m’a fait remarqué que mon jugement était altéré du fait que j’aimais les asiatiques, ce n’est pas faux, mais je ne suis absolument pas exclusif en beauté féminine.

J’ai donc abandonné le sujet, bien malgré moi, et je le reprends ici; l’avantage du blog c’est que l’on ne vous coupe pas l’herbe sous le pied avec des arguments imbattables.

Bien entendu je ne me permettrais pas d’établir une hiérarchie de la beauté féminine par pays, c’est absurde, et je comprends tout à fait que certains hommes ne soient pas attirés par la beauté asiatique.

En fait il faut garder en mémoire que la société japonaise est une société plus machiste que la nôtre, dans son propre style; les femmes bossent, picolent, sortent, divorcent (moins) mais le rapport homme femme est plus traditionnel que chez nous.

J’espère ne pas m’attirer les foudres des féministes, mais je suppose que ça risque d’être le cas…

Pour ce que j’en ai vu et compris la société japonaise requiert de la femme qu’elle soit belle.

Nous avons tendance à penser que les femmes asiatiques sont naturellement minces, dites le à ma femme, et vous prendrez de volée, que c’est plutôt qu’elles font autrement plus attention que tout ce qu’elle a pu voir des femmes européennes depuis son arrivée en France.

Le résultat de cet équilibre « machiste », c’est que ces femmes dépensent un fric fou en salon de beauté, fringues, coiffure, et que le résultat est visible, et je vous assure qu’il est vraiment bien visible…

Ajoutez à cela une mode vestimentaire très extrême, entendez par là des coupes de cheveux excentriques (ridicules), des combinaisons de couleurs et de formes étonnantes pour les hommes, une conscience de la mode qui me dépasse, moi qui ne me coiffe jamais…

Pour les femmes, c’est le vêtement sexy, tellement sexy qu’il serait indécent de se promener comme ça par chez nous, mais là bas, c’est normal.

Elles font tout pour se mettre physiquement en valeur, au niveau de la démarche, des attitudes, de la voix, de l’apparence tout est fait pour plaire à l’homme japonais.

Et marcher au milieu de cette foule de femmes extraordinairement bien mises en valeur est un plaisir n’importe quel homme (hétérosexuel du moins) saura apprécier.

Je reviens vers ma lectrice féministe qui est atterrée devant un tel déni des qualités intérieures de la gente féminine…

Les japonais et moi avons des goûts différents à plusieurs niveaux, je ne suis pas particulièrement fan des femmes enfants, et je préfère une allure déterminée et élégante qu’une allure « kawai », mignonne, timide, fragile.

J’ai des amies japonaises, et je sais que derrière la façade « pour plaire » se cache souvent un caractère n’ayant rien à envier à nos chefs de maison européennes.

Les femmes sont les maîtres absolues du compte en banque et des finances du foyer, l’homme a droit à de l’argent de poche et bien souvent il tente de cacher un peu de fric pour ses dépenses secrètes.

Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la mère au foyer devenant une mère travailleuse, l’homme participe de plus en plus à l’éducation des enfants.

Cette image de société traditionnelle machiste cache en fait un foyer où les choses ne se passent pas vraiment comme on veut bien le croire, un peu à l’image des sociétés machistes matrimoniales où il ne faut pas faire le con avec la mama… Sauf que leur mama, elle est de plus en plus carriériste.

Je sais qu'une jolie japonaise aurait été plus apprécié qu'un ridicule host...